Seule pour la première fois.
Quand j’ai su que les plans que j’avais pour la fin de semaine étaient annulés, j’avais deux choix : me morfondre sur mon sort ou prendre mon courage à deux mains et partir à l’aventure, seule. Évidemment, mon premier réflexe a été de m’apitoyer sur mon sort. C’est toujours la première chose que je fais. Heureusement pour moi, ça n’a pas duré. K. m’a tout de suite proposé de partir en excursion voir les Blue Mountains. Pourquoi je n’y avais pas pensé par moi-même? Aucune idée, mais ça été deux jours incroyables.
Partir seule, à l’aventure, est nouveau pour moi. Je suis habituée d’être entourée de gens constamment. Souvent, je me fie à quelqu'un pour prendre des décisions parce que je suis souvent trop lâche pour le faire moi-même. Quand j’ai cliqué sur le bouton Réservez, j’étais fière de moi. J’avais fait le premier pas vers une aventure (de deux jours, oui je sais, c’est pas l’aventure d’une vie) qui allait définir ma capacité à vivre avec moi-même sans dépendre de personne. Je dois avouer que depuis mon arrivée en Australie, ma personnalité a un peu changé. Je suis plus indépendante et sauvage que je ne le pensais. Je vais moins vers les gens, je souris moins. Peut-être que c’est ma façon de me faire une coquille, de préserver mon intimité. Ou peut-être que j’ai simplement vieilli et j’ai compris que je n’ai pas besoin d’être amie avec TOUTES les personnes que je rencontre.
Mon excursion aux Blue Mountains était vraiment enrichissante et spectaculaire. Enrichissante parce que j’ai appris des choses sur mes capacités. Spectaculaire parce que la vue était tout simplement incroyable. Le nom n’a pas été donné au hasard. À l’horizon, le bleu du ciel semble se déteindre sur les montagnes. Ce bleu si mystérieux change de teinte au courant de la journée dépendamment de la position du soleil. En toucas, c’est mon avis. Lorsque j’ai aperçu les montagnes pour la première fois, je suis restée bouche bée. Cette immensité. Comment la décrire? C’est un peu comme quand on regarde l’océan. On y voit que l’infini. Cet infini qui nous fait peur, mais qui nous attire étrangement. C’est la même chose avec les montagnes. Le secret qui s’y cache nous hypnotise. Et si on l’observe trop longtemps, on a l’impression d’y être avalé. J’ai cherché à percer le mystère de ces montagnes. J’ai écouté. Et j’ai compris que le mystère réside dans ce que chaque personne y recherche.
Le weekend prochain, direction Manly pour une virée entre filles. Peut-être que je vais aussi trouvé ce que je recherche dans une bonne pinte de bière. Qui sait? Haha!