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@fanfanlemoko
«à mesure quâil avance en Ăąge, lâhomme Ă©prouve une difficultĂ© croissante Ă nouer une amitiĂ© vĂ©ritable, mĂȘme sâil a de ce commerce un goĂ»t, un dĂ©sir, un besoin essentiels. Les obligations et les charges que les annĂ©es accumulent rongent les disponibilitĂ©s du temps et du cĆur. (âŠ) La fatigue sâinstalle. La curiositĂ© gĂ©nĂ©reuse, la facultĂ© dâaccueil sâĂ©moussent. Je sais, pour ma part, que, passĂ© cinquante ans, jâai bien cru achevĂ©e Ă jamais la saison merveilleuse oĂč, en une nuit, les plus nobles et les plus vivants rapports liaient un inconnu Ă un autre inconnu pour lâexistence, oĂč parler, Ă©couter, Ă©tait une joie fĂ©conde, et rire, et sâĂ©mouvoir et boire et se battre ensemble contre le monde entier. VoilĂ pourquoi je tiens pour une chance insigne que, dix ans plus tard, dans Kaboul la lointaine, se soit levĂ© pour moi ce don de la jeunesse: un ami.»
â Joseph Kessel, dans la prĂ©face de son livre Les Cavaliers, paru en 1967.
Illustration du livre "The Double-Armed Man" de William Neade, publié à Londres en 1625.
Cette image montre le tableau intitulĂ© "Die neue RĂŒstung" (La Nouvelle Armure), rĂ©alisĂ© en 1858 par le peintre allemand Franz Eduard Meyerheim.
Un chevalier instruit un jeune page assis à ses cÎtés. Il tient un casque poli tout en lui transmettant son savoir.
Cette scÚne illustre la transmission des traditions, des responsabilités et du devoir de génération en génération. L'épée tenue par l'enfant évoque le destin qui l'attend.
Madame Dominique Fontaine filant au rouet à Cap-à -l'Aigle, Québec, vers 1895
L'image représente la rencontre entre l'explorateur français Jacques Cartier et les Iroquoiens du Saint-Laurent au village fortifié d'Hochelaga, situé sur le site actuel de Montréal, en octobre 1535. Cette illustration a été réalisée à l'origine par l'artiste canadien Lawrence R. Batchelor vers 1933.
Au centre de la composition, Jacques Cartier est agenouillé et s'entretient avec les chefs et les membres de la communauté autochtone. Il est accompagné de ses officiers, de marins et de soldats en armure, marquant le premier contact officiel entre la France et les habitants de cette région.
L'arriÚre-plan met en valeur l'organisation du village d'Hochelaga avec sa haute palissade de bois protectrice et les toits arrondis de ses maisons longues traditionnelles. à droite, un soldat brandit la banniÚre blanche fleurdelisée, symbolisant la prise de possession symbolique du territoire au nom du roi de France.
Cette illustration de Francis Back, intitulée « Les Montréalistes », est une reconstitution minutieuse du costume des premiers colons de Ville-Marie (Montréal) au XVIIe siÚcle (vers 1663).
Ă gauche, le chasseur porte un bonnet rouge en laine typique des classes populaires et des marins de l'Ă©poque. Il est vĂȘtu d'un pourpoint et de hauts-de-chausses en drap de laine sombre, complĂ©tĂ©s par des bas de jambes grossiers et des souliers de cuir rustiques. Une pipe en terre cuite Ă la bouche, il transporte son gibier (des liĂšvres) suspendu Ă un bĂąton de bois sur son Ă©paule.
Au centre, l'homme au mousquet représente un colon ou un membre de la milice locale. Il est coiffé d'un chapeau à larges bords typique de l'époque de Louis XIV pour se protéger des intempéries. Il porte un grand manteau d'étoffe épaisse, une bandouliÚre de cuir avec une sacoche de tir (ou poire à poudre) et tient une arme à feu à mÚche ou à rouet sur l'épaule.
Ă droite, la femme vue de dos illustre la mode fĂ©minine paysanne de la seconde moitiĂ© du XVIIe siĂšcle. Elle est coiffĂ©e d'une coiffe blanche (serre-tĂȘte) nouĂ©e sur la nuque pour maintenir sa chevelure. Sa tenue se compose d'un corsage ajustĂ© en toile Ă©paisse et d'une longue jupe rouge protĂ©gĂ©e par un grand tablier blanc, tandis qu'elle tient un panier d'osier au bras.
La fillette Ă l'extrĂȘme droite est habillĂ©e comme une rĂ©plique miniature des adultes, selon les coutumes de l'Ă©poque oĂč le vĂȘtement d'enfant spĂ©cifique n'existait pas encore. Elle porte une coiffe blanche, un grand collet blanc sur une robe sombre et un tablier, tout en serrant dĂ©licatement de la laine ou une bĂȘte rousse dans ses bras.
La mosaïque à svastika de l'époque romaine a été mise au jour lors des fouilles de la place Cléopùtre à Tarse ( Turquie) .
"Mon serment, je lâai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. PlutĂŽt mourir, mon colonel, que de laisser lâAlgĂ©rie aux mains du FLN, je vous le jure !"
6 juillet 1962, Ă lâaube, au fort dâIvry.
