Hier soir, j’ai écouté les paroles de Valérie Pécresse sur l’augmentation de la T.V.A.
Les propos de la ministre du Budget (et porte-parole du gouvernement) des notes une méconnaissance du secteur du livre. Interrogé sur l’augmentation de la T.V.A. réduite sur le livre (5.5% à 7%), je m’interroge sur ces facultés de projection.
Pour Madame Pécresse, l’avenir du livre, c’est le numérique. C’est pourquoi, le gouvernement est en train d’obtenir une TVA réduite sur les livres numériques. Dans une période économique difficile, je me demande s’il est bien utile de faire des économies de T.V.A. sur un système économique qui a du mal à se développer. Certes, le livre numérique va se développer à l’avenir mais économiquement, tous les éditeurs et les auteurs vous le diront, le livre numérique ne se développement pas. Les clients se font rares. Si Madame Pécresse compte sur le livre numérique pour compenser les pertes de la vente des livres en papier… Elle se fout le doigt dans l’œil. Elle peut déjà avoir des inquiétudes sur les lignes crédits de ce poste de recette.
Mais… L’annonce la plus intéressante, c’est celle sur le report de deux mois du délai d’application de l’augmentation de T.V.A.
Madame la ministre annonce : «Sur les libraires, nous avons pris une décision…. Ils auront deux mois pour étaler l’arrivée de la T.V.A. et pouvoir écouler leurs stocks ! ».
Voilà une grande leçon de librairie que vient de nous donner le ministre du Budget. C’est bien connu, le fond de magasin d’un libraire est renouvelle tous les deux mois… le principe de retour n’a d’ailleurs pas lieu d’exister. L’obligation d’indiquer le prix que la couverture du livre (loi Lang) a disparu.
On a beau être porte parole, il y a des moments où il vaut mieux se taire.