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@voguehaleines
Cette nuit-là, ayant pris un pot avec Charlotte (c’était toujours le bordel pour revenir de Nanterre), j'étais rentré tard, vers une heure du matin. J'avais trouvé cette fille dans mon lit, endormie, occupant ma chambre. C'était la petite Aurélie, la fille de la voisine du n°14. Celle qui avait une grande gueule. Une femme du Sud-Ouest, qui élevait seule sa fille. Jamais je ne l'avais croisé au bras d'un homme. Aurélie ne connaissait pas son père. Sa mère avait fait un bébé toute seule et vantait sa liberté de mère célibataire. Je ne m'étais pas tout de suite aperçue de sa présence, elle est tellement petite. Tout était calme et sombre dans l'appartement.
Je m’étais jeter sur le lit pour ôter mes chaussures. C'est là que j'avais senti la forme son petit corps massif. J'avais sursauté. Elle s'était écartée et avait ouvert un œil. "Salut !". Marmonna-t-elle. "Qu'est-ce-que tu fous là dans mon lit ?" Lui avais-je demandé avec un sourire bienveillant. "Ton frère est sorti hier soir bouffer dans une pizzeria avec sa femme. Il n’y avait personne pour garder les jumeaux. Ils dorment dans l'autre chambre. Je me suis proposée. Ils m'ont filé un peu de fric." "Cool" me contentais-je de répondre. "Demain je bosse, il faut que je me couche maintenant". Continuais-je. "Pas de soucis, je te fais de la place" se contenta-t-elle de me répondre. Elle s'écarta vers la droite du lit. J'ôtai mon pantalon et gardai un t-shirt et un caleçon. "Comment ça ! tu dors à poils ?" A peine étais-je entré sous le drap que mon bras avait frôlé sa peau. Elle était nue. "Oui, toujours, j'ai toujours trop chaud en fait !" Elle me répondit avec un sourire appuyé. J'avais allumé la petite lampe de chevet qui diffusait une lumière tamisée. Elle avait les cheveux défaits. Blonds cendrés et bouclés, comme ceux de sa mère. "Euh, tu ne veux pas te rhabiller un peu, c'est gênant !". "gênant pour qui ?" Sourit-elle. "Ok, comme tu veux." Me contentais-je de lui répondre. Nous commençâmes à parler de choses et d'autres. De son lycée, de ses notes, de ce qu'elle ferait plus tard. "Ça y est, j'ai plus sommeil" me lança-t-elle. "C'est cramé !". " Moi non plus " lui répondit je, troublé de la sentir si proche de moi. Elle s'était redressée et sans pudeur aucune laissait poindre ses petits seins dressés hors du drap. « On fait quoi ? " Me demanda-t-elle " Je ne sais pas. Tu veux que je t’apprenne à jouer aux échecs ?" J'attrapais le vieil échiquier en cuir marron et sorti d'une boîte, les pièces en ferraille, je les disposais sur le lit entre elle et moi. Je lui enseignais le mouvement des pièces. La tour : mouvement vertical ou horizontal uniquement. Le cavalier dessinant dans tous les angles possible une sorte de "L", la diagonale du fou fuyant dans toutes les directions. Elle répétait avec application les mouvements. Elle était détendue, souriante. Cela l'amusait. Elle était assise en tailleur et j'entrevis sa petite chatte blonde qui sortait de la couverture et des draps. J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur autre chose que son corps et mon désir montait au fur et à mesure que nos mains s'entrecroisaient sur le jeu. "Ok on arrête, j'en ai marre !" Cela faisait une dizaine de minutes à peine que j’avais débuté son apprentissage et elle en avait déjà assez. "Si tu veux" lui répondis-je. "On fait quoi maintenant ?" Elle m'observait fixement. Son regard s'était posé sur ma bouche et non sur mes yeux. Elle attendait une réponse. Elle avait pris un ton sérieux et ses lèvres ourlées s'ouvraient très légèrement laissant filer un petit souffle d’air. Je posais la main derrière sa nuque et la caressait légèrement. "Tu l'as déjà fait ?" lui demandais-je. "Oui, ne t'inquiètes pas" se contenta-t-elle de me répondre.
