Canadiens-français parmi les zouaves pontificaux
Environ 507 Canadiens se sont enrôlés entre février 1868 et septembre 1870 pour défendre les États pontificaux contre les troupes italiennes lors du Risorgimento.
Ces volontaires provenaient presque exclusivement du Québec, ce qui signifie qu’ils étaient majoritairement des Canadiens français.
Ils furent regroupés en sept contingents, envoyés successivement en Europe. Le dernier, composé de 114 recrues, n’a pas combattu car Rome capitula avant leur arrivée.
Le mouvement fut soutenu par l’Église catholique québécoise, notamment par Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, qui joua un rôle central dans l’organisation du recrutement.
Ces jeunes hommes se portaient volontaires pour défendre le pouvoir temporel du pape contre les forces de l’unification italienne.
Leur engagement était souvent motivé par une foi catholique fervente et un attachement à l’autorité pontificale, très valorisée dans le Québec ultramontain du XIXe siècle.
L’Association des zouaves pontificaux canadiens a perduré sous différentes formes jusqu’en 1993, et une compagnie subsiste encore à Salaberry-de-Valleyfield.
Ce phénomène illustre bien l’intensité du lien entre le Québec catholique du XIXe siècle et le Vatican, dans un contexte où l’identité religieuse et nationale étaient profondément entremêlées.