Hellébore — créature délicate — fleur de gel — ta peau est une armure d’écorce, qui respire — fragile et belle entre fougères et dentelles de givre.
La mort — te va si bien — toi qui sais mieux que personne fleurir en hiver —
Qui es-tu, quand personne ne regarde ?
Liminale — par nature — orages — et fleurs — poison — et remède — plutôt miroir — que couteau — tout dépend de la main — qui te saigne — et te retient — ou de celle — qui t’étreint — et te libère —
Fragments — enfouis — une plume blanche, un éclat de lune, une goutte de rosée… Un peu d’espoir, un peu d’amour, et puis, sublimer — la douleur — © Poème et autoportrait de Sélène Flore.















