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Centre-Ville - Montréal 30-01-2022
grue
Montréal: Un tunnel géant de 3,8 millions $ sur la rue Sainte-Catherine
Des travaux d’envergures d’une durée de quatre ans auront lieux sur la rue Ste-Catherine à Montréal à partir de 2018. Afin de permettre aux commercants de poursuivre leurs activités, un tunnel géant d’une valeur de 3,8 millions de dollar sera installé. L’objectif est de remplacer la canalisation et revamper la rue Ste-Catherine.
Le tunnel gonflable géant sera installé bloc par bloc, tout en…
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Le depanneur des mal-aimes
Dépflies en est à son septième volet avec «Jusqu’au dernier flocon »
Déjanté, camp et tombant parfois dans le surréalisme, ne sont décidément pas des qualificatifs que l’on s’attend à attribuer aux tribulations quotidiennes d’un dépanneur de quartier. Cependant, « Dépflies 7: Jusqu’au dernier flocon », signée Alain Mercieca, la seule série de comédie bilingue de Montréal, réussit son coup en se glissant dans un kitch teinté d’ironie tout en gardant un pied dans l’improvisation.
Saveurs de St-Henri
Sur la scène du théâtre Sainte-Catherine jusqu’au 15 mars, la pièce raconte les hauts et les bas d’un dépanneur de St-Henri dans un style désigné comme punk rock par l’auteur. Les personnages qui foisonnent autour de ce dernier pourraient bien être des caricatures des divers visages du Montréal d’aujourd’hui. Les voix du québécofrancophone, du québécoanglophone, du punk, du nihiliste, du Français et des agents immobiliers, prêts à envahir les petits quartiers de condos préformatés, s’entremêlent dans une cacophonie comique au cœur tendre. Choisissant une thématique pour chacun des épisodes de Dépflies, Alain Merciera table sur la gentrification de quartier comme le principal enjeu de cette pièce.
Dépflies s’arme d’un humour tissé de plaisanteries agréables, d’absurdité et de mots d’esprit. On serait tenté de prendre l’œuvre pour un vaudeville, mais celle-ci laisse toutefois dépasser son jupon quelque peu existentialiste à la Seinfield. Des « Chipaghettis » de St-Henri à la quête spirituelle qui aboutit à l’Igloofest, les situations cocasses sont servies à la pelletée, parfois jusqu’à l’étourdissement du public.
Improvisation et théâtre punk-rock
Le tout aurait très bien pu déraper si ce n’était du talent de la troupe, qui sait exactement quel ton Merciera désirait entretenir pour la pièce. La narratrice (Émanuelle Caron), ou « narrateuse » (parce que ça sonne beaucoup mieux, selon certains personnages de la pièce), nous livre l’histoire de sa voix omnisciente et délicieuse, savourant chacune de ses propres tirades. Élizabeth Fennell, jouant la sœur Marie-Isa, soutient un rythme comique subtil et l’incontournable Lise Vigneault, incarnant Zoé la punk optimiste, nous enchante avec une performance hilarante tout en gardant un naturel désarmant.
Cela va sans dire, les Dépflies savent parfaitement ce qu’ils offrent et l’assument complètement. « On s’améliore à chaque présentation, l’énergie de la troupe et celle du public est toujours la plus haute à la dernière » précise Alain Mercieca. Ils désirent manifestement « tripper » et ça embarque l’audience dans ce plaisir sans prétention.
Où? Théâtre Sainte-Catherine, 264 Rue Sainte-Catherine Est
Quand? Du 6 au 8 et du 13 au 15 mars, 20h
Catherine Dib