styofa doing anything
Alisa U Zemlji Chuda

★
i don't do bad sauce passes
Claire Keane
DEAR READER
NASA

titsay
Show & Tell
Today's Document
todays bird
Jules of Nature
One Nice Bug Per Day
$LAYYYTER
Cosimo Galluzzi
cherry valley forever
Sweet Seals For You, Always
KIROKAZE
occasionally subtle
Three Goblin Art

seen from United States
seen from United Kingdom

seen from Israel
seen from Germany

seen from United Kingdom
seen from United States

seen from United States

seen from Netherlands

seen from Türkiye

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from Russia
seen from United States
seen from Türkiye
seen from United States

seen from Malaysia
seen from United States

seen from Germany
@thovalhen
DAWN FM
Human After All
Daft Punk 1993-2021
Lady Gaga Sing The National Anthem At Joe Biden’s Inauguration
Billie
21-25 October 2020
Glissure by Yvan Hydar
Le titre nous promet l’histoire d’une passion et pourtant “Le portrait de la jeune fille en feu” est au contraire tout en retenue, comme un tableau exécuté devant nos yeux par petites touches et qui prend du temps à se construire. C’est le premier film en costumes de Céline Sciamma et pourtant il est indéniablement moderne. Marianne est peintre, comme son père dont elle est la digne héritière. On lui a commandé le portrait d’une jeune femme, Héloïse, qui a vécu longtemps recluse dans un couvent avant de rentrer chez sa mère afin de prendre la place de sa soeur tragiquement décédée. Oui mais voilà Héloïse refuse d’être peinte car elle connaît le dessein de son portrait et refuse d’endosser un destin qui n’était pas le sien. On demande donc à Marianne la plus grande discrétion et de peindre seulement de mémoire le portrait d’Héloïse. Le film qui repose essentiellement sur ses deux actrices est tout en délicatesse et pudeur. La montée du désir est à l’image du film, discrète, loin du feu qui embrase l’affiche et la robe d’Adèle Haenel. On pourra reprocher à Céline Sciamma ses choix de mise en scène entre épure et âpreté mais il y a quelque chose de finalement touchant et beau dans toute cette flamme contenue, qui n’aurait demandé qu’à s’exprimer comme les violons sur le troisième mouvement de L’Eté des Quatre saisons de Vivaldi.