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Saint-Siméon, Saguenay, Québec
Omer Parent, 1944
Reconstruction of the North Frieze of the Pergamon Altar by Yadegar Asisi
Couverture d'une partition originale datant de 1921, éditée à Rome par la "Casa della Canzone" (Fratelli Franchi). Elle présente un morceau de musique de danse intitulé "Apache" (One-Step), composé par le Maestro Dino Rulli avec des paroles écrites par Bixio Cherubini. Le document porte également un tampon de la bibliothÚque de la Fondazione Levi à Venise.
Cette image réunit la série complÚte de six cartes postales humoristiques anciennes intitulée « Conférence Apache », éditée par la célÚbre maison A. Bergeret & Cie (Nancy) au début du XXe siÚcle (vers 1907).
Ă la Belle Ăpoque, le terme « Apache » dĂ©signait les bandes de jeunes voyous et malfaiteurs qui terrorisaient les faubourgs parisiens. Ils possĂ©daient leurs propres codes vestimentaires, leurs rituels et leur argot.
La sĂ©rie parodie une confĂ©rence Ă©ducative ou scientifique oĂč un « Apache » caricature de maniĂšre théùtrale et grotesque ses mĂ©thodes criminelles devant un tableau noir.
Au centre de la table trÎne une bouteille d'absinthe et un verre de la fameuse « fée verte », boisson emblématique associée à l'univers de la bohÚme et de la criminalité de l'époque.
PremiÚre carte : Le conférencier montre un arsenal de clés (des « rossignols » pour le cambriolage) et pointe le tableau noir.
DeuxiÚme carte : Il présente fiÚrement un petit revolver (appelé « rigolo » en argot).
TroisiÚme carte : Il montre une lime ou un outil d'effraction tout en adoptant une pose théùtrale.
QuatriÚme carte : Démonstration du fameux « coup du pÚre François », une technique de vol par strangulation arriÚre simulée ici sur un complice.
CinquiĂšme carte : PrĂȘt Ă frapper, il brandit un marteau et un grand couteau (un « surin ») tout en grimaçant face aux risques de la « rousse » (la police) et de la « butte » (la guillotine).
SixiĂšme carte : Le dĂ©nouement de la confĂ©rence oĂč le personnage s'enfile joyeusement son verre d'absinthe aprĂšs sa dĂ©monstration.
Les gamins du Canal Saint-Martin, Paris, 1952.
Ce chef-d'Ćuvre de l'art acadĂ©mique tardif immortalise l'un des moments les plus tragiques de la RĂ©volution française : le lynchage sauvage de Marie-ThĂ©rĂšse-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, survenu le 3 septembre 1792. Proche confidente et surintendante de la maison de la reine Marie-Antoinette, la princesse fut extraite de la prison de la Force, sommairement jugĂ©e par un tribunal improvisĂ©, puis livrĂ©e Ă la fureur de la rue lors des tristement cĂ©lĂšbres Massacres de Septembre.
Peint en 1908 par l'artiste français Léon-Maxime Faivre, le tableau saisit l'instant qui suit immédiatement le meurtre, s'inspirant fidÚlement des récits historiques de Jules Michelet. Le corps dénudé et livide de la princesse gßt au premier plan sur les pavés parisiens d'une ruelle sombre. Autour de sa dépouille se presse une foule hétérogÚne de sans-culottes armés de piques, d'ouvriers et de badauds dont les expressions oscillent entre la curiosité morbide, la fureur révolutionnaire et une pointe de stupeur face à la violence accomplie.
La composition du peintre met particuliĂšrement en relief les contrastes sociaux de l'Ă©poque Ă travers deux figures fĂ©minines majeures au centre de la scĂšne. Une femme du peuple, robuste et vĂȘtue d'un tablier blanc, se tient debout les poings sur les hanches, jetant un regard dur et inflexible sur le cadavre de l'aristocrate, tandis qu'Ă ses cĂŽtĂ©s, une vieille femme semble prise de pitiĂ© et s'apprĂȘte Ă jeter un drap pour dissimuler la nuditĂ© de la victime.
Aujourd'hui, cette Ćuvre monumentale de LĂ©on-Maxime Faivre fait partie des collections permanentes du MusĂ©e de la RĂ©volution française, situĂ© dans le domaine de Vizille en IsĂšre. Elle demeure un tĂ©moignage visuel saisissant de la Terreur et de la polarisation extrĂȘme de la sociĂ©tĂ© française Ă la fin du XVIIIe siĂšcle.
Cette gravure satirique anonyme de la fin du XVIIIe siÚcle, intitulée « D'autres cruautés à Paris le 2 Sept. 1792 », illustre avec effroi les "Massacres de Septembre". Cet épisode sanglant de la Révolution française a vu l'exécution sommaire de plus d'un millier de prisonniers à Paris, sous l'impulsion de la panique liée à l'avancée des troupes austro-prussiennes.
