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"MY LORD! YOU'RE BACK! OH, I'VE MISSED YOU SO MUCH! I'm so glad you decided to come today, I wasn't sure if you would!"
"Do not worry, my dear, I plan to stay. I don't like leaving my subjects alone for long."
"HEHE, OH THAT'S WONDERFUL! We can hang out more! hehe!'
"Mhm.. That is quite right, Maviel."
Apollinaire, Le Voyageur
Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant
La vie est variable aussi bien que l’Euripe
Tu regardais un banc de nuages descendre Avec le paquebot orphelin vers les fièvres futures Et de tous ces regrets de tous ces repentirs Te souviens-tu Vagues poissons arques fleurs surmarines Une nuit c’était la mer Et les fleuves s’y répandaient
Tristan Tzara, Vingt-cinq poèmes, "Mouvement", 1918
gargarisme astronomique vibre vibre vibre vibre dans la gorge métallique des hauteurs ton âme est verte est météorologique empereur et mes oreilles sont des torches végétales
Robert Desnos, Fortunes, "The Night of Loveless Nights", 1930
Ô mains qui voudriez vous meurtrir à l’amour Nous saurons vous donner le plus rouge baptême Près duquel pâliront le feu des hauts fourneaux Et le soleil mourant au sein des brouillards blêmes.
Les plus beaux yeux du monde ont connu nos pensées, Nous avons essayé tous les vices fameux, Mais les baisers et les luxures insensées N’ont pas éteint l’espoir dans nos cœurs douloureux.
Je vis alors s’ouvrir des portes de cristal Sur le cristal plus pur d’un fantôme adorable : « Jetez dans le ruisseau votre cœur de métal « Et brisez les flacons sur le marbre des tables !
« Crevez vos yeux et vos tympans et que vos langues « Par vos bouches crachées soient mangées par les chiens, « Dites adieu à vos désirs, bateaux qui tanguent, « Que vos mains et vos pieds soient meurtris par des liens !
« Soyez humbles, perdez au courant de vos transes « Votre espoir, votre orgueil et votre dignité « Pour que je puisse encore augmenter vos souffrances « En instituant sur vous d’exquises cruautés. »
C’est elle qui parla. C’est aussi l’amoureuse, C’est le cœur de cristal et les yeux sans pitié, Les plus beaux yeux du monde, ô sources lumineuses, La belle bouche avec des dents de carnassier.
Enfonce tes deux mains dans mon cerveau docile, Mords ma lèvre en feignant de m’offrir un baiser, Si la force et l’orgueil sont des vertus faciles, Dure est la solitude à l’amour imposée.
Je parlais d’un fantôme et d’un oiseau qui tombe, Mon rêve perd les mots que ma bouche employait. La prairie où je parle est creusée par les tombes Et l’écho retentit du bruit clair des maillets.
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7-Zip through 21.07 on Windows allows privilege escalation and command execution when a file with the .7z extension is dragged to the Help>Contents area.
La Migration des cœurs, Maryse Condé, 1995
Je regrette surtout des choses impalpables. Le goût du sang qui coulait chaud salé de mes blessures quand je tombais sur les roches, les griffures du soleil, la brûlure de la mer quand son ventre s’ouvrait pour moi, l’écume des vagues, l’âpreté de l’icaque arrachée par-dessus la haie. Je regrette la chaleur de Toussine, ma jument, et l’arête de son dos quand elle dévalait la savane, moi en croupe. Surtout, je regrette mon corps et celui de Razyé, merveille de chair et de sang faite pour ma satisfaction. La première fois que nous avons fait l’amour, c’était par hasard. Nous ne savions pas ce que nous faisions. Simplement, nos mains, nos bouches ont suivi un chemin que nous ne connaissions pas et, au bout, la lumière rouge du plaisir nous a aveuglés. Nous avons recommencé encore et encore, chaque fois plus savants et plus éperdus. Qu’on appelle cela vice, si l’on veut. Moi, je sais que c’était l'innocence.
J’ai entendu qu’Aymeric voulait enterrer mon corps dans le petit cimetière de L’Engoulvent à côté de celui de ma maman. C’est bien une idée de vivant, car cette réunion tardive ne servira de rien. Nous ne nous sommes pas connues, nos cœurs n’ont pas eu le temps de s’aimer. Ce n’est pas maintenant que nous commencerons. Nos os tomberont en poussière les uns à côté des autres. Un point, c’est tout.
La vie est derrière. L’éternité devant. L’éternité. Un temps sans limites à passer. Sans limites.