Wattouat!/Mareep!
Moumouton a peut-être pris ta place, mais je te respecte encore !/Wooloo might have stolen your place, but i respect ya!

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Wattouat!/Mareep!
Moumouton a peut-être pris ta place, mais je te respecte encore !/Wooloo might have stolen your place, but i respect ya!
Wattouat one of my favorite pokemon/ Wattouat, l'un de mes pokémon favoris
the prophecy is true
2 - Wattouat/Mareep Gijinka (Pokemon) - Video: https://www.youtube.com/watch?v=jHuzB-0dKuM
have a sparkly night !
Pokémon -- ch1
Le jeune homme restait attentif au pas de son compagnon. Bien qu'il trotte joyeusement à hauteur de ses genoux, l'infirmière avait insisté sur le fait qu'il ne devait pas se surmener. Mais après ce qu'ils avaient partagés durant la nuit ce conseil était inutile. L'étudiant avait parfaitement conscience de sa faiblesse. Son t-shirt roulé au fond de son sac était un rappel plutôt sanglant. Voir la bête recouverte d'une toison jaune clair venir vers lui dès son réveil avait déjà été une surprise.
Un Wattouat, songea-t-il alors que l’intéressé s'attardait sur une fleur sauvage au bord du sentier. Il avait déjà eu l'occasion d'en approcher en visitant une ferme alors qu'il n'était qu'un petit garçon. Mais les pokémons qu'il avait alors vus étaient domestiqués, habitués à l'homme. Ayant trouvé celui-ci au beau milieu de la forêt, seul, il était peu probable qu'il possède un dresseur. Ce jeune avait certainement été séparé de son troupeau pour une raison quelconque. Puis c'était retrouvé isolé, devenant une proie facile pour les vampires. Les vampires… ces bêtes volantes qui l'avaient agressé, elles, étaient sauvages. Aucun doute là-dessus.
Tout en marchant il continua d'observer son compagnon à quatre pattes. Ce dernier leva la tête en remarquant son attention et agita joyeusement la queue comme l'aurait fait un Caninos. Dès leur arrivée à son campement ils feraient le tour des clairières qu'il connaissait pour tenter de retrouver son troupeau. Moins il passerait de temps avec lui et moins il serait affecté par la main de l'homme.
L'après-midi était déjà bien avancé lorsqu'ils arrivèrent au campement sommaire du garçon: une tente, quelques buches et un cercle de pierres pour le feu. Le Wattouat s'approcha de tout ceci avec curiosité et flaira quelques instants la toile avant de revenir vers l'humain en bêlant joyeusement.
- Oui, c'est à moi, répondit-il en souriant.
Un coup d'œil rapide l'assura que rien n'avait bougé. Pour ce qu'il avait laissé là… tente, duvet, tapis de sol, quelques affaires et des boites de conserves. Et brusquement il réalisa qu'il manquait sa pioche. Il jura en se rappelant l'avoir laissé sur le lieu de l'affrontement. Son professeur verrait cela d'un mauvais œil, mais ne dirait rien : chaque élève était propriétaire de son propre matériel.
Il dégaina sa tablette électronique. Il fallait justement qu’il fasse un rapport de ses recherches à son tuteur. C'est avec une curiosité envahissante que la créature laineuse insista pour voir lui aussi l'écran sur lequel pianotait son humain de compagnie. Ignorant complètement l’interface de messagerie et le mail adressé à l'université, il ne voyait que leurs reflets su la vitre de l’appareil.
- Du calme l'ami, dû-t-il le modérer comme il collait son museau à la surface semi-réfléchissante, ajoutant des caractères indésirables au beau milieu du texte.
Il dut toutefois se résigner : il ne parviendrait à rien pour le moment et changea d'avis.
- Sourire, déclara-t-il en prenant une photo d'eux dans cette même position.
Les parents seraient moins enthousiasmés que lui en découvrant le cliché mais qu'importe.
- Bon, ce n'est pas tout, mais il faut que nous retrouvions ta famille, lâcha-t-il en se relevant.
- Wattou ! lui répondit le Pokémon avec enthousiasme.
- Toi, tu n'as rien compris à ce que je viens de dire, soupira-t-il comme le jeune se détournait de l'appareil électronique pour revenir à la tente.
- Touuu…
Bien au chaud, emmitouflé dans le sweat à capuche du jeune homme, il semblait aux anges.
- Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi, soupira l'étudiant en terminant son repas de conserves.