Bien que le texte de la gravure mentionne la date du 2 septembre, la scÚne principale dépeint des exécutions commises les jours suivants devant la prison de la Grande Force.
L'estampe utilise un systÚme de numérotation pour désigner les victimes notables et dénoncer la barbarie des insurgés :
Le numéro 1 (à gauche) : Représente le massacre de Louis d'Affry, capitaine de la Garde suisse. La gravure commet ici une erreur historique, car le vieux commandant a en réalité été épargné par le tribunal improvisé et est mort dans son lit en 1793.
Le numĂ©ro 2 (Au centre) : Illustre le supplice barbare de la princesse de Lamballe, amie intime de la reine Marie-Antoinette. AprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©e et dĂ©membrĂ©e, sa tĂȘte et son corps sont traĂźnĂ©s dans les rues de Paris.
Les numĂ©ros 3 et 4 (En arriĂšre-plan) : Montrent les Ă©meutiers brandissant les tĂȘtes des victimes au bout de piques en direction de la tour du Temple, oĂč la famille royale est alors captive, afin de les terroriser.
Le numĂ©ro 5 (Au premier plan) : Ăvoque le meurtre de l'AbbĂ© Saurin (identifiĂ© ici comme L'Abbeffe par erreur de transcription linguistique), un ecclĂ©siastique rĂ©putĂ© pour sa charitĂ© envers les pauvres.
Cette Ćuvre est accompagnĂ©e de textes de condamnations rimĂ©s en français et en allemand au bas de la page. Elle servait d'outil de contre-propagande royaliste Ă travers l'Europe (notamment dans les Ătats du Saint-Empire). L'objectif Ă©tait de diaboliser les rĂ©volutionnaires et les sans-culottes en insistant sur le voyeurisme et la cruautĂ© de la foule, qui s'en prenait indiffĂ©remment aux vieillards, aux femmes et aux religieux.
La sculpture reprĂ©sentĂ©e est intitulĂ©e "Nostre Dame de Grasse". Ce chef-d'Ćuvre de la fin du Moyen Ăge, sculptĂ© entre 1460 et 1500, est l'une des piĂšces maĂźtresses de la collection mĂ©diĂ©vale du MusĂ©e des Augustins Ă Toulouse. L'Ćuvre tĂ©moigne de l'apogĂ©e de la sculpture gothique tardive dans la rĂ©gion toulousaine.
Taillée dans un bloc de pierre calcaire, la statue a conservé une grande partie de sa polychromie d'origine. Une restauration scientifique majeure, menée entre 2002 et 2004, a permis de retirer quatre couches de repeints successifs accumulées au fil des siÚcles. Ce travail méticuleux a redonné à la Vierge son manteau bleu azur d'origine et remis en valeur la finesse des détails dorés.
La composition se distingue par le rĂ©alisme et l'attitude des personnages. Contrairement aux reprĂ©sentations figĂ©es, l'Enfant JĂ©sus adopte une posture dynamique et un air joueur. La divergence des regards â Marie fixant un point vers la gauche avec mĂ©lancolie pendant que son fils regarde Ă l'opposĂ© â suggĂšre que la statue appartenait initialement Ă un groupe sculptĂ© plus vaste, probablement une Adoration des Mages.
L'Ćuvre tire son nom de l'inscription gravĂ©e directement sur son socle en caractĂšres gothiques : « Nostre Dame de Grasse ». Cette signature d'Ă©poque renforce l'identitĂ© historique de la sculpture et constitue un prĂ©cieux tĂ©moignage de l'Ă©pigraphie du XVe siĂšcle.
Cette enluminure est extraite du "Holkham Bible Picture Book" (folio 40r), un manuscrit exceptionnel rĂ©alisĂ© Ă Londres vers 1320-1330 et conservĂ© aujourd'hui Ă la British Library. Bien que l'Ćuvre illustre des rĂ©cits et prophĂ©ties d'inspiration biblique, ses illustrations s'inspirent directement de la rĂ©alitĂ© militaire et sociale de l'Angleterre du XIVe siĂšcle. Le dessin met en scĂšne de maniĂšre saisissante la brutalitĂ© des combats mĂ©diĂ©vaux, tout en respectant une sĂ©paration stricte des classes sociales.
Le registre supĂ©rieur de l'image montre le combat des pairs, c'est-Ă -dire de la noblesse et de la haute chevalerie. Ces guerriers combattent exclusivement Ă cheval et portent des Ă©quipements de pointe pour leur Ă©poque. On distingue des armures de mailles renforcĂ©es, des Ă©cus peints d'armoiries et des casques de type bassinet munis de visiĂšres mobiles pour protĂ©ger le visage. Au centre de la mĂȘlĂ©e, un roi est identifiable grĂące Ă sa couronne et Ă ses ailettes hĂ©raldiques en forme d'Ă©toiles fixĂ©es sur les Ă©paules. Les armes utilisĂ©es sont nobles, principalement des Ă©pĂ©es droites et des haches de guerre.
