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@vague-ment
Ca y’est j’en peux officiellement plus de vivre en coloc
Mdrrrr hier soir en rentrant chez moi (à 4h, saoule) je suis passée par le centre ville en vélo et là, paf, un food truck ouvert qui vend des bretzels?? Il faut savoir que je vis vraiment dans une toute petite ville, et elle était vide, et pour moi ce trajet retour s’apparentait à une traversée du désert et j’ai cru que c’était un mirage tellement c’était improbable. Et bref devant ce food truck, 3 allemands vieux et légèrement bizarres. Je me suis approchée et ils étaient trop contents, alors ils m’ont donné des saucisses et des bretzels? Et je les comprenait pas alors je disais “merci merci gut gut” ahaha et je suis repartie et ce matin je me demande si c’est vraiment arrivé tellement ça n’avait pas de sens
C’est marrant parce que mes potes en Allemagne me demandent souvent pourquoi je chope personne et tout et que c’est bizarre un peu et moi je crois juste que je suis arrivée à un point dans ma réflexion où je peux juste plus choper un gars en soirée quand il me dit “je te paye un verre car c’est ce qu’un homme est censé faire” ou ce genre de trucs. Je deviens de plus en plus révoltée je crois quant à la condition des femmes. Et les comportements de certains mecs en Allemagne, quand ils se croient juste tout puissants, me sortent par les yeux et je peux juste PAS. Et mes copains garçons ont pas du tout ce problème et ça les dérange pas et du coup on se comprend pas et foouuuhh où sont les gens qui me comprennent dans ce foutu pays.
J’ai bientôt 25ans et j’écoute Death and All His Friends de Coldplay au fond de mon lit comme si j’avais 16ans parce que je vis dans un pays qui me rend plutôt malheureuse et vulnérable et que je me sens révoltée contre tout et tout le monde comme quand j’étais ado et que la seule chose qui me calmait c’était Coldplay. On appelle ça la régression, et j’aime pas du tout.
Je viens de relire toutes mes petites histoire de l’époque où j’étais en Grèce et genre, c’était trop drôle en fait? Pourquoi j’ai arrêté d’écrire ici?
Je m’en suis trop voulu de pas avoir tenu un carnet là bas mais en fait j’avais quand même écrit plein d’anecdotes ici, tout simplement parce que mon ordi je l’ai toujours sous la main et que je suis trop flemmarde pour attraper un papier et un crayon. BREF
Alors on va parler un peu de l’Allemagne cette année si vous le voulez bien, vu que c’est là où j’ai posé mes valises. Vous me direz, POURQUOI? Moi même je ne sais pas. Sûrement étais-je alors sous l’influence d’un bel allemand avec lequel je me voyais déjà avoir des bébés Erasmus par centaines... Enfin bon.
Toujours est-il que je vis désormais en Bavière, dans une petite ville pas loin de Munich. Je découvre chaque jour à quel point ces gens sont différents de nous, et puis également les limites de mon corps concernant le nombre de pintes qu’il peut supporter. Parfois je suis heureuse d’être ici, parfois non. Parfois je me sens en Erasmus à nouveau, parfois je me sens complètement seule et perdue. Autant de sujets que je ne supporte plus vraiment de ressasser dans ma tête, donc autant poser ça ici!
Aujourd’hui ma mère m’a fait une énième réflexion sur mon poids. Alors je sais pas si c’est le stress de mon départ en Allemagne qui arrive, la fatigue de la courte nuit de la veille, ou simplement parce que ça fait bientôt 2 semaines que j’encaisse ses réflexions. Je me suis mise à pleurer comme un bébé. Ça fait tellement mal en fait, même à 24 ans, même quand ça fait des années qu’on apprend doucement à s’aimer, d’entendre qu’on est pas comme il faut. Ça réveille plein de trucs en moi, j’en oublie tous ces mois passés en Grèce à m’en foutre royalement, je redeviens une ado complexée nulle qui se renferme sur elle même. C’est dur de grandir parfois.
Coucou, c’est moi.
