Léa Seydoux

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Léa Seydoux
ZOE (2018) Nouvelle exclusivité d’AMAZON STUDIOS, le film de Drake Doremus se présente sous la forme d’un long-métrage de “science-fiction romantique”, sorte d’hybride entre la thématique d’EX MACHINA (2014) et le rendu réaliste d’un HER (2013): restant donc dans le cinéma de genre, à l’image de son concurrent NETFLIX et son pos-apo à la mode, la plate-forme de VOD nous vend cettte histoire avec rien de moins que Ewan McGregor et Léa Seydoux à l’affiche. Pourquoi refuser un peu de douceur, là où ailleurs on nouas abreuve de vaisseaux spatiaux qui explosent? Tant que ce n’est pas niais, on signe: ZOE rassure, intimiste, abordant à la fois la condition de cet être synthétique ayant conscience de lui-même -l’éponyme Zoe-, mais aussi l’amour, celui qui pousse quiconque dans ce futur proche à consommer de la drogue, pour simuler l’effet du premier effet sentimental de notre vie. Sans être un SPLICE (2010) cérébral, ZOE fait de son histoire au background purement S-F un terrain de jeu pour des saynettes très slice-of-life, posant calmement les side-effects d’une dérive sociale acceptée car de par un moral mondial dépressif: un fond triste qui contraste avec ces efforts de mise en scène -le baiser dans la salle qui réplique en images les émotions des personnes à l’intérieur de cette dernière-, sublimant l’importance des sentiments, la force que l’on peut en tirer, la tristesse qu’ils nous apportent. ZOE redéfinit à sa manière la définition d’émotion: un être synthétique est-il capable d’aimer, ou est-ce l’expression de sa parfaite conception qui est de répondre à notre manque affectif? Plongés au cœur de cette tourment existentielle, les deux protagonistes principaux vont ainsi douter, s’éloigner et se rapprocher: mais où s’arrêtent les limites de l’évaluation créateur-machine et commences celles de la love-story? Abordant avec nostalgie ces thèmes avant-gardistes gardés loin de tout grand spectacle, ZOE s’avère être un film au point de vue différent, et très nostalgique, grâce à la bande-son vibrante de Dan Romer, on ne peut plus adaptée à l’oeuvre: nous faisant passer de longues scènes sans ennui, le compositeur a su comment reproduire les sentiments exprimés par le film et -surtout par- ses personnages. De très bons acteurs au service d’un concept maîtrisé, et une approche pour le moins recherchée font de ZOE une production qui se démarque du catalogue AMAZON STUDIOS, qui en ravira ses abonnés, égale à toute exclusivité NETFLIX valable: c’est quand même Scott Free Productions -la boîte de Maître Ridley Scott- derrière le projet, hein... On vous conseille fortement ZOE, intelligent et sensible, long-métrage qui réchauffera tout coeur, artificiel ou non. LEA C’EST DOUX /20