« Il y a toujours plusieurs façons dâobĂ©ir aux ordres, la police aujourdâhui choisit la pire. » Interview de Xavier Eman.
Au Royaume-Uni, le meurtre dâHenry Nowak a relancĂ© le dĂ©bat sur lâaccusation de prĂ©jugĂ©s antiblancs dâune police Ă deux vitesses et provoquĂ© des Ă©meutes oĂč les agents, jugĂ©s coresponsables de la mort du jeune homme, ont Ă©tĂ© vivement pris Ă partie.Â
Revenant sur lâĂ©vĂ©nement qui a mis le feu aux poudres sur Ligne droite, Jean-Eudes Gannat a Ă©voquĂ© la « dĂ©gĂ©nĂ©ration de la police »  : « on voit la police refuser de croire Henry Nowak lorsquâil dit quâil a Ă©tĂ© poignardĂ© et, au contraire, elle le traĂźne au sol et le menotte. Une image commence aussi Ă faire le tour du monde : on y voit sa main exsangue, dâune blancheur extrĂȘme, menottĂ©e et plaquĂ©e par des mains gantĂ©es de policiers, comme une allĂ©gorie des peuples europĂ©ens maintenus en servitude jusquâĂ ce que mort sâen suive, par des systĂšmes froids et dĂ©shumanisĂ©s par un antiracisme dĂ©lirant. Et dans ce systĂšme, il existe un rouage important que la droite française se refuse Ă dĂ©noncer Ă hauteur de ses dĂ©rapages : câest la police. »
Presque au mĂȘme moment, sur notre territoire, les forces de lâordre mettaient fin Ă une confĂ©rence privĂ©e de lâessayiste amĂ©ricain Jared Taylor organisĂ©e par le groupe Les Natifs. Les mĂȘmes qui, quelques jours plus tĂŽt, Ă©taient infoutus dâempĂȘcher le sac de la capitaleâŠ
Dans lâexcellente mouture n. 210 de la revue ĂlĂ©ments â quâil convient de se procurer en ligne Ă dĂ©faut de sây abonner â Xavier Eman commettait une tribune au titre polĂ©mique « Police partout, justice nulle part ! » oĂč il Ă©voquait la diffĂ©rence de traitement entre les autochtones et les « chances pour la France » et illustrait lâadage « forts avec les faibles, faibles avec les forts ». Un sentiment aujourdâhui largement partagĂ© par nos concitoyens.
Pourtant, en matiĂšre de rĂ©pression policiĂšre, chaque camp sâestime particuliĂšrement ciblĂ© :
Les antifas se disent persĂ©cutĂ©s par une police quâils jugent « fasciste ».
Les populations issues de lâimmigration dĂ©noncent des contrĂŽles au faciĂšs systĂ©matiques.
Les « petits Blancs » (patriotes, agriculteurs, Gilets jaunes ou militants pro-vie) dĂ©plorent une violence dâĂtat disproportionnĂ©e, souvent bien plus fĂ©roce que celle subie par les deux premiers groupes.
Xavier Eman fait la somme et tire les conclusions qui sâimposent.
Breizh-Info.com : Dans votre tribune « Police partout, justice nulle part ! » vous fustigez cette derniÚre, comme étant « contre le peuple ». Ne pensez-vous pas y aller un peu fort ?
Xavier Eman : Que chacun sâinterroge sur la derniĂšre interaction « positive » quâil a eue avec la police⊠La rĂ©ponse se trouve là ⊠Entre trois contrĂŽles routiers, deux tabassages en manif et une interruption dâun spectacle de DieudonnĂ© ou dâune confĂ©rence Jared Taylor, je crains quâil nây ait pas grand monde pour vous raconter de belles histoires de sauvetage dâune agression par la marĂ©chaussĂ©e ou de restitution de biens dĂ©robĂ©s lors dâun cambriolageâŠÂ Il me semble quâil y a en effet une dĂ©rive de la police, qui a toujours Ă©tĂ©, bien entendu, le chien de garde du systĂšme, mais qui assurait parallĂšlement, au moins un minimum, la sĂ©curitĂ© physique et la tranquillitĂ© relative des citoyens « honnĂȘtes ». Aujourdâhui, elle ne remplit plus que le premier rĂŽle.