Le registre infĂ©rieur illustre le combat des roturiers et des gens du commun, combattant Ă pied dans une mĂȘlĂ©e particuliĂšrement fĂ©roce. Contrairement aux chevaliers, ces soldats portent des protections lĂ©gĂšres, limitĂ©es Ă des bassinets simples sans visiĂšre pour prĂ©server la vision et la respiration. La variĂ©tĂ© de leurs armes tĂ©moigne de leur origine populaire : ils manient des boucliers ronds, des dagues, des haches de fantassins, des fauchards ainsi que des arcs. La scĂšne du bas met en Ă©vidence la violence du corps Ă corps, visible Ă travers les expressions faciales marquĂ©es et les tĂȘtes tranchĂ©es au sol.
Cette Ćuvre est intitulĂ©e "KrĂłlewna Darjabaru w mocy korsarza" (La Princesse de Darjabar au pouvoir du corsaire) par l'artiste JĂłzef Marian Deskur, datĂ©e de 1899.
L'illustration dépeint une scÚne inspirée de l'histoire de la princesse de Daryabar, tirée des célÚbres contes orientaux des "Mille et Une Nuits" (plus précisément du récit lié à l'histoire de Khoudadad et de ses frÚres).
On y voit la princesse captive, partiellement dĂ©vĂȘtue et voilĂ©e, aux cĂŽtĂ©s d'un corsaire ou d'un pirate sur le pont d'un navire richement dĂ©corĂ©. La rambarde du navire affiche un alignement macabre de tĂȘtes coupĂ©es, tandis que la coque est sculptĂ©e de bas-reliefs aux motifs antiques et mythologiques.
« Lâhomme ne peut se recrĂ©er sans souffrir, car il est Ă la fois le marbre et le sculpteur. »
â Alexis Carrel, LâHomme, cet inconnu (Paris : Librairie Plon, 1935)
« Je suis rentrĂ© dans le peuple qui mâa engendrĂ©. Je suis mĂȘlĂ© Ă sa substance. Je vis avec les simples soldats, comme un simple soldat. Je partage lâordinaire avec eux. Je marche Ă leurs cĂŽtĂ©s. Je chante leurs chants. Je parle leur langage. Je deviens leur rude interprĂšte. Si tu assistais Ă certains spectacles humains, ici, tu comprendrais que la vraie ânouveautĂ©â de vie nâest pas lĂ oĂč la doctrine de LĂ©nine se perd dans le sang. Ici, le charbon bolchevique se change en rose italienne : en rose dâamour. »
â Gabriele DâAnnunzio, lettre Ă Giuseppe Giulietti, 6 janvier 1920
Des rĂ©sistants nĂ©erlandais cĂ©lĂšbrent la libĂ©ration de Breda, aux Netherlands, par la 1Êłá” division blindĂ©e polonaise 1st Armoured Division, en octobre 1944.
Affiche de propagande politique de la Seconde Guerre mondiale Ă©mise par le Nasjonal Samling (Rassemblement National), le parti fasciste et d'extrĂȘme droite norvĂ©gien fondĂ© par Vidkun Quisling. Pendant l'occupation de la NorvĂšge par le TroisiĂšme Reich, ce parti Ă©tait le seul autorisĂ© et collaborait activement avec l'Allemagne nazie.
Le texte en norvégien « FOR NORGES GJENREISING » se traduit par « Pour la reconstruction de la NorvÚge » (ou le redressement national). Il s'agit d'un message propagandiste incitant la population à soutenir le nouvel ordre politique collaborateur pour de rebùtir le pays.
Caricature catholique amĂ©ricaine (1959) montrant la Vierge Marie dĂ©truisant le communisme Ă lâaide de deux Ă©clairs intitulĂ©s « Nos pĂ©nitences » et « Nos priĂšres ».
Cette caricature faisait partie de nombreuses illustrations anticommunistes dessinĂ©es par Joe Maloney pour "The Tablet", un journal catholique publiĂ© Ă Brooklyn, dans lâĂtat de New York.
Le titre du dessin â « Les armes quâelle a demandĂ©es Ă Fatima » â fait rĂ©fĂ©rence aux apparitions mariales de 1917, lorsque Marie serait apparue dans la ville portugaise de FĂĄtima, avertissant dâun danger venant de la Russia, danger qui fut interprĂ©tĂ© comme le communisme.
Construction d'une croix de chemin, Abitibi-Temiscamingue, Québec