Brutasse turque
Je suis assis dans l'avion à coté d'un ours turc magnifique de lourdeur... Ses bras, ses cuisses poilues, son ventre débordent de son fauteuil. Et mon corps aussi dénudé que le sien (à savoir manches courtes et bermuda) touche ses poils, le garçon s'endormant presque sur moi... J'aimerais déboutonner sa chemise et mettre à l'aise son ventre serré par le coton de sa chemise. Il a de la chance que je sois facile et bear-tolérant. Il m'écrase et envahit mon espace vital. J'imagine, alors, très bien une nuit au lit avec lui. Écrasé contre le mur, lui à occuper deux tiers de l'espace. Je suis habitué à ce genre de compagnie et l'accepte, non par faiblesse, mais par affection pour ces brutasses dominantes qui, derrière leur lourdeur, ne mesurent pas leur faiblesse. Être un roseau contre les chênes : je plie, je ne romps pas mais que j'aime être à leurs côtés.