Breizh-Info.com : Ne peut-il pas sâagir simplement de votre ressenti, pour utiliser un terme Ă la mode ? Les Français de papier affirmant quâils sont, eux, les victimes dĂ©signĂ©es au faciĂšs de la rĂ©pression policiĂšre ?
Xavier Eman : Câest peut-ĂȘtre un « ressenti » mais il est en tout cas nourri dâun nombre non nĂ©gligeable dâĂ©lĂ©ments trĂšs concrets. Il suffit, par exemple, de comparer le nombre de blessĂ©s, dâĂ©borgnĂ©s, de mis en examen, de dĂ©fĂ©rĂ©s et de condamnĂ©s lors des Gilets Jaunes Ă celui des itĂ©ratives « Ă©meutes » des « jeunes » des citĂ©s. « Il nây a pas photo », pour employer une autre expression Ă la mode.
Cela ne signifie Ă©videmment pas quâil nây a pas de violences ponctuelles dans dâautres cadres, contre des jeunes issus de lâimmigration par exemple, mais celles-ci sont en gĂ©nĂ©ral trĂšs vigoureusement rĂ©primĂ©es et condamnĂ©es, et, par ailleurs, dĂ©noncĂ©es avec scandale et emphase Ă longueur de journaux et dâĂ©missions tĂ©lĂ©visĂ©es. Mettez-en parallĂšle le traitement mĂ©diatico-politico-judiciaire de « lâaffaire » Adama TraorĂ© avec celui du martyr de la jeune Fiorina Lignier, et concluez vous-mĂȘme.
Breizh-Info.com : Les policiers ne font-ils pas quâobĂ©ir aux ordres ?
Xavier Eman : Si, sans doute, mais câest aussi la dĂ©fense de tous les fusilleurs, les massacreurs, les kapos et les tortionnaires tout au long de lâhistoire. Par ailleurs, il y a toujours plusieurs façons « dâobĂ©ir aux ordres » et personne nâest obligĂ© de faire du zĂšle dans lâexĂ©cution de ceux-ci. La police, aujourdâhui, est presque systĂ©matiquement « forte avec les faibles » et « faible avec les forts ». De nombreuses personnes qui ont participĂ© au mouvement des Gilets Jaunes peuvent tĂ©moigner quâelles nâavaient pas en face dâelles de pauvres fonctionnaires contraints et forcĂ©s de « faire leur mĂ©tier » mais des individus pleins dâenthousiasme dont certains prenaient clairement du plaisir Ă leur ratonnade anti-française. Que cela soit le rĂ©sultat de leur « frustration » lors dâautres opĂ©rations face Ă dâautres populations est un autre dĂ©bat, mais ce nâest pas en tout cas au manifestant ou au citoyen lambda dâen faire les fraisâŠ
Dâailleurs, mĂȘme dans des contextes moins violents, lâarrogance, le langage, les postures de « cow-boys » donneurs de leçons des policiers lors de contrĂŽles routiers, de contrĂŽles dâidentitĂ© ou dâinterventions dans des actions politiques ou syndicales, comparĂ©s Ă leur dĂ©fĂ©rence, leur prudence et leur retenue vis-Ă -vis des voyous et des racailles est devenue proprement insupportable pour les « honnĂȘtes gens », qui travaillent, paient leurs impĂŽts et ne cherchent quâĂ vivre tranquillement.
Il y a bien sĂ»r des exceptions et des contre-exemples, mais cela ne change pas grand-chose au constat « massif », « systĂ©mique » comme on aime dire aujourdâhui. Dans toute institution, il y a des gens formidables, courageux et dĂ©vouĂ©s, mais cela nâempĂȘche malheureusement pas ces institutions de pouvoir ĂȘtre dĂ©voyĂ©es et mĂȘme de devenir nĂ©fastes.
Breizh-Info.com : Vous dĂ©noncez « une collusion entre jeunes des citĂ©s et forces de lâordre« . Quâest-ce Ă dire ?