Cette année je suis rentrée à Toulouse et les mois ont filé à une vitesse incroyable. Je n’ai même pas su me poser “les” questions qui me tournent dans la tête d’habitude: où est-ce que je vais comme ça, est-ce que je me sens bien dans mon corps et dans ma tête, est-ce que mon environnement est positif ou nocif, que pensent ces gens de moi, que va-t-il se passer ensuite.
A vrai dire j’en sais vraiment rien. Je suis arrivée là, je me suis brusquement retrouvée entourée de plein de gens, à étudier des choses que je n’avais jamais étudié, à prévoir un nouveau semestre à l’étranger dans un pays que je n’avais jamais eu envie de visiter, à manger et boire n’importe quoi sans me poser la question. J’avais emmené des carnets dans lesquels je n’ai jamais écrit, ma guitare que je n’ai jamais touché, une liste de choses à visiter que je n’ai jamais vu.
En fait j’ai l’impression de n’être jamais vraiment rentrée, que ces 6 mois c’était comme un gros brouillard entre deux destinations. Je n’ai pas pris le temps de me poser, je crois. Ça doit être le pris à payer pour bouger partout.
En tout cas, mes études en France sont terminées, je m’envole pour l’Allemagne dans quelques semaines. Je ne sais pas ce qui m’attend du tout du tout, mais après tout si c’était pas comme ça ce serait beaucoup moins marrant.
J’ai vidé ce tumblr de tout ce qui me faisait honte, et au passage j’ai réalisé que c’était vraiment mon endroit pref pour crier dans le vide. Ça n’a aucun sens de revenir ici dès que ça va pas mais on dirait bien que c’est comme ça since 2013 et que c’est pas près de changer. D’un côté c’est hyper cool de me relire, de l’autre je vois qu’on est 2018, que je suis toujours paumée, que j’ai toujours peur de grandir, et que je m’embarque toujours dans des relations galères avec des garçons instables. Par contre j’ai encore plus d’auto-dérision au fur et à mesure, trop hâte d’être une vieille femme cynique qui sirote du Gin toute la journée.
Ça fait une semaine que je suis rentrée chez moi et j’ai l’impression que ça fait 10 mois. Je suis exécrable avec ma mère et je passe mes journées enfermée dans ma chambre à attendre et attendre et attendre que quelque chose se passe. Je sais pas comment j’arrive à être si nulle en tout après cette année. J’étais tellement active et tellement sociable et j’avais confiance en moi. De retour chez moi je recommence à essayer 20 tenues et à me trouver moche dans toutes, à avoir peur de tenir des conversations, à être de mauvaise humeur, à m’angoisser pour des choses futiles, à mal parler. Je me sens énervée tout le temps contre tout le monde. Je suis en train de me perdre sévère il faut vraiment que je bouge d’ici.
Ma vie en ce moment c’est traîner avec un couple. Ça a l’air hyper triste comme ça mais en vrai jme sens trop bien avec eux et ils sont contents de m’avoir donc on est bien.
Bon là on regarde des airbnb à Mallorque et on trouve que des trucs avec un lit king size et un petit lit de camp collé à côté ça commence peut être à aller trop loin.
