Il faut avoir un front de boeuf pour faire du rodéo.

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Il faut avoir un front de boeuf pour faire du rodéo.
Pour tous ceux qui ont rêvé d’être cow-boys, La Girafe Acousmate a plongé dans l’arène rodéo du Festival Western de St-Tite (Québec). L’enjeu pour les cow-boys (et cow-girls): tenir 8 secondes sur le cheval ou le taureau. Immersion sonore (survoltée) dans l’antre de la bête… depuis les gradins, on n’est pas fou!
Enregistré en septembre 2011
Ecoute au casque recommandée
«Dix jours par an, Saint-Tite passe de 3 800 à 600 000 âmes. La ville enfle, les rues devenues piétonnes se gonflent à pleine capacité. Le plus souvent, il faut laisser la voiture aux abords de la route 153 pour pouvoir s’y aventurer, puisque non seulement les artères sont-elles bondées, mais elles sont aussi bordées de kiosques aux étals tous plus colorés les uns que les autres.» Extrait de ST-TITE - Une histoire tirée par les chevaux.
«Là-bas, ça été dur au début. J’étais le p’tit québécois et même si j’performais, que tout l’monde disait que j’pouvais être dans les quatre premiers, parce que sinon t’as pas d’bourse, j’arrivais cinquième ou sixième. Un jour, j’ai pris un juge à part, pis j’y ai dit que moi, j’faisais ça pour le sport, que j’avais pas choisi où j’étais né.» - Roger Lacasse, grand champion de rodéo, sur ses débuts dans l'Ouest canadien. Extrait de ST-TITE - Une histoire tirée par les chevaux.
La coauteure de ST-TITE - Une histoire tirée par les chevaux, Emilie Villeneuve, croquée sur le vif au milieu de ses nouveaux amis par le photographe Olivier Blouin.
«Prendre place dans les estrades d’un rodéo, c’est chaque fois s’exposer à une expérience intense. C’est se surprendre à prier, peu importe nos croyances, pour que le cowboy tienne huit secondes sur le dos de la bête qui lui a été assignée, qu’un sabot ne lui fasse pas exploser la cage thoracique. C’est aussi admirer la fougue animale dans toute sa violente splendeur, envier la rébellion bestiale, souhaiter en silence que le bronc se cabre, saute et brise toutes les barrières.»
«Y a été un temps où, pour faire baisser la pression, je partais d'ici sur l'heure du midi. Je passais m'acheter un sous-marin et un V8 au dépanneur avant de me rendre à l'écurie. Je partais une demi-heure, faire de la trail. T'es dans le bois avec ton cheval, pis y a rien pour te déranger. Je revenais de là groundé, prêt à partir mon après-midi.» - Louis Boulet, copropriétaire de Boulet inc., le mythique fabriquant des non moins mythiques bottes Boulet.
«Je suis formée en danse sociale. À 13 ans, je suis entrée dans l’école d'Hélène et Roger Picard à Trois-Rivières. J’ai vu une photo d’eux sur le mur, elle dans une grande robe saumon recouverte de brillants, lui dans un beau coat à queue. J’ai su tout de suite que c’est ça que j’voulais faire de ma vie. Pis eux, ils m’ont aidé. Dans les compétitions, qu’on gagne ou pas, je m’en foutais. J’étais juste heureuse d’être sur le plancher de danse.» - Guylaine Bourdages, chorégraphe et professeur de danse country. Extrait de ST-TITE - Une histoire tirée par les chevaux.