Absurdement vivante
Allongée à l’arrière de la voiture, je regarde la couleur verte des vallées défiler sur le ciel orangé.
La musique fait vagabonder mon esprit de rayon en rayon - je suis en vie.
Les filles discutent à l’avant. A cet instant, la tranquillité de la vie simplifie les pensées de mon cerveau à la pleine conscience d’être en vie.
Se sentir vivant n’est pas tant dû à l’intensité en tant que don extérieur, don qui nous offrant une intensité drôlement passive. Mais davantage, je dirais que ce sentiment est dû à la capacité d’attraper le temps lorsqu’il file aussi vote que la couleur verte sur le ciel rosé.
C’est prendre conscience de sa place dans le monde à la fin du ciel, dans la souffrance ou la joie, l’excitation ou la rage. Et de là, notre personnage devient vivant. Et de là, se créer l’intensité frissonnant du ventre au bout des doigts, apparaissant aussi vote que filent la couleur orange des spots du tunnel.
Je pense qu’être vivant c’est créer l’intensité comme on créé du temps. Tout seul, ou à plusieurs.












