🏴☠️L’orgueilleuse devise des formations d’assaut italiennes durant la grande guerre : « Me ne frego » (Je m’en fous), écrite sur le pansement d’une blessure, n’est pas seulement une profession de philosophie stoïque et le résumé d’une doctrine purement politique : c’est l’entraînement à la lutte, l’acceptation des risques qu’elle comporte ; c’est un style nouveau de vie italienne. C’est accepter et aimer la vie, ignorer le suicide et y voir une lâcheté ; c’est comprendre la vie comme un devoir, une élévation, une conquête : la vie doit être haute et pleine : vécue pour elle-même, mais surtout pour les autres, proches et lointains, présents et futurs…
Le 15 juin 1918, le commandant Freguglia convoqua le capitaine Pietro Zaninelli et ordonna une attaque contre les Autrichiens retranchés à la " Casa Bianca " de Montello. Il était essentiel de conquérir le bâtiment mais, et le major l'a bien précisé, c'était une mission suicide. Zaninelli a répondu - et est-ce une légende ou une histoire ? Le courage et l'abnégation doivent être estimés : "Monsieur le commandant, je m'en fous (Me Ne Frego), faites ce que vous avez à faire pour le roi et la patrie".
Et c'est ce qu'il a fait, obtenant la médaille d'argent de la valeur militaire pour sa mémoire avec cette motivation : "Il a été mortellement blessé par une mitrailleuse ennemie à la tête de l'Arditi de sa compagnie, après les avoir menés à trois reprises à l'assaut d'une position ennemie au chant de l'hymne du bataillon"…
Via la cagoule 1937

















