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Susn : apnée sociale
Susn peine à respirer. Dans un monde social oppressant, elle monte sur scène, guidée par Thomas Ostermeier d'après le texte de Herbert Achternbusch.
Le festival international de théâtre de la Schaubühne, F.I.N.D., s'achève ce soir. L'occasion de revenir sur "Susn" mise en scène par le directeur du théâtre, Thomas Ostermeier. Montée près de trente ans après la première du texte de Herbert Achternbusch, cette pièce est le récit d'une vie, celle d'une jeune fille en-dehors des conventions sociales munichoises du XXème siècle.
La mise en scène d'Ostermeier est filmique, très moderne. Un écran diffuse en permanence des images sombres qui font écho aux pensées de Susn sans pour autant les pasticher. Dès la première scène, le reflet de la jeune fille qui se confie au prêtre est filmé dans le miroir et projeté sur l'écran. Cela donne l'illusion d'observer un confessionnal, dans un voyeurisme qui ne se dit pas. La jeune fille exulte, avoue sans honte comment elle a voulu tuer celui qui a mis enceinte son amie, pour finalement ne plus arriver à articuler, saisie par l'émotion.
Crédit photo : Andreas Pohlmann, 2013
Brigitte Hobmeier, que l'on peut actuellement voir à l'écran dans Ende der Schonzeit, vieillit avec Susn, et parvient sans peine à interpréter une jeune fille de 17 ans puis une alcoolique de 47 ans. Son souffle se pose au bon moment, dans une interprétation à la fois naturelle et poignante. Edmund Telgenkämper, qui l'accompagne sur scène, ne parle presque pas. Accessoire plus que comédien, il la met en valeur. On retrouve Susn dans les toilettes de l'église dans laquelle elle se confessait trente ans plus tôt, complètement soûle. Une déchéance sociale sans pathos.
Laurène Perrussel-Morin
Susn (Thomas Ostermeier) Schaubühne F.I.N.D.
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Dear future me, dear past me. (Dear Susn?)
Dear future me, find something to do with your life that makes you happy, try not to stress about money. Be creative and have fun.
Dear past me, it gets better. I promise. Hang in there, and don't blame yourself, it's not your fault.
Dear Susn, I love both your tumblr and your twitter (why did I not follow you on twitter anymore?). Stay Golden