Un mois.
Un mois et 5 jours, même. A découvrir un nouveau pays, enfin surtout une nouvelle ville, marcher, pester contre les tarifs excessifs des bus, boire de la Guinness (bon, pas tant que ça, mais oui, c'est bon la Stout!), rencontrer des tas de gens, des Français, des Espagnols, des Irlandais, des Turcs, des Suédois, des ... Bref, des gens sympas. Marcher dans le froid en se demandant pourquoi je suis pas partie dans un pays chaud plutôt. Le rythme des familles, à l'américaine. Regarder à droite avant de traverser, l'inexistence de boulangeries à proprement parler, les Irlandaises qui se baladent en jupe ultra-courte et sans collants alors qu'il fait -25° dehors. Un mois que je découvre la météo schizophrène de l'Irlande, où tu peux avoir plusieurs journées en une seule tellement le temps change radicalement (tu pensais pouvoir te faire une rando tranquillou sous un soleil rayonnant et sans aucun nuage? Et ben non, dès que tu mets un pied en dehors de chez toi, bam, Dieu te punit). Un mois que ma meilleure amie for ever s'appelle Lua, a presque 4 ans et se trouve être Labrador adorable. Un putain de mois que j'essaie de trouver un truc régulier à faire en-dehors de mes heure de "travail" et que rien ne correspond (en même temps, va proposer à une boîte des horaires comme 10h-14h. Oui, soyons réalistes). Et en un mois, j'ai aussi réussi à manger comme jamais, sans doute prendre quelques kilos (tant que je paye pas plus pour prendre l'avion ça va), que j'ai découvert bien malheureusement pour mon porte-monnaie que la crise n'avait pas touché l'industrie textile (et surtout pas Primark), et que je me suis remise (un peu) au sport (oui monsieur).
Après il y a le positif et le négatif, comme partout. Parfois je m'ennuie. Plutôt souvent même. Alors j'essaie de combler en sortant, en marchant sans plan et en essayant de me retrouver par rapport à ce que je connais déjà, mais bon, c'est moins drôle toute seule. Mais si je fais la loque, je culpabilise. Bon il y a aussi la vie de château comme dirait ma grand-mère, la maison immense et toujours clean, cette impression de prospérité, l'argent? C'est pas un problème. Jamais vécu là-dedans avant.
Et puis il y a aussi le moment où tu commences à faire des phrases en anglais dans ta tête. Tu te dis ok, si c'est comme ça, c'est que ça commence à venir. En fait quand tu parles, c'est pas vraiment mieux, et puis il y aura toujours un inconnu qui te demandera, vous êtes française? Ben oui, merci mon accent me trahit encore.
Et encore deux bons mois devant moi ....









