Prime examples of some true Philly handstyles. From the first generation of wall writers to current hitters. 3 generations of Philly graff displayed here formed over the course of 6 decades.
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Prime examples of some true Philly handstyles. From the first generation of wall writers to current hitters. 3 generations of Philly graff displayed here formed over the course of 6 decades.
Screening in Denver this Saturday night! Click here for more info.
Sao Paulo mayor declares war on wall writers
Sao Paulo mayor declares war on wall writers
News Hour:
It took Brazilian artist Iaco one minute to whip out a can of spray paint and write “doria” seven times across a gray wall in Sao Paulo.
It took four minutes for a police officer to arrive, gun drawn, handcuff Iaco and haul him to the nearest precinct – a swift response to a high-profile provocation in Mayor João Doria’s war on graffiti.
This was not just any wall, reports Reuters.
We…
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A la recherche des véritables origines du graffiti (8 pages)
En compagnie du réalisateur du documentaire Wall Writers.
A peine posés, les graffitis sont condamnés à être recouverts ou effacés. Cet éphémère est une part intégrante du mouvement et c’est pourquoi le documenter est vital. Roger Gastman est un historien et le gardien de ce patrimoine souvent décrié ou à jamais disparu. Sans lui, des pans entiers de cette culture ne seraient sans doute plus que des anecdotes partagées par une poignée d’artistes anonymes et de passionnés. Son rôle est considérable. À travers ses multiples projets, il a rendu ses lettres de noblesse et son authentique à ceux qui ont fait la rue. Après des ouvrages et films de références, il s’est lancé dans une nouvelle quête : revenir aux véritables origines du graffiti, “1967“, une année clé ou les balbutiements innocents de ce qui allait devenir l’art le plus influent de ce siècle. La sortie événement de ce documentaire titré “Wall Writers“ était l’excuse parfaite pour discuter avec lui de sa vie et de ce qui l’a poussé à faire tout ce qu’il a fait pour le graffiti. Une rencontre passionnante avec un très grand monsieur.
Du punk au graffiti, il n’y a eu qu’un pas pour toi. Ce choix semble avoir conditionné toute ta vie…
Le punk et moi, ça remonte à il y a longtemps. À l’âge de 13 ans, toutes mes connaissances issues du monde punk et hardcore se sont tournées vers le graffiti et avaient leur propre « tag ». Je n’avais aucune idée de quoi ils parlaient, de ce qu’était un « tag » mais j’ai vite appris. À cause d’eux, j’ai longtemps cru que le graffiti était forcement lié au punk et au hardcore. Puis je me suis mis à voyager et j’ai compris que le graffiti était une culture en soi. J’avoue qu’aujourd’hui, j’écoute toujours la même musique qu’à l’époque où j’étais cet adolescent naïf.
Qu’as-tu trouvé dans cette contre-culture ? Le truc fort qui t’a accroché comme du crack ?
Je prends beaucoup de plaisir à découvrir les sous-cultures et à trouver les images qui aident à raconter ces histoires. Ce qui me rend accro c’est le fait que le sujet est inépuisable et qu’il faut aller chercher les informations. Ça va d’un post sur Facebook à un marché aux puces ou encore un ami d’un ami. C’est cette chasse qui me plait. Et la récompense est la collection qui en découle ainsi que les moments inoubliables survenus au cour de cette phase de recherche. Mais il faut aussi savoir s’arrêter.
Tu as vécu ta jeunesse la nuit dans des endroits louches. La rue est-elle une bonne école de la vie ?
Les rues, ruelles et lignes de trains sont des endroits propices à l’apprentissage de la vie. Mais il faut également savoir que j’avais la chance de rentrer dans un foyer où je me sentais en sécurité après ces escapades. Cela m’a certainement aidé à profiter des deux aspects de la vie.
DIY, bordéliques et foutrement marrants, ton magazine « While You Were Sleeping » (1997) et ton film « Bedtime Stories » (1998) ont posé de sacrées bases. Replonge-nous dans cette période.
J’adore faire la fête et des conneries. Mes amis aussi. On a juste eu l’opportunité de documenter tout ça sans nous attirer des ennuis. « While you were Sleeping » raconte mes années universitaires. J’y ai appris à vendre de la publicité, créer des évènements, la direction créative et autres. Et quand je me plantais, je n’avais qu’à m’en prendre à moi-même – un peu comme aujourd’hui. Là aussi, ce qui m’a le plus plu est la phase de recherche et les évènements qui se sont produits tout au long de ce processus. Le résultat final était aussi la récompense mais c’était souvent moins fun. Booker Gary Colemann pour quelques jours était une expérience inoubliable.
À quel moment as-tu compris que documenter sérieusement ce courant était essentiel ? Le déclic ?
Il n’y a jamais eu ce déclic où je me suis dit : « Il faut que je me mette à documenter tout ça ». À l’époque où j’écoutais du punk et du hardcore, je ne m’intéressais qu’aux groupes pionniers du mouvement. Lorsque je me suis intéressé au graffiti, je voulais en savoir plus sur les prédécesseurs du mouvement dans ma ville et j’ai commencé à poser des questions. À partir des infos recueillies, j’ai écrit un article sur la genèse du graffiti dans la ville de Washington DC puis j’en ai fait un livre et une expo en galerie : Free Agents. C’est ainsi que tout a commencé.
“Exit Through the Gift Shop“ (2008) était une critique virulente du Street Art moderne. Comment as-tu personnellement vécu ce glissement et cette perte de sens ?
