La conférence sur Saint-Just à Laon et la manif pour la 6e République à Paris
Samedi dernier je suis allée à Laon voir l'expo des manuscrits de Saint-Just et écouter Bernard Vinot. Hier je suis allée à la manif pour la 6e république à Paris. Je dois me concentrer sur mon mémoire pour l'instant, alors je ne vais en donner qu'un tout petit compte-rendu. Si quelqu'un a des questions, je tâcherai d'y répondre de mon mieux.
Un mot d'abord sur la conférence. Vinot - dont je n'ai pas lu la biographie de Saint-Just, donc je juge d'après sa conférence - me semble plutôt attaché à la notion de la révolution bourgeoise que je trouve dépassée. J'avais comme l'impression que son propos ne tenait pas du tout en compte certains travaux qui sont incontournables selon moi pour comprendre la conception politique, économique et sociale de Saint-Just ou de tout autre montagnard. Ce qui ne veut pas dire que tout ce qu'il avait à dire n'était pas juste, loin de là, je pense effectivement qu'il connait mieux que personne la vie de Saint-Just d'avant la Convention et ses commentaires sur les documents de cette période étaient tous très intéressants. De toute façon, c'était génial de pouvoir voir les manuscrits, même si je n'ai malheureusement pas pu prendre des photos, faute d'appareil photo. La ville de Laon est aussi très belle, du moins en ce qui concerne le plateau (beaucoup moins pour la partie où se trouvent les Archives).
Quant à la manif, comme d'habitude avec ce genre de choses, il y avait bien plus de 30.000 manifestants, quoi qu'en dise les médias. J'ai marché avec une pancarte que j'ai fait moi-même, avec l'article 25 de la Déclaration des droits de 1789 sur un côté et l'article 28 sur l'autre. Il y avait des gens habillés en sans-culottes directement devant moi et le groupe avec lequel je marchais et l'un d'entre eux avait un drapeau français énorme qui se distinguait par le profil de Robespierre qui se trouvait sur la partie blanche. Après il y avait quelqu'un qui s'était monté sur la statue place de la Nation et qui agitait ce même drapeau. C'était génial. Je ne peux pas dire que j'étais d'accord avec tous les mots d'ordre, pourtant. On répétait un slogan en faveur de la "république universelle" par exemple, qui me rappelait Anarcharsis Cloots et la guerre de conquête plutôt que la fraternité entre les peuples (même si ce n'était sûrement pas l'intention). Mais j'étais contente d'être là. Après tout, la seule chose à laquelle je m'intéresse plus que la 1ère République c'est (potentiellement) la 6e.













