Que serait le monde sans l’envie et le goût des choses, si plus rien n’avait de parfum ni de sensation, si rien ne nous rendait plus heureux; alors le sens de la vie, sans désir ni saveur, sans beauté ni valeur je ne pense pas que nous pourrions toujours appeler ça la vie.
Pour moi, il est primordial de faire les choses avec volonté, et si vient le jour où nous ne sommes plus sûre de le vouloir, il serait important de se poser au moins deux questions “Est-ce que je doute car j’ai peur de l’échec?” ou “Est-ce que je doute car je n'aime plus?”.
Dans le cas premier, la meilleure réponse serait de persévérer, que cette peur n’est qu’un obstacle sur le chemin fastidieux de la réussite, il est normal d’avoir peur de l’échec quand le but nous tient à cœur, je pense que sans appréhension il n’y a pas d’excellence car la peur nous pousse à aller plus loin, elle nous pousse à nous dépasser, aller plus loin que nous-même, et c’est au moment où nous nous surpassons, où nous avons la sensation de sortir de notre corps, que, la peur, qui était elle-même un obstacle est devenu une réussite, il faut penser que cette peur si vous la surmontez c’est toujours un pas en avant.
Si vous ne trouvez pas cette réponse satisfaisante, que vous ne redoutez pas l’échec au sein de votre activité, c’est que cette activité n’est peut-être plus aussi plaisante qu’elle l’était auparavant, il est vrai que vous avez longtemps lutter pour exceller dans votre domaine, que vous avez longtemps pensé que c’était votre passion voir votre futur, mais il peut arriver que les choses que vous appréciez changent ou même finissent par vous dégoûter, cela serait certainement ce qui découle de nombreuses pressions subites ou peut-être d’un simple changement de cadre de vie, il se peut même qu’il n’y ai pas vraiment de raison, c’est vrai il n’est pas obligatoire de se trouver des raisons à tout...
C’est à ce moment que le deuxième cas se présente et que vous êtes amené à vous demandez “suis-je toujours sûre d’aimer ce que je fais?”, “n’aurais-je pas envie de changer?”. Pour éviter une décision trop hâtive, il faut s’y reprendre à plusieurs fois avant d’être rassuré par la réponse à ces questions, car entre la peur et le rejet il n’y a qu’une étroite frontière. La réponse la plus sensée à cette deuxième question serait de ne pas se forcer à faire quelque chose que l’on n’apprécie plus, se forcer c’est contenir ou accumuler des mauvaises sensations et dans de nombreux cas c’est néfaste, cela n’apporte rien de bon autant dans vos projets que dans votre bien-être.
Il m’arrive souvent de me poser ces deux questions, je ne pense pas y avoir un jour trouvé une réponse claire, nette et définitive, quoi qu’il en soit le choix certain semble impossible et il y aura toujours une part de doute dans ma décision. Car même le fait de se poser ces questions et d’essayer d’y trouver un aboutissement relève aussi d’une peur d’une réponse négative ou de l’incertitude de la passion. Cela ressemble fortement au complexe d’un puits sans fond, il faudrait essayer de ne pas constamment chercher la réponse parfaite car il est connu que la recherche de la perfection vous mène bien plus à une interminable déception qu’à une évolution, simplement s’y laisser tomber, dans ce puits et voir ce qu’il se passe, sans craintes ni questionnement.
N’ayez pas peur d’accomplir vos rêves, aussi fous qu’ils le soient ou que les gens pensent qu’ils le soient. Cette crainte peut être transmise par votre entourage, qui eux ont céder de nombreuses fois à l’intimidation de l’échec et continuent de se terrer dans leur idéaux sans jamais pouvoir réellement y goûter et tant mieux s’ils s’y plaisent, mais vous déconseiller de faire les choses qui vous font rêver serait juste une réaction négative et égoïste, une retransmission de leur propre vie à votre demande de motivation et de support. Ils oublient certainement que vous êtes vous et qu’ils sont eux. Mais ne les blâmez pas.
Ne pensez pas que changer c’est régresser; bien que vous ayez précédemment excellé, le fait de perdre des galons dans une autre activité ne veut pas forcément dire que vous régressez, au contraire vous avez l’envie de découvrir de nouvelle choses à défaut d’avoir le sentiment d’avoir fait le tour de votre domaine et certainement que cette nouvelle destination vous emmènera beaucoup plus loin ayant acquis déjà pas mal de chose dans la précédente, tout se transmet mais aussi tout se recycle. Et les mêmes pessimistes vous diront de ne pas lâcher votre première activité dont vous n’avez plus le goût, que ce serait comme un gâchis, ils seront aussi négatif que dans le premier cas de la peur de la poursuite d’un rêve, alors ils ne voudront pas que vous poursuiviez votre rêve mais ils ne voudront pas non plus que vous vous lanciez dans quelque chose, sommes-nous condamné à faire des choses que l’on n’aime pas? Peut-être qu’eux le font, que cela ne les empêche pas de savourer la vie et qu’ils acceptent leur quotidien. Mais si vous êtes de nature ambitieuse il est important de suivre vos ressenti et de ne pas écouter à toutes les portes; s’entourer de personnes raisonnées et savoir trier les avis est une bonne aide pour prendre ses décisions dans le choix de votre parcours.
Dans tous les cas, vous pouvez, avant ou après toutes les réponses que vous vous apportez à vous-mêmes, vous dire simplement que l’envie est essentielle, car il m’arrive de ne plus avoir d’envie, perdu entre le trop plein d'excitation et le trop peu de motivation, je n’ai plus envie de rien et là je me sens vide, et je me bats en me répétant :
Que se soit pour FONCER ou pour RÊVER, allez-y vous en avez le droit et vous ne le regretterez pas.













