Rarement jeu aura été aussi sérieux et pour tous deux la vie n'est séparée de la mort que par l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. Dagerman aimait voir en même temps l'avers et l'envers des choses. Une telle transparence donne du relief : jamais la vie n'a plus de prix que lorsqu'elle est vue en filigrane de la mort.
Philippe Bouquet sur Stig Dagerman, mars 1972, Les Lettres nouvelles, p. 147 et suiv.