J’ai vécu à Athènes
Dans deux jours je quitterai la Grèce et voilà ce que j’en ai retenu. Athènes est une ville exceptionnelle, complexe, artistique. C’est aussi une ville qui souffre énormément. Je suis fière d’y avoir vécu, d’avoir pris le temps de la comprendre profondément. J’y ai trouvé beaucoup d’humanité, de la part de personnes qui vivent avec très peu. J’y ai vu beaucoup de créativité, à chaque coin de rue, sur chaque mur, dans tous ces cafés et ces bars qui fleurissent partout, dans les musées qui savent réinventer notre manière d’appréhender l’Histoire. J’ai beaucoup ri à Athènes, j’ai rencontré des amis, j’ai perdu des amis, j’en ai rencontré d’autres, et finalement peu importe. J’ai beaucoup serré les dents aussi. A Athènes j’ai vu la misère, les ravages de la crise, et les ravages de la drogue. Mais à Athènes je n’ai jamais eu peur, personne ne m’a jamais suivi dans la rue ou sifflé ou appelé, j’ai toujours reçu de l’aide quand j’en avais besoin et j’ai appris à desserrer les poings dans les rues désertes. Depuis Athènes j’ai voyagé, beaucoup. J’ai découvert à quel point la Grèce est un pays riche, non seulement en Histoire mais en diversité. Du haut du Mont Olympe jusqu’à l’eau cristalline des Cyclades, en passant par des villages de pécheurs sur pilotis, la vibrante Thessalonique et la vue imprenable au sein des Météores. En Grèce je me suis éduquée, tant aux anciens mythes qu’aux croyances d’aujourd’hui. et j’ai appris à respecter et à comprendre la piété. Et puis à Athènes aussi je suis tombée amoureuse, pas l’amour qui angoisse, qui demande de la réserve et de jouer la distance, non, un amour tout simple, qui ne demande rien et ne promet rien, qui fait juste du bien.
A Athènes je me suis un peu mieux comprise au fond, c’était une parenthèse dans ma vraie vie qui m’a permis de prendre du recul. J’ai compris la valeur de ce que je possède: du temps, beaucoup beaucoup de temps. Donc merci la Grèce, c’était bien cool, on se revoit très vite.
Donc en l’espace de deux jours j’ai appris que:
- je me réoriente complètement
- je vais passer 1 semestre en Allemagne
- mais mon keumy allemand sera plus en Allemagne
- par contre il arrive à Athènes dans 2 jours et ça j’étais pas censée le savoir
Bon.
Euh franchement demain je me casse sur une île pour deux jours faire de la rando et me baigner, je rentre mardi et mercredi je repars en Crète pour 4 jours de springbreak et quand je rentre y’a @monbateau qui arrive. Fin genre. Ça va la vie quand même non?
L’autre soir on m’a volé mon sac, mais je crois que c’est le vol le plus doux que j’ai jamais vu. J’ai constaté l’absence dudit sac et j’ai tout de suite compris car bon, à Athènes c’est très fréquent. J’ai commencé à percher dans mon coin en prenant compte de la gravité du truc (#jesuisà2000kmdechezmoisanstelephoneargentnipapiersniclés). Mais mes potes m’ont fait asseoir, ils m’ont dit on s’en occupe. Ils ont parlé à un type louche qui était là avec son bébé chien et qui pensait avoir vu le voleur. Alors on m’a posé le bébé chien sur les jambes et puis certains sont partis poursuivre le voleur pendant que les autres ont appelé ma banque, ont bloqué tout ce qu’il fallait, m’ont dit ça va aller, tu es belle (mdr) et m’ont expliqué où j’allais dormir, où on allait se rendre le lendemain pour refaire mes papiers. Et moi j’étais là avec mon bébé chien et je disais “ouioui” ahahaha. En y repensant je devais être ridic mais franchement jm mes potes forever c’est le sang de la veine maintenant
Demain je retrouve ma mère, ça veut dire que demain je lui annonce que je me suis fait tatouer. Si vous entendez plus jamais parler de moi vous inquiétez pas elle m’aura juste arraché la tête puis enterrée
C’est marrant ça fait 3 mois que je suis “retournée” en Erasmus depuis les vacs de Noël, donc c’est exactement la même période de temps que j’avais eu avant de rentrer pour Noël justement, et je me sens exactement dans le même mood, c’est-à-dire: irritable, agacée, déprimée et un peu seule. C’est comme si 3 mois c’était genre ma date d’expiration pour m’amuser en Erasmus. Au-delà j’étouffe, je m’ennuie, les gens me saoulent, et j’ai juste envie d’être chez moi enroulée dans mon plaid à discuter avec mes copines. Heureusement ma mère arrive dans quelques jours, on va partir presque deux semaines en road trip dans toute la Grèce!! Et franchement je suis autant excitée par notre programme que par l’idée de juste me sortir de cette bulle/secte cheloue qu’on a ici
Et à part ça il me reste 10j pour boucler mes dossiers de master mais no stress yolo