De nos jours, on a tendance à qualifier toute forme de gribouillis sur un mur de « Street Art ». Or le graffiti et le Street Art sont deux choses complètement différentes. On les retrouve aux mêmes endroits mais c’est bien leur seul point commun. Le terme « Street Art » a été horriblement dilué au point d’appeler n’importe quel trait sur un mur de l’art. C’est pathétique.
Quelle était ton ambition avec “The History of American Graffiti“ (2011) ? Redonner à ce courant authentique la place qu’il mérite dans l’art ?
Graffiti et Street Art sont devenus des mots à la mode. La plupart des gens ne connaissent même pas l’histoire de leur ville et n’y trouvent aucun intérêt. Nous voulions capturer ces histoires et archiver les images de cette époque avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons recueilli tellement d’informations que nous aurions pu faire un livre entier sur chaque ville respective. J’espère que notre recueil inspirera les gens à créer leur propre projet et à creuser plus loin pour en savoir plus. Le but de ce livre n’était pas de donner de l’authenticité à la scène, elle n’a pas besoin de ça. On l’a fait parce qu’il fallait que ce soit fait.
Le film “Wall Writers“ va plus loin en revenant aux vraies origines du graffiti. Pourquoi est-ce la suite logique de ta quête ?
Pour en arriver là, il faut bien connaître son passé. Afin de réellement pouvoir respecter cette culture et en faire partie, je trouve que ce sont des informations essentielles que quelqu’un se devait d’aller chercher. Et il se trouve que ce « quelqu’un », c’est mes amis et moi.
En quoi la période de 1967 à 1972 est-elle si importante ?
Le graffiti tel que nous le connaissons aujourd’hui a débuté à Philadelphia et New York en 1967. En 1973, ces villes avaient déjà connu quelques générations de tagueurs et le mouvement graffiti dans le métro new-yorkais était en plein essor. Pour moi, ces années représentent un moment clé du développement de ce mouvement, tout était encore très pur. C’était avant que les médias se jettent dessus, avant de se retrouver en prison pour un tag, il y avait encore de la place sur les murs, même si c’était déjà dangereux. En 1973, les graffeurs new yorkais ont migré vers les trains, ce qui a bouleversé le mouvement. La même année, UGA avait sa première expo solo, c’est là que le graffiti est devenu « bankable » pour la première fois, ça a tout changé, même à l’échelle mondiale.
Même si tu as pu interviewer certains artistes, il s’agit presque d’archéologie. Un gros défi en termes de documentation, non ?
C’était un projet monumental que j’ai mené de front avec beaucoup d’aide. Je pourrais toujours être en train d’interviewer les gens, il y aura toujours quelqu’un d’autre à rencontrer et une autre photo à dénicher. Donc oui, un grand défi. Il restera toujours une poignée de gens qui ont disparu et que j’aurais tant aimé rencontrer mais c’est impossible de rencontrer tout le monde. Le fait de pouvoir réunir autant d’amis d’époque, de voir avec quelle joie ils se sont retrouvés après tant d’années était un des aspects les plus jouissifs de ce projet.
Revenir aux origines permet de tout remettre en perspective. Que penses-tu du graffiti actuel et de sa réelle portée culturelle ?
Vaste question ! J’aimerais voir plus de gens s’intéresser à l’histoire. La plupart des gens ne s’intéressent qu’aux tendances futiles du moment. Si je vous disais combien de coups de fil je reçois par mois de gens qui me demandent qui sera le prochain Brainwash. Parmi ces personnes, aucune ne porte d’intérêt à mon film. Lorsque je leur dis que j’ai fait un film qui retrace l’histoire de cette culture, il n’y a plus personne. Ça me désespère et me rend furieux.
Comment vis-tu ce retour à des valeurs conservatrices aux US ? Ça semble de plus en plus difficile de se marrer…
Je dois dire que je m’éclate toujours autant et j’ADORE les States. Et je préfère les gâteaux aux « tartes » à n’importe quel moment de la journée.
Quel est ton avis sur la gentrification massive des quartiers populaires ?
L’environnement urbain change aux détriments de beaucoup de monde. C’est un phénomène irrépressible. Au début, cela m’ennuyait. Et puis je me suis rendu compte que le monde est ainsi fait. Il n’y a que le changement qui entrainera le développement. Même si cela signifie la fin du graffiti et de certaines cultures dans ces zones, cela force également les artistes à trouver de nouveaux espaces et à s’adapter.
Doit-on s’attendre à voir débarquer une nouvelle génération de graffeurs salement énervés contre tout ça ?
Les graffeurs sont toujours salement énervés contre quelque chose puis ils trouvent un moyen de s’exprimer de façon encore plus outrageuse. Si la gentrification doit servir à quelque chose, c’est à faire réfléchir les graffeurs. C’est plutôt positif !
Si tu devez donner quelques conseils aux graffeurs de demain…
Créez une œuvre globale. Documentez votre travail. Recommencez.
Be Street #31 (Février – Avril - Mai 2016) – Fr / Eng
(via https://www.youtube.com/watch?v=cqjr3VHKzvs)
“You couldn’t buy followers. You had to have a felt tip and a spray can.
Their stories are the same as their New York counterparts: poor disaffected teens with free-time but weren’t into the gang scenes in their locales. How to pass the time? Put your name up. And put it up everywhere.”
Friendship & Survival :: A Review of Seminal Graffiti Documentary “Wall Writers” by Brandon Diaz