Un rejet
Le sang bout dans les rames de métro J'ai voulu apprivoiser le stress Devenir une bête électrique Dont les poils brillent le soir Un.e lion.ne qui sait chasser et dormir
Mes prothèses sont installées Je n'ai qu'à tendre le bras pour être transporté partout Je peux vivre pleinement une existence de cyber abeille Prête à butiner, vomir mon miel, existence hyper sociale Pleinement l'ennui de tous les plaisirs
Amertume de l'encre sur un bavoir fou Elle s'étend comme une agitée dans un shaker urbain Oh oui un petit cocktail ! Petit fruit donne moi cette ivresse de ne plus voir en périphérie De ne plus entendre ses battements qui sont comprimés toujours plus
Petit cœur, je t'accorde une micro-sieste Autre petit cœur, je te laisse lécher les couverts Je n'ai plus envie de cuisiner, pas de rab Laisse-moi effacer ta présence et voir la mer derrière ce mur Tu t'es rendu quelconque si vite, mon désir
Toucher zinzin, pourquoi me fais-tu apparaître toutes ces spirales Des ressorts dans les poumons, puis-je encore contrôler mon souffle ? L'âme assommée par un soleil digital J'ai appris un profond shaja'a Avant d'être avalé par l'irritabilité du corps
Repos, Oisiveté, Paresse Je veux vous retrouver dans un cercle tracé dans le sable Sans plus qu'aucune sollicitation ne franchisse le sein Juste nous et le profond sommeil Dans une zone de confort, fertile