Mon érection devenait douloureuse. Je me libérais du caleçon et lui fis l'amour avec une extrême douceur, procédant avec lenteur, pour être sûre de ne pas lui faire mal. Je la laissais choisir ce qu'elle souhaitait ou ce qu'elle ne souhaiterait pas que je lui fasse. Son corps ondulait sous ma langue. C'était magique. J'ai retrouvé dans les paroles de la chanson Blanche de Pierre Perret toutes les émotions que je ressentis cette nuit-là. Ma Blanche à moi s'appelait Aurélie. En la pénétrant, j'avais ressenti comme une petite résistance. Mon sexe était si dur que la sensation ne dura que quelques instants. Je pus m’enfoncer jusqu’au bout. Son vagin mouillait abondamment. Elle était légère, docile. La formation au jeu d'échecs avait cédé la place à des caresses et des positions pour elles inédites. D'instinct, elle y répondait, les prolongeait. Me chevauchant, elle abandonnait sa tête contre la mienne, mordait mes lèvres. Ses cheveux recouvraient mon visage. Je n'avais jamais ressenti autant pareil contrôle sur un autre corps, elle me suivait docile, gémissante et humide. Elle jouit à plusieurs reprises et n'y tenant plus, je m'abandonnais en elle.
Le calme revînt dans la pièce. Sa respiration haletante avait laissé place à un grand silence gêné. Elle avait tourné la tête vers la fenêtre de la chambre pour éviter mon regard. "Que se passe-t-il Aurélie ? Ça ne va pas ?" Elle se retourna vers moi lentement. Elle avait ramené les couvertures jusqu'à son cou et ne laissait entrevoir que sa jolie petite tête. A l'inverse de tout à l'heure, elle était redevenue pudique, fragile. Une larme coulait sur sa joue. « Je t'ai fait mal, tu as mal ? "Lui demandais-je paniqué. "Non ce n’est pas ça, je n'ai pas mal, ne t'inquiètes pas." Je compris alors ce qui se passait et un sentiment d'effroi me parcouru. "'non, Aurélie. Pas ça ! C'était la première fois ? Mais tu m'avais pourtant dit que." Me coupant la parole : "Fallait bien un jour que ça m'arrive. Ne t’inquiète pas. C'était très bien avec toi." Elle était encore vierge, j'étais le premier, elle avait quatorze ans, m'avait piégée et ne prenait pas la pilule. Elle n’était pas étrangère au déroulement de la situation en même temps que je réalisais le danger de la mienne. Elle pouvait tomber enceinte et elle était mineur. Sans une certaine goujaterie je lui demandais la date de ses dernières règles. Par chance, elles étaient récentes. Moi qui avais été si prudent avec Chantal, n'acceptant qu'un premier rapport protégé, forçant ma mère à nous conduire chez une gynécologue pour lui prescrire une pilule, je me retrouvais quelque année plus tard coupable d’une grande légèreté.
Les jours qui suivirent je n'en menais pas large. Allait-elle tenir sa langue, garder pour elle cette romance d'un soir ? Lorsque j'arrivais de Nanterre, m'approchant du bâtiment du 8 mai, je rasais les murs, craignant de tomber sur sa mère. C'est sûr qu'elle m'arracherait les yeux si l’histoire était remontée jusqu’à elle, peut-être irait-elle jusqu'à porter plainte contre moi. Je recroisais Aurélie à son retour du lycée, accompagné de deux copines. Elle me sourit discrète. Mais quelques messes basses plus tard, partagée avec ses deux copines, finirent par me convaincre qu'elle avait parlée. En me dépassant, les deux filles se retournèrent vers moi avec ostentation et me poursuivirent du regard. J'interprétais à leur petit rictus qu’elles validaient le choix d'Aurélie.
Je béni cette époque où les réseaux sociaux n'existaient pas. La tentation d'étaler le moindre détail de sa vie privée et intime n'était pas encore de mode. Nous évitions de nous parler quand nos chemins se croisaient. Quinze jours plus tard, s'approchant furtivement de moi, elle m’informa que ses règles étaient revenues. J'étais soulagé. Je la remerciais. Je ne devais la revoir que de loin en loin, avant qu’elle ne disparaisse de la même façon qu’elle s’y était invitée.
Le monarque des Indes
si un jour vous m'invitez chez vous...oubliez de m'offrir de boire un whisky, je déteste (excepté le whisky japonais) ..'Voici un indice ..sur fond de jazz ou de n'importe quoi de Michel Petrucciani
mon coup de gueule du matin
la dernière connerie à la mode. Vincent Cassel serait masculiniste ! MDR !
Il n'y aura qu'à écouter le son de sa voix, sa musicalité et la féminité qu'il s'en dégage ou bien encore ne retenir qu'une image, celle de ce profond regard mélancolique et grave que lui offrit X.Dolan pour se convaincre du contraire.
Que tous les phobiques du genre aillent se faire foutre et arrêtent de nous péter les couilles avec leurs thèses non binaire de merde.
la virilité n'est pas quelque chose de toxique.
Françoise Dolto nous expliquait naguère qu'un enfant naissait dans "le génie de son sexe" et.rien d'autre.
fuck !
Alejandro Wolf
TOUGH DUDES - Mitch Fit