Xavier Eman :  Pour le coup, jâĂ©voquais un cas ponctuel oĂč, face Ă une manifestation de jeunes identitaires, bandes ethniques et forces de lâordre se sont trouvĂ©es cĂŽte Ă cĂŽte pour « dĂ©fendre la citĂ© ». Une « coopĂ©ration » quâon a vu encore plus marquĂ©e en Angleterre lors des Ă©meutes de lâĂ©tĂ© dernier, durant lesquelles les responsables communautaires musulmans donnaient carrĂ©ment des ordres aux reprĂ©sentants de la police face Ă la colĂšre autochtoneâŠÂ En fait, tout est un rapport de forces, et il est clair quâaujourdâhui la « peur » a changĂ© de camp et que les personnels de police nâont plus dâautre choix que de « nĂ©gocier » avec les voyous qui les mettent rĂ©guliĂšrement « à lâamende » dans des quartiers oĂč ils osent Ă peine mettre les piedsâŠÂ Les seules personnes qui craignent Ă lâheure actuelle vĂ©ritablement la police sont les citoyens lambda et, marginalement, les humoristes non politiquement-corrects, les historiens et Ă©crivains dissidents et les militants patriotes. Câest Ă la fois ubuesque et tragique.
Breizh-Info.com : Beaucoup prĂ©tendent que ce nâest que lorsque les forces de lâordre â police, armĂ©e â traversent les barricades pour se joindre aux insurgĂ©s quâune rĂ©volte se transforme en rĂ©volution. Que rĂ©pondriez-vous Ă ces incorrigibles romantiques ?
Xavier Eman :Â Â Quâils peuvent continuer longtemps Ă rĂȘver et Ă beugler âla police avec nous!â tout en se faisant gazer et en prenant des coups de tonfa pendant que les OQTF se baladent tranquillement dans les rues, que les racailles saccagent Paris Ă chaque occasion âfestiveâ et que les dealers ne se cachent mĂȘme plus pour vendre leur merde.
Les membres des forces de lâordre sont avant tout des fonctionnaires, plus soucieux de leur plan de carriĂšre, de leurs jours de rĂ©cupĂ©ration, de leurs primes et de leurs points de retraite que de toute autre considĂ©ration. Il ne sâagit pas de les accabler ou de les mĂ©priser pour cela, car câest le cas de la trĂšs grande majoritĂ© des salariĂ©s, mais il ne faut rien en attendre de plus, câest tout. Si le pouvoir change un jour de direction, leurs coups de matraques et leurs tirs de LBD viseront de nouvelles cibles, en fonction des nouveaux ordres, en attendant les suivants, etcâŠ
Breizh-Info.com : Henry Nowak est mort au Royaume-Uni, poignardĂ©, pendant que les policiers qui auraient pu le sauver le menottaient au sol. Lâimage de sa main exsangue a fait le tour du monde. Est-ce selon vous un accident, une bavure, ou le symptĂŽme visible dâun systĂšme qui a intĂ©riorisĂ© que certaines vies comptent moins que dâautres ?
Xavier Eman : Câest Ă©videmment une faute professionnelle extrĂȘmement grave, que lâon peut donc qualifier de « bavure ». Au delĂ de lâĂ©motion lĂ©gitime quâelle a suscitĂ© et qui, je lâespĂšre, entraĂźnera une prise de conscience chez beaucoup, cette tragĂ©die est rĂ©vĂ©latrice de la vĂ©ritable terreur mentale quâa rĂ©ussi Ă imposer lâidĂ©ologie dite « antiraciste » dans lâesprit dâun nombre croissant dâeuropĂ©ens. Pour eux, le risque dâĂȘtre taxĂ© de « racisme » est la plus grande frayeur possible, synonyme de vĂ©ritable « mort sociale », donc ils sont vĂ©ritablement obsĂ©dĂ©s par cette « Ă©pĂ©e de DamoclĂšs » et son prĂȘts Ă tout pour Ă©viter quâelle les frappe, quitte Ă sacrifier la vĂ©ritĂ© (comme dans lâaffaire des gangs de violeurs ethniques) ou la sĂ©curitĂ© voir la vie de leurs compatriotes. Henry Nowak est un martyr de la tyrannie antiraciste.
Propos recueillis par Audrey DâAguanno
Photo dâillustration : ĂlĂ©ments n. 210
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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