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@telavivitnotes-blog
Dans le lieu
Hamakom, "le lieu", situé au centre de Tel Aviv, est une salle culturelle singulière à Tel Aviv, où les rencontres et les évènements tournent autour d'un judaïsme plutôt culturel que cultuel. Mais il faut bien le dire, je ne sais pas trop ce qui s'y passe puisque presque tout est en hébreu et ce qui m'y a attiré ce soir là, c'était "You don't need to speak Hebrew to enjoy this show".
Evidemment, j'arrive en retard, évidemment, le concert commence encore plus tard que moi, évidemment, d'autres spectateurs arrivent et partent en cours, on rajoute et on enlève quelques chaises entre les morceaux.
Le trio s'installe - difficile de faire plus musiciens de jazz, et Ari Adrian lance la ligne mélodique - la prière du Adone Olam - "Maître du Monde" - que tous ceux qui sont entrés dans une synagogue un vendredi soir connaissent. Après une première ligne classique, il enlève une note, en modifie une autre, rentre dans un rythme beaucoup plus swing, part en improvisation. Le bassiste fait de même, et le batteur le rejoint un peu plus loin. Cet air que tout le monde connaît est désossé, presque plus rien en reste dans les improvisations. Le groupe va presque chercher dans l'expérimental, le bassiste tapant sur son instrument, frottant les cordes, le batteur se lance dans un riff solo impressionnant.
La soirée se poursuit avec des airs plus ou moins connus, juifs ou israéliens. Le mystique apparaît parfois (le Shirat Hayam - "Chant de la Mer" - commence par des sons de vagues au synthé, que Adrian poursuit avec une sonorité d'organiste).
Le tout est une très belle réussite musicale, avec de nombreuses influences du jazz traditionnel, de très belles performances des trois musiciens, et sous la musique une vraie réflexion sur le lien entre la prière et la musique, la religion et la musique "profane".
Le point de vue palestinien sur la "fiancée de la mer", autrefois capitale culturelle et économique de la Palestine, nerf de la guerre d'Indépendance en 1948, puis de la politique de colonisation israélienne. Cela souligne les tournants majeurs et les blessures palestiniennes.
Ou quand une intellectuelle américaine majeure se permet de raconter n'importe quoi, parce que, ben, c'est Israël, on a le droit non?
Une belle vidéo sur cette ville en hiver, quand il pleut.. J'étais venu voir du soleil, mais à part quelques rues inondées, et le sol de mon entrée à nettoyer, ce n'est pas si désagréable (via JBA - Facebook)
Ofra Haza chante Jérusalem d'Or