Les intelligences artificielles, avenir ou fin de l’humanité
Depuis plusieurs années, l’évolution numérique ne cesse de se développer apportant matériels et aides aux Hommes dans divers secteurs, qu’ils soient professionnels ou personnels. Actuellement, l’Homme vit dans un monde où le numérique a entièrement pris place mais il continue ses recherches dans l’objectif d’apporter davantage à l’humanité avec des machines qui sont de plus en plus aptes à effectuer des actions humaines.
Quel avenir pour les intelligences artificielles ? Quelle place des Hommes dans cette évolution ?
Récemment, l’auteur Victor Dixen, qui s’est démarqué par sa saga Phobos, a sorti un nouveau roman d’anticipation, intitulé Cogito, dans lequel il imagine un monde futur où les Hommes cohabiteraient pleinement avec les intelligences artificielles qui ont pris une place majeure dans la société.
Un roman qui donne plusieurs approches de l’intelligence artificielle en la montrant tantôt bénéfique à l’humanité, tantôt néfaste pour celle-ci.
Si l’intelligence sait se montrer avantageuse pour les Hommes, on y découvre également un côté sombre à son développement qui s’est déjà fait ressentir dans la société actuelle. En effet, la création de machines a pour principale objectif d’apporter son aide à la société en effectuant diverses tâches autrefois réalisées par l’énergie humaine. Un des principaux point qui est rapidement mis en avant dans le roman, c’est bien le manque d’emplois qui accroît le taux du chômage. Les robots ayant pris petit à petit la place des humains pour des raisons de performances ont obligé certains de ces derniers à les servir, inversant ainsi les rôles.
Les intelligences artificielles sont-elles dignes de confiance ?
« Les robots, si perfectionnés soient-ils, se réduisent à la somme de leurs parties. Mais les êtres humains, eux, sont davantage que l'assemblage de leurs organes. Ils ont la pensée, qui elle est parfaitement indivisible ! » Cogito, Victor Dixen, 2019
Les chercheurs recherchent une ressemblance aux Hommes permettant aux intelligences artificielles de réagir, voir penser comme on le ferait dans certaines situations. Mais le problème que posent les IA est bien cette faculté de réfléchir.
On peut essayer de créer un automate aussi perfectionné et similaire à l’Homme dans son apparence, sa manière de bouger ou encore de parler, il lui manquera la possibilité de penser sur un instant donné, de prendre une décision adéquate à une situation imprévue.
Cette complication présente un réel danger qui a déjà montré des conséquences pouvant causer des accidents majeurs, voir mortels pour un humain. En effet, en 2018 dans l’Etat américain de l’Arizona, une voiture autonome de la filiale Uber, encore à l’état de test, a causé un accident mortel entrainant le décès d’une femme suite à un dysfonctionnement du système qui aurait pu empêcher la collision entre le véhicule et la femme. (”Voiture autonome : une agence américaine étrille Uber pour l’accident mortel de 2018″, LesEchos)
D’une manière plus relative, l’imagination de l’Homme a envisagé de nombreuses possibilités de futur avec la présence d’intelligences artificielles, notamment dans les films qui donne une image positive comme négative des IA.
Le Marvel Cinematic Universe donne son approche de deux manières différentes que l’on peut remarquer à travers le personnage de J.A.R.V.I.S., l’assistant vocal de Tony Stark (Robert Downey Junior), ou encore dans Avengers 2 : L’ère d’Ultron réalisé par Joss Whedon dans lequel on retrouve une intelligence artificielle destructrice qui s’émancipe de la volonté de son créateur.
L’idée que les IA peuvent s’émanciper de l’Homme et prendre leurs propres décisions peut sembler extrême. Et pourtant c’est bien une solution envisageable en vue des recherches voulant apporter davantage d’améliorations aux machines.
Outre les films Marvel, on peut noter d’autres références cinématographiques qui ont abordé le sujet comme Transcendance de Wally Pfister, sortit en 2014, dans lequel l’intrigue s’intéresse à la possibilité de sauvegarder une partie de l’être humain pour continuer de le faire vivre après sa mort. Ou encore, le film Tau de Federico D’Alessandro, sortit en 2018 qui montre une nouvelle fois, la volonté d’une intelligence artificielle à se détacher de sa fonction principale et donc de la volonté de son créateur en voulant penser et agir de son propre chef.
Quoiqu’il advienne, l’humanité doit se préparer à trouver sa place dans un futur qui accueillera sans aucun doute les intelligences artificielles qui commencent déjà à s’imposer.
Johanna Bocquillon, L2-Droit