8 mars 02019 - 7h43 #Allauch
Le ciel est à tout le monde, et à tout le monde pareil parmi ceux dont les yeux fonctionnent. Bleu ou gris, il est beau, et tout le monde a sa part de beauté, il suffit d'apprendre à regarder. Quelque soit la condition économique, les difficultés temporaires ou permanentes traversées, la maladie, l'âge, la beauté et la permanence du ciel au-dessus de nos têtes nourrit tout le monde de manière égale. Et nous repositionne à notre place dans le grand cycle de l'univers (rappelons que techniquement, le ciel n'est pas bleu, c'est un effet d'optique n'est-ce pas). C'est quelque chose à laquelle je suis très sensible en tant que Marseillaise. A Marseille, l'une des immenses réalités, c'est que du Nord ou du Sud de la ville, les réalités socio-économiques ne sont clairement pas les mêmes, mais la mer est à tout le monde. Et ce n'est pas pour rien que le Sud, qui gouverne, refuse depuis des années de mettre en place des transports en commun décents pour rallier le Nord à l'Ouest (oui, la méditerranée est à l'ouest ici #remember).
Quand je prends le ciel en photo et le partage, j'offre au regard des autres tout autre chose que ce qui fait que les réseaux sociaux rendent malheureux : pas de jalousie possible sur le ciel de l'autre, en revanche, remplissage de réservoir énergétique au maximum. Et je partage quelque chose sans souffrir de la culpabilité de posséder les privilèges que je posséde et qui, malgré moi, écrasent des autres (pour moi-même : niveau de vie, mobilité et couleur de peau). Double hackage. C'est bon.










