HORS-SÉRIE #25 - THE FLASH S04 (2018) Rien ne semble stopper DC, et ce n’est pas cette quatrième saison de THE FLASH qui déroge à la règle: après trois tv-shows épatants, la licence se renouvelle encore. Et quelle agréable surprise de voir que cette fois-ci, l’antagoniste principal de Barry Allen/The Flash n’est pas un speedster! En effet, après avoir lutté contre le manipulateur Reverse-Flash, le maléfique et sombre Zoom, et le vengeur blindé Savitar, THE FLASH introduit un machiavélique ennemi, à l’intelligence dépassant l’imaginaire: un procédé judicieux, qui établit avec un très bon équilibre les “paliers” d’évolution de notre super-héros électrique. Barry Allen a découvert ses pouvoirs, appris des leçons indispensables à ses conditions de speedster, lutté contre le futur, et maintenant il va devoir affronter un tout autre type de menace, loin du simple bad guy plus fort/plus rapide/plus mature. Et on apprécie ce revirement de concept, vraiment, DeVoe s’avérant être un méchant tenace avec de véritables motivations relatives aux thématiques de l’univers DC -et de Flash, of course-. Cette saison 4 rime avec matière grise, et détient comme les précédentes son lot d’éléments géniaux: la reprise de l’histoire reprend quelques temps après le final dramatique et inéluctable de la saison 3, qui nous prouve avec le premier épisode les moyens monstrueux de DC en termes de grand spectacle. THE FLASH sait y faire lorsqu’il faut nous projeter dans une dynamique d’action, et comme depuis ses débuts, les effets spéciaux sont au top, notamment avec plusieurs séquences mémorables mettant en scène d’hallucinants exploits superhéroïques: bien évidemment, le scénario n’est pas en reste, avec un fil narratif bien dosé, des nouveaux pouvoirs, des méta-humains inédits, et ce côté enquête policière qui perdure avec classe. Allez, on va aborder rapidement les “points négatifs” de cette saison 4: un épisode un peu étrange est à relever, où le girl power/féminisme est mis en avant -on n’a rien contre, la badass WONDER WOMAN (2017) ayant fait ses preuves sur grand écran- avec une maladresse gênante, stigmatisant de manière ridicule le sexe féminin, et de ce fait loupant son propos d’égalité homme-femme, car trop caricatural et poussif pour en être honnête... dommage. Un autre épisode donnera du mal à celles et ceux qui n’ont pas suivi SUPERGIRL (2015-20??) et ARROW (2012-20??): troisième partie du tryptique CRISIS ON EARTH-X, il nécessite le visionnage logique de ses deux premiers chapitres, l’un chez l’archer, l’autre chez la sœur de Superman. Et oui, pour information, les parutions des épisodes séries télé du DCU sont diffusées CHRONOLOGIQUEMENT aux U.S.A., et pas chez nous... du coup, une bonne partie du scénario de la saison 4 de THE FLASH passe à la trappe, perdant le néophyte dans cette dimension parallèle où règne un uchronique quatrième Reich. Excepté ces écarts, les 21 autres parties du tv-show 2018 THE FLASH demeurent très intéressantes pour qui a pris goût aux aventures de Barry Allen -c’est-à-dire quiconque aura goûté à la saison 1-: on y découvrira avec amusement cinéphile et pertinence scénaristique l’ami Danny Trejo, jouant l’inédit protagoniste Breacher, un des personnages en “arrière-plan” de la trame principale. THE FLASH S04 permet aussi à ses acteurs et actrices phares d’aller encore plus loin dans leur jeu, d’agrandir leur talents face à la caméra: Tom Cavanagh, par exemple, se donne au maximum dans les multiples versions de Harrison Wells -un régal-, tout comme les autres individus “standards” qui auront pléthore d’occasions de nous surprendre. Mais c’est sans conteste Flash lui-même qui nous fait vibrer, et l’épisode 15 est sûrement un des meilleurs de la franchise, toute saisons confondues -vous verrez que j’ai raison en le visionnant-, nanti d’une intensité rare et d’une réalisation magnifique. On valide pour la quatrième fois THE FLASH, et ce sans plus spoiler, pour ne pas gâcher votre plaisir: le twist de fin nous pousse à attendre 2019 pour la cinquième saison que l’on espère au moins aussi exceptionnelle que cet ensemble de 92 épisodes (!), qui redonnent confiance en DC: d’ici là, on peut se rattraper avec ARROW, SUPERGIRL, et LEGENDS OF TOMORROW (2016-20??) pour se mettre au “diapason” -clin d’oeil inévitable-. Que la Speed Force soit avec vous! RUN, BARRY, RUN! /20
















