Can Gabon 2017 RDC vs CIV le score 2-2 🙏🏾🇨🇩🇮🇪
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Can Gabon 2017 RDC vs CIV le score 2-2 🙏🏾🇨🇩🇮🇪
Dimanche 8 févier 2015, ou un des moments les plus forts de cette année en Côte d'Ivoire.
Finale de la CAN 2015 entre les Éléphants de Côte d'Ivoire, dont personne n'avait prédit un tel parcours, et les Black Stars Ghanéens et leur 4 étoiles. Après un match pas franchement passionnant, les deux équipes se retrouvent aux tirs aux buts pour réécrire l'histoire de 1992. Pour vivre ce moment, nous avons opté, non pas choisi, pour un lieu assez sécurisé, car des sources d'informations nous ont fortement déconseillé certains lieux, certes plus populaires, donc plus animés, en raison du risque de débordements en cas de défaite. Il y a hélas peu d'ivoiriens, mais une chose est sûre, nous sommes tous derrière la team 225.
Vient le moment des TAB. En quelques secondes, les visages se ferment, les gens se rassoient, certains quittent la place : les ivoiriens viennent de manquer leur deux premières tentatives. Si le Ghanéen rentre sa prochaine frappe, la Côte d'Ivoire perdra une troisième finale de la CAN aux tirs aux but. Silence dans l'assemblée.. Non, la Côte d'Ivoire n'abdique pas. Barry Copa, gardien remplaçant sort un arrêt magnifique pour relancer les siens. Premiers pas héroïque du gardien, qui ne sera pas le dernier. Quelques minutes plus tard, les ivoiriens reviennent à égalité dans cette séance, qui sera en fait interminable. A la fin des 5 tirs réglementaires, 3 partout : mort subite. Chaque joueur, qu'il soit ghanéen ou ivoirien transforme sa tentative. Le premier qui rate offre la coupe aux adversaires. A chaque tir, le cœur s'accélère. Les 10 joueurs ont tiré, place aux gardiens. Barry Copa dans sa cage face à son homologue : deuxième pas héroïque, il dévie le ballon en dehors des filets. Les éléphants ont leur sort entre les mains. Ironie du sort, c'est à M Copa de tirer. Il prend son élan, s'arrête, regarde droit devant lui. Tout le public est silencieux, retient sous souffle. Le moment est grand. Avant même qu'il ne s'élance, quelques supporters devant l'écran exultent, ils suivent le match à la radio qui a quelques secondes d'avance. Nous comprenons que c'est bon, mais nous attendons tous l'image, la preuve. En effet, la frappe est sublime et le ballon vient faire trembler une dernière fois les filets, troisième pas héroïque, le dernier vers la consécration. La Côte d'Ivoire est championne d'Afrique après 23 ans de quête et plusieurs désillusions. A partir de là, et pendant presque 24h, Abidjan a perdu la raison et a laissé sa joie exploser. Klaxons, cris, chants ont rythmé la ville, jusqu'à l'arrivée des Héros le lendemain.
Lundi 9 Février.Les joueurs sont attendus au stade FHB. Pour y arriver, ils doivent emprunter le boulevard VGE. De 10h du matin, heure initialement annoncée, à 16h, heure de passage, la foule s'amasse de part et d'autres du boulevard. Nous nous plaçons sous l'échangeur de Marcory. Les scènes sont irréelles : c'est un défilé continue, sans la moindre interruption, qui se déroule sous nos yeux. Motos, scooters, camions, voitures, piétons circulent à pleine vitesse en klaxonnant. le tout se croise dans une harmonie impensable, une sorte de ballet qui paraît huilé à la perfection, comme si une main invisible s'arrangeait pour éviter avec précaution toute collision. Pour la première fois de ma vie, (la dernière ? ), je crois en une force supérieure .Nous sommes témoins de choses insensées . les gens debouts sur les voitures, sur les pieds ou sur les mains, des motos sur une roue (avant ou arrière), des gens qui s'accrochent aux bus, aux voitures. Certains semblent oublier la notion de vie, comme si cette victoire était la consécration.suprême et que l'après ne valait même pas la peine d'être vécu. En deux heures de temps passé ici, je ne me suis pas ennuyé une minute.
Vers 16h, la circulation est limitée, les premiers fourgons blindés passent en trombe avec leur sirènes assourdissantes, on sent que quelque chose se passe. Peut de temps après, nous voyons Yaya Touré, Capitaine, aux côtés de ADO, et de la Coupe. Le public est hystérique, heureux. Des dizaines de voitures blindées, 4*4, mais aussi des scooters et motos suivent le cortège. Peu de temps après, le bus des joueurs passe à son tour, toujours dans l'euphorie générale.
Tout ce beau monde arrive dans un stade FHB plein à craquer depuis le matin.
Les Ivoiriens sont heureux, unis et fiers de leur équipe, qui n'a rien lâché et qui a ramené la Coupe au pays. Après le nouveau pont ouvert 2 mois plus tôt, voici encore un beau cadeau et un bon moyen d'enterrer un peu plus le passé douloureux qu'a enduré le peuple.