Yesterday’s #podcast recording session. #thebadbatchmovie #mutemovie #dunkirkmovie (at Winnipeg, Manitoba)
seen from United States
seen from United States

seen from South Korea

seen from Germany

seen from United States

seen from Germany

seen from Vietnam

seen from Russia

seen from Maldives

seen from Germany
seen from Yemen

seen from Brazil

seen from United States

seen from United States

seen from Netherlands

seen from South Africa
seen from China
seen from Norway
seen from Sweden

seen from Venezuela
Yesterday’s #podcast recording session. #thebadbatchmovie #mutemovie #dunkirkmovie (at Winnipeg, Manitoba)
THE BAD BATCH (2017) Plus qu’un OVNI, THE BAD BATCH est un film unique en son genre: non pas par son propos, non pas par sa thématique mais bel et bien par son traitement, que l’on pourrait qualifier de “décalé”, sans vraiment l’être. Ce second long-métrage de la réalisatrice iranienne Ana Lily Amirpour, aux rares dialogues mais à l’immersion incroyable, aurait pu facilement être catalogué “arty”, de par sa production VICE et de par son cast hors-zone de confort: pourtant, THE BAD BATCH fait preuve d’une maîtrise et d’un talent si particuliers qu’il en devient difficilement critiquable. Les quelques résumés de la presse cinéma, qu’elle vienne d’internet ou d’autres médias, ne font qu’effleurer la vraie teneur de ce qu’on doit catégoriser pour définir, chose explicitement impossible avec ce film. Ne cédant JAMAIS à la facilité de ce qu’on pourrait attendre, balayant ce qui aurait pu être ridicule à l’écran pour le sublimer voire l’iconiser, THE BAD BATCH est, encore une fois, unique: que ce soit la performance mutique mais incroyable de Jim Carrey, ou la surprenante et artistique de Jason Momoa (sans oublier celle enfumée de Keanu Reeves), on reste spectateur de cette histoire dont le désert brûlant est l’un des personnages-clé. Relent de Burning Man désabusé, à l’image de ce trip hallucinogène que vivra l’héroïne superbement interprétée par Suki Waterhouse (à surveiller), THE BAD BATCH est une petite perle du cinéma qui aurait pu s’axer sur ce qu’avait fait Quentin Dupieux avec RUBBER (2010), sans l’humour expérimental, ou encore Robert Rodriguez avec ses fresques telles que sa saga DESPERADO (1993, 1995 et 2003) en termes d’ambiances. Road-trip sans route, tout en lourdeur (à l’image de cette contrée désertique aussi tordue qu’impitoyable), ne passez pas à côté de ce film inattendu, au parti pris osé et à la volonté sincère. WHAT IS THIS PLACE? /20