Le lieutenant Degueldre se prĂ©sente devant le peloton dâexĂ©cution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine.
Autour de son cou, il avait nouĂ© un foulard de la LĂ©gion. Dans la poche intĂ©rieure de sa vareuse, il y avait la photo dâun bĂ©bĂ©, son fils quâil nâavait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinitĂ©. Le bĂ©bĂ© Ă©tait venu au monde alors que le pĂšre se trouvait dans sa cellule de condamnĂ© Ă mort.
« Dites que je suis mort pour la France ! » sâĂ©cria-t-il Ă lâadresse de son dĂ©fenseur. Puis il refusa quâon lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant dâentonner la Marseillaise.
Les trois premiers officiers dĂ©signĂ©s pour commander le peloton d'exĂ©cution resufe dâaccomplir cette sinistre besogne. Ils sont sanctionnĂ©s, rayĂ©s des cadres et mis aux arrĂȘts.
Le sous-officier remplaçant, chef de peloton, abaisse le bras. Les soldats qui doivent lâexĂ©cuter, Ă©mus par son courage, hĂ©sitent Ă tirer.
Douze coups retentissent cependant dans la nuit⊠mais une seule balle lâatteint au ventre
L'adjudant chargé du coup de grùce se précipite, pour accomplir sa sinistre besogne, et constate que le condamné est toujours en vie. Sa tùche n'est plus d'achever un moribond, mais de tuer de sang-froid un vivant... ce n'est plus pareil. Sa main tremble et décharge l'arme à cÎté. Dans l'assistance c'est la stupéfaction.
Le Procureur en est agacĂ©. MĂ©content, il fait signe Ă l'adjudant de se hĂąter. Degueldre, recroquevillĂ©, souffre. L'adjudant, toujours tremblant, pointe une nouvelle fois son arme vers la tĂȘte de l'officier, ferme les yeux et appuie sur la dĂ©tente. Rien ! L'arme est enrayĂ©e !
Exaspéré par cette situation, unique dans les annales d'une exécution, le Procureur ordonne qu'une autre arme de poing soit apportée. Personne parmi les militaires présents n'en possÚde une. Il faut courir en chercher une ! Degueldre est toujours vivant, conscient.
Ă partir de ce moment-lĂ , tous les juristes sâaccordent Ă dire que la sentence ayant Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e, puisque le condamnĂ© Ă©tant encore en vie, il fallait le dĂ©tacher du poteau et lui donner les soins nĂ©cessaires.
Mais les ordres Ă©taient formels ; il fallait que Degueldre soit tuĂ© ! Il incarnait Ă lui seul, lâOAS, cette puissance qui avait fait trembler les Ătats-Majors, le FLN et lâĂlysĂ©eâŠ
Pétrifié par la scÚne, glacé d'effroi, le défenseur du condamné demeure inerte.
On remet enfin un pistolet Ă l'adjudant qui est Ă©cĆurĂ© par cette boucherie
04h08, une nouvelle dĂ©tonation retentit⊠et câest la fin. La boucherie a durĂ© 12 minutesâŠ
Mais Roger Degueldre entre dans l'éternité...
Il aura respectĂ© jusquâĂ la fin son serment « la mort plutĂŽt que le dĂ©shonneur ! »
Nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressĂ© au petit peuple dâAlgĂ©rie : « Si je ne suis pas de leur race, ni nĂ© sur leur sol, je les ai beaucoup aimĂ©s et je les aime toujours
De cette vieille maison canadienne française de Giffard, il ne reste que le caveau à légumes.
TempĂȘte de verglas, boulevard Saint-Laurent, MontrĂ©al, QuĂ©bec, 27 novembre 1920
Archives de la Ville de Montréal
antique Adam and Eve pendant, âi am your halfâ
"Beowulf", de l'artiste argentin Enrique Alcatena, 2014.
Jeune couple travaillant dans leur ferme Ă Eikesdalen, NorvĂšge, vers 1885.
« Ă propos de nos sentiments Ă l'Ă©gard du F.LN, je dirai quâen tant quâĂ©gorgeurs et tortionnaires de tant de victimes innocentes, les "rebelles" nous inspirent un profond dĂ©gout. Aucune cause nâĂ©chappe au dĂ©shonneur de pareils procĂ©dĂ©s ! Si je fais abstraction de cette inadmissible mĂ©thode, je ne refuse pas de reconnaitre des qualitĂ©s de foi et de courage Ă ces jeunes AlgĂ©riens qui combattaient pour la mystique de l'indĂ©pendance et dont un trop grand nombre tombera sous nos coups, comme les nĂŽtres sous les leurs. »
â MĂ©moires du gĂ©nĂ©ral Jacques Massu, commandant de la 10e division parachutiste lors de la bataille d'Alger en 1957.
Cette photographie montre une partie des cĂ©lĂ©brations massives organisĂ©es pour le 50á” anniversaire dâAdolf Hitler, le 20 avril 1939, le long de lâOst-West-Achse (axe Est-Ouest) de Berlin, lâun des grands boulevards cĂ©rĂ©moniels de lâAllemagne nazie.
Des marins français Ă Lorient, entraĂźnĂ©s selon les mĂ©thodes de lâĂ©ducateur physique Georges HĂ©bert, posant et rĂ©alisant une dĂ©monstration gymnastique, en 1909.