June 8, 1897 Rilke and Andreas-Salomé: a love story in letters (1897-1926)

Kiana Khansmith
occasionally subtle
ojovivo
cherry valley forever
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

Andulka
Jules of Nature

oozey mess
hello vonnie
Lint Roller? I Barely Know Her

titsay
Monterey Bay Aquarium

No title available
🪼
No title available

ellievsbear
Mike Driver
DEAR READER

Origami Around
NASA

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from Canada
seen from Canada
seen from United States
seen from United States
seen from United Kingdom
seen from Canada

seen from Singapore
seen from United States
seen from United States
seen from Hong Kong SAR China
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
@weekendpoetry
June 8, 1897 Rilke and Andreas-Salomé: a love story in letters (1897-1926)
The Queen of Mexican surrealists: Leonora Carrington (England-Mexican, 1917 - 2011), ca. 1939 - by Lee Miller (1907 - 1977), American
Survival (1983–85) by Jenny Holzer
“Trois nuits devaient s'écouler encore avant que la lune eût pleinement de son disque arrondi les contours. Dès que, brillant de tout son éclat, elle montre tout entier son corps à la terre, Médée sort de son palais, la robe flottante, un pied nu, les cheveux épars sur ses épaules nues. Seule et sans témoin, elle porte ses pas incertains dans l'ombre et le silence de la nuit. Tout est dans un plein repos, et l'homme, et l'habitant de l'air, et l'hôte des forêts. Le serpent assoupi rampe sans bruit sur la terre. Le feuillage est immobile. L'air humide se tait. Seuls, les astres semblent veiller dans l'univers. Médée lève les bras vers la voûte étoilée. Elle tourne en cercle trois fois. Trois fois de l'eau d'un fleuve elle arrose ses cheveux. Elle jette trois cris affreux dans les airs, et pliant un genoux sur la terre, elle dit : “Ô nuit, fidèle à mes secrets; étoiles au front d'or, qui, avec la lune, succédez aux feux du jour; et toi, triple Hécate, témoin et protectrice de mes enchantements; et vous, charmes puissants; arts magiques; terre, qui produis des plantes dont le pouvoir est si grand; air léger, vents, montagnes, fleuves, lacs profonds, dieux des bois, dieux de l'antique nuit, je vous invoque : venez tous à mon secours ! Par vous, quand je commande, remontent vers leurs sources les fleuves étonnés; par vous, je brise, ou j'excite le courroux des mers; je dissipe ou je rassemble les nuages; je chasse ou j'appelle les vents. Mes enchantements font périr les serpents, ébranlent les forêts et les rochers, déracinent les arbres attachés à la terre. À ma voix, les montagnes s'agitent, la terre mugit, les mânes sortent de leurs monuments; et toi, lune, quoique le bruit de l'airain diminue tes travaux, je te force à descendre jusqu'à moi; à ma voix pâlissent et le char enflammé du Soleil mon aïeul, et le char vermeil de l'Aurore. Par vous, j'ai amorti les flammes que vomissent les taureaux; par vous, je les ai domptés et soumis au joug : ils ont frémi de sillonner la terre; par vous, les guerriers nés du serpent se sont détruits avec leurs propres armes; par vous j'ai assoupi ce dragon, de la toison gardien infatigable; et la Grèce a reçu cette riche dépouille conquise par mes soins. Maintenant j'ai besoin de ces sucs puissants par lesquels l'homme, dans sa vieillesse, se renouvelle, et revient à la fleur de ses ans. Je les obtiendrai sans doute; car les astres ne brillent pas en vain de tant d'éclat; car ce n'est pas en vain que ce char, traîné par des dragons ailés, est descendu vers moi”.”
— Ovide, Les métamorphoses
“« Je t’ai désirée avant de te connaître : ton visage, mon imagination me l’a montré avant mes yeux. »”
— « Que je vous aime, que je t'aime ! » | Ovide, Les Héroïdes
“Mais il vaut mieux que ton absence soit courte, car avec le temps les regrets s'assoupissent, l'image de l'absent s'estompe et le coeur s'entr'ouvre pour un nouvel amour.”
— Ovide
“L'oréade prend le char, les dragons, et s'élève dans les airs. Elle arrive dans la Scythie, s'arrête sur le sommet escarpé du mont Caucase, dételle les rapides serpents, cherche la Faim, et la voit arrachant péniblement, avec ses ongles, avec ses dents avides, quelques brins d'herbe rare, indigente, dans un champ hérissé de rochers. Ses cheveux se hérissent et couvrent son œil éteint; la Pâleur siège sur son front; ses lèvres sont livides; ses dents aiguës, noircies par la rouille; sa peau rude, au travers de laquelle on peut voir ses entrailles; ses os arides et décharnés se soutiennent en squelette courbé; pour ventre elle a la place que le ventre occupe. Sa poitrine se creuse, et sa gorge desséchée semble pendre à l'épine du dos. La maigreur a grossi ses articulations; ses genoux pointus ont une jointure énorme, et ses talons s'enflent et s'allongent en dehors. D'aussi loin qu'elle la voit, et n'osant s'approcher d'elle, l'oréade lui transmet les ordres de Cérès. Elle s'arrête à peine, et cependant croit déjà sentir l'aiguillon de la Faim. Elle se hâte de remonter sur son char, tourne les rênes, et revole aux champs de Thessalie. La Faim, quoique dans tous les temps si contraire à Cérès, se dispose à exécuter l'ordre qu'elle reçoit. Un tourbillon rapide l'emporte au palais de l'impie. Elle entre alors que le sommeil sur ses yeux répandait ses pavots. La nuit couvrait la terre de son ombre. La faim s'étend sur lui, l'embrasse, le serre sur son sein : sa bouche impure souffle dans sa bouche; et quand de son haleine les poisons dévorants ont pénétré ses entrailles et courent dans ses veines, le monstre quitte une terre pour lui trop fertile, regagne ses rochers arides et son affreux désert. Encore bercé dans les douces illusions du sommeil, Érysichthon demande et voit des mets imaginaires. Il ouvre une bouche avide, fatigue ses dents sur ses dents, et son gosier ne reçoit que du vent. Il s'éveille; une faim ardente le presse et le déchire. Elle règne dans sa gorge aride et dans ses entrailles, gouffre toujours avide. Il ordonne, et sur sa table les mets se succèdent en vain. On dépeuple pour lui les airs, les forêts, et les mers. Il dévore sans cesse, demande d'autres mets, d'autres mets encore, et reste insatiable. Ce qui nourrirait un peuple tout entier ne peut lui suffire; et