THE BFG (2016)
L’immense Steven Spielberg, réalisateur légendaire d’une filmographie qui n’est plus à citer, choisit donc le conte: convenu mais très beau, travaillé sur l’empathie et l’émotion, THE BFG parvient à nous atteindre. Disposant d’une technique de SFX avancée, on ne peut que s’incliner devant la qualité de la post-production des effets visuels: un photoréalisme quasi-parfait qui éclate la gêne visuelle du fameux écran vert. Détail plus qu’important, car le film étant basé sur les dialogues entre le géant et la jeune héroïne, il fallait que le résultat à l’écran soit réaliste et probant à l’image, et non pourvu d’un rendu “synthétique”. La crédibilité des interactions entre les deux protagonistes se devait d’être parfaite. Pari tenu par Spielberg, qui nous offre une narration fluide et maîtrisée de son conte, à la fois sérieuse (les géants primitifs) et totalement what-the-fuck (les chiens de la Reine d’Angleterre qui se déplacent en lâchants des pets colorés), mais si bien dosée que tout passe à merveille dans le cerveau du spectateur: THE BFG est un bon film, un beau film. Sans crier au génie innovant, l’oeuvre innocente de Spielberg est un travail d’artisanat colossal (souvenez-vous du génial TINTIN en 2011) faite par un vétéran du grand cinéma: c’est déjà pas mal! Accessible à tous, THE BFG n’a pas à être décortiqué plus que ça tant il se suffit à lui-même: pas arrogant pour un sou, de fortes interprétations, d’excellent personnages, un humour détendu, et SA MUSIQUE! Pardon, mais là, parlons-en, parce que c’est la littérale résurrection d’un John Williams en perdition totale depuis l’OST de THE FORCE AWAKENS (2015), qui accouche d’un score MA-GNI-FIQUE, sublimant ainsi son historique collaboration avec le réalisateur depuis 42 ans (période de JAWS - 1975) avec brio. Non, sincèrement, les musiques de THE BFG sont à tomber. Grandioses. Si vous aimez les bonnes histoires, une grosse production axée sur la narration et l’image et que vous gardez une part de vôtre âme d’enfant en vous, THE BFG est là pour ça, et se bonifiera très certainement avec le temps. Film à voir!
JOHN WILLIAMS /20