Ils avaient passé l'après-midi à arpenter le bois à la recherche d'un troupeau de Wattouats. Plus l’humain que le pokémon d’ailleurs. Celui-ci avait trouvé beaucoup plus intéressant de courir après quelques volatiles en bêlant d'amusement. Jusqu'à brusquement s'écrouler comme une masse. C'est un berger qui avait une impression de déjà-vu qui avait dû le ramener au campement et en rester là pour la journée.
- Demain nous retournerons au centre. L'infirmière s'occupera bien de toi, déclara-t-il à son protégé en le gratifiant d'une caresse.
Il soupira d'aise et se pelotonna davantage encore. Effectuer ces recherches si tôt après sa blessure était une mauvaise initiative. La femme aux cheveux roses ne serait pas de bonne humeur.
- Il est en pleine forme ! le félicita l'infirmière le lendemain lorsqu'elle examina à nouveau son patient. Je vous félicite !
- Wattou !
- Vous êtes sûr que vous ne souhaitez pas devenir dresseur ? insista-t-elle.
Pour le moment, il souhaitait surtout se frapper la tête contre un mur. Évidemment qu'il était en forme : l’étudiant avait une fois encore dû le porter à bout de bras, depuis le campement ! Avec sa tente et tout son matériel - pioche manquante - sur le dos ! La fripouille laineuse n'avait décidé qu'elle pouvait à nouveau se déplacer seule qu'en arrivant au centre !
- Je… n'ai pas changé d'avis sur ce sujet et…
- Wattouat ! s'écria-t-il brusquement en sautant du comptoir, directement sur l'étudiant qui conserva un instant son équilibre… avant de s'étaler de tout son long.
L'infirmière éclata de rire, imitée par l’assistant du centre, Leveinard. Vgiik soupira longuement avant de se relever, son agresseur dansant fièrement d'une patte sur l'autre à ses côtés.
- Infirmière, il va être temps pour moi d'y aller. Il faut que je retourne à Safrania.
- Je comprends. Je vais vous préparer une ration de voyage.
- C'est généreux de votre part, mais j'ai suffisamment de nourriture et…
- Pas pour vous, pour lui, s'amusa-t-elle à nouveau en désignant Wattouat qui agita la queue de plus belle.
- Mais je ne peux pas l'emmener ! Je n'ai même pas ma licence et…
- La licence de dressage est très facile à obtenir et à un tarif plus qu'honnête, répliqua-t-elle en reprenant son sérieux. De plus, nombreuses sont les personnes à avoir des pokémons sans être diplômées : cela reste un choix recommandé, pas une obligation. Il va falloir trouver une meilleure excuse que cela pour abandonner Wattouat.
- Mais…
- Wattouuu.
Se dressant sur ses pattes arrière, il s'appuya sur la cuisse de Vgiik, levant vers lui ses grands yeux insondables. Le futur archéologue eut un pincement.
- Mais… et s'il s'écroule à nouveau ? Je ne pourrais pas le porter jusqu'à Safrania !
C'est avec un sourire mesquin que la dame aux cheveux roses répondit, glissant la main sous son tablier :
- La première étape de ton examen commence maintenant.
Et elle lui tendit un objet sphérique, bicolore. La moitié inférieure était blanche métallique tandis qu'une coque rouge et translucide en composait la moitié supérieure. Les deux étaient reliées par un complexe mécanisme d'ouverture scellé via un bouton-poussoir.
- Wattouat ?
- Ceci, dresseur en herbe, va te permettre de transporter facilement ton compagnon à quatre pattes. Prends-la je te l'offre.
C'est avec une expression partagée qu'il tendit lentement la main et attrapa la ball. Puis, tout aussi indécis, se tourna vers Wattouat. Il la flaira avec curiosité puis revint à quatre pattes comme Vgiik s'accroupissait à sa hauteur.
- Wattouat… tu es vraiment sûr que c'est ce que tu souhaites ?
Un instant, le pokémon considéra l'appareil. Puis il leva la tête.
- Tou'touat !
Et d'un coup de museau il actionna le mécanisme. Il y eu un flash écarlate qui aveugla une seconde l'étudiant. La lumière enveloppa le pokémon qui dans un éclair disparut sous leurs yeux. Surpris, Vgiik sentit la pokéball chauffer dans le creux de sa paume, puis entendit l'objet émettre une tonalité. Rapidement sa température redevint normale. A travers la coque translucide il put voir une version miniature de Wattouat, les pattes avant contre la vitre. Il trépignait d'excitation.
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