Le thé glacé et la sieste au soleil n'y changeront rien, ce dimanche est un dimanche de plus à ne voir ni ne parler à personne. Le ciel bleu fait juste un peu diversion.
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year

祝日 / Permanent Vacation
we're not kids anymore.
taylor price
One Nice Bug Per Day
noise dept.

★

blake kathryn
🪼
No title available

Kiana Khansmith
Jules of Nature
will byers stan first human second
Claire Keane
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
KIROKAZE

Kaledo Art
todays bird
Cosimo Galluzzi

@theartofmadeline

seen from United States

seen from United Kingdom

seen from Türkiye
seen from Türkiye
seen from Bosnia & Herzegovina

seen from Malaysia

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from Malaysia

seen from United States

seen from United States
seen from Malaysia

seen from Argentina
@toke-k
Le thé glacé et la sieste au soleil n'y changeront rien, ce dimanche est un dimanche de plus à ne voir ni ne parler à personne. Le ciel bleu fait juste un peu diversion.
Les années douces, Taniguchi et Kawakami
2.0.17
danser dans le soleil ronronner et m’étirer comme Rose lire jusqu’à oublier le monde et le temps rire, à en pleurer faire des découvertes et des rencontres rêver, le jour, la nuit, follement prendre dans mes bras, me blottir écarquiller les yeux et les lever vers les étoiles retrouver les chemins d’Errance(s) vous voir, surtout toi, toi et toi, et toi pis toi aussi ne pas avoir peur
et souffler, enfin.
“L’amour est une île, quand on part on ne revient pas.”
“La passion est un fruit à croissance rapide, il retombe vite... et pourrit.”
“On ne rend jamais rien aux morts.”
“Il n’y a pas d’anciens amants, il y a des êtres qui se sont touchés, mêlés, emmêlés, qui ont été emportés par cette grâce et qui en ont gardé une confiance absolue.”
“[...] c’est drôle tout ce qu’on peut bouffer quand on est malheureux.”
“Les grands départs font peur quand on n’a pas l’habitude. On les envisage. Quand il faut monter dans le wagon, on hésite et on reste sur le quai.”
“Il y a des jours on est si heureux on devrait en faire des jours fériés.”
“Les vies que l’on n’a pas sont-elles les plus belles ?”
J'ai fait semblant tout l'été, je me suis planquée sous des parasols et enveloppée d'épaisses couches de crème solaire. J'ai presque réussi à me tromper moi-même. J'ai sans doute réussi à tromper tous les autres. Mais maintenant que le raisin remplace petit à petit le melon, que les parasols se replient, que les transats sont remisés jusqu'à l'année prochaine, je m'effondre. Derrière mon corps qui lâche, c'est ma tête qui n'arrive plus à le soutenir. Comme un toit qui s'affaisse à cause d'une charpente rongée de l'intérieur par des termites. Plus que jamais j'aurais besoin d'aide. Plus que jamais, la simple idée de la demander me paralyse, m'étouffe, me noie. Je suis une voie sans issue.
Arriver dans un petit coin de paradis, de ceux qui mettent l’eau à bouche. Avoir 10 ans et mettre les pieds dans l’eau à tout prix. Laisser monter l’orage, lentement, au loin, puis de plus en plus près. Exulter quand le tonnerre gronde de plus en plus fort. Passer une journée parfaite.
Je n'ai pas d'enfant. Ce n'est pas un choix. Ce n'est pas non plus un drame. C'est juste la vie. Mais j'ai un neveu. Je l'aime d'un amour grand comme ça.
Dans quelques jours, mon neveu va fêter ses dix ans. (Ce qui me file un sacré coup de vieux, mais là n'est pas le sujet.)
Ce midi, j'ai pensé à lui, en vacances au bord de la mer avec mes parents. C'est leur dernier jour là-bas. Son dernier cours de voile, sa dernière partie de pêche avec son papy (On me dit dans l'oreillette que, de toute façon, tout le poisson qu'ils mangent vient de la poissonnerie.), la dernière promenade en bord de mer… (Ne versez pas trop de larmes, en août, il part quinze jours en Corse avec ses parents.) (Je ne l'aime pas tant que ça finalement.)
J'ai donc pensé à lui et, l'espace d'un instant, je me suis demandée s'ils avaient parlé de cette nuit, s’il avait vu ces images, entendu ces horreurs. C'est un gamin anxieux. Je l'ai imaginé se remémorer le 13 novembre et surtout les consignes de sécurité apprises à l'école après ça. Et l'espace de ce même instant, j'ai perçu de façon saisissante qu'il allait devoir grandir et devenir adulte avec « ça ». Qu'il serait sans doute habitué à « ça ». Les larmes sont montées au rythme de ma nausée. Je me suis sentie triste pour lui. Et puis, quasi au même moment, je me suis dit que, peut-être, lui et ses copains seraient de fait bien mieux préparés que nous à affronter ce monde-là. Je n'ai pas su s'il fallait m'en réjouir. Vraiment, je ne sais toujours pas. C'est peut-être mieux comme ça, qui sait. Je me suis sentie impatiente de le serrer dans mes bras et de jouer avec lui. Et après j'ai pensé au gâteau que je vais devoir lui préparer : il a réclamé un opéra. Il y aura sûrement un décor Pokémon dessus, mais chut, c'est une surprise. Et puis je suis partie lui acheter un cadeau. Parce que c'est comme ça que la vie continue.
Prenez soin de vous. Prenez soin d'eux.
Il y a eu le réveil, pas tout à fait comme les autres jours. Il y a eu l'attente. Et le stress qui monte avec elle, irraisonné, irrésistible. Il y a eu les doutes et tout ce que j'ai remis (encore) au lendemain. Il y a eu moult pages rafraîchies et invariablement vides. Et puis il y a eu le compte à rebours. Le j'y vais-j'y vais pas. Puis le départ. Un faux-départ pour enfin lire son nom sur son téléphone. Et donc la route, un large sourire aux lèvres, le premier depuis longtemps. La route, interminable. Il y a eu l'arrivée et les sourires des copines, les félicitations des profs. Pas d'effusion, comme si c'était une évidence. Et peut-être que c'en était une, après tout. Et puis moi, un peu ailleurs, un peu à côté, un peu vide, comme je le suis depuis deux-trois jours. Et il y a eu de nouveau l'angoisse en écoutant les autres, en répondant tant bien que mal à leurs questions, à leur « et maintenant ? ». Il y a eu des gentils mots, qui font chaud, malgré tout. Et ceux qui enfoncent, un peu plus, sans le vouloir, j'imagine. Enfin, il y a ma déception en écho de ce silence assourdissant. Et ces plaques sous les yeux, stigmates de ces larmes impossible à contenir. Cette journée aurait dû finir dans le soulagement, la joie, la satisfaction. Ne reste que l'amertume. Et l'angoisse. Toujours l'angoisse.
(comme convenu, une photo de chat pour détendre l'atmosphère)
Comment ça va ?
Puisque tu veux vraiment savoir, ça ne va pas bien du tout. Je tourne autour, je fais semblant, mais la vérité c'est que je suis là, comme à l'arrêt, tétanisée et presque en permanence en apnée. J'te jure, j'arrive pas à respirer. Pas plus que je ne dors vraiment.
Il y a la fatigue, forcément, qui retombe, après cette course folle des neuf derniers mois.
Il y a la déception de ces promesses distribuées pendant des semaines, alors que j'avais rien demandé. Ces promesses qui m'ont rassurée quand l'angoisse de l'après commençait à poindre le bout de son nez. La déception qui m'a collé une claque au plus mauvais moment.
Et puis il y a cette trouille viscérale de pas y arriver, parce que 9 mois c'est trop court pour apprendre et 6 mois ça va passer trop vite.
Alors ça fait 15 jours que je me roule en boule, que je fais semblant devant et que je m'effondre derrière. Avec sans arrêt, sans putain de répit, un compte-rebours dans mon crâne, qui tourbillonne au milieu des idées noires, des doutes et d'un dégoût de moi-même qui commence à prendre toute la place.
Tu sais, cette pyramide ? C'est trop dur de monter les pierres une à une avant de la gravir. Les pierres sont trop lourdes pour moi. Je vais m'asseoir sur le côté et arrêter de les porter, j'y arriverai pas.
Voilà, tu voulais savoir comment ça va ? Maintenant tu sais. Fais-en ce que tu veux, j'ai arrêté de compter sur les autres, je suis toujours déçue. Je vais me débrouiller toute seule. Ou pas. Je vais lâcher un peu, je crois.
Et puis t'en fais pas, je vais glisser ça par-là, entre deux photos de chat ou de fleur, et ça passera tout seul. Tu pourras vite oublier.
Faudra juste pas trop me demander comment ça va.
Monsters
Après la pluie
Le bruit des gouttes sur le pavé Et cette odeur de pétrichor Mon cœur recouvert de buée Ton souvenir qui se décolore
Je rouvre les yeux après toi Je me relève après la pluie J'espère et je croise les doigts Enfin il y a cet autre lui
Et de nouveau mon corps réclame La caresse d'un rayon de soleil Celle de ses mains glisse sur mon âme Mon cœur s'emballe et s'émerveille
“Paris Paris combien Paris tout ce que tu veux boulevard des bouleversés Paris tu m'as renversé Paris tu m'as laissé...’
“Je marche dans tes rues qui me marchent sur les pieds je bois dans tes cafés...”
Si seulement vous aviez senti ces parfums...
Le saviez-vous ? Il suffit d'un peu de fatigue et de quelques notes de “Si maman, si” pour me mettre systématiquement à pleurer jusqu'à m'y noyer entièrement.
Édit de 16h07 : Sachez aussi que, du coup, un chaud rayon de soleil et la promesse d'un apéro-parc à vélo suffisent à sécher tout ça. (avec 1 ou 2h de sieste, ça aurait été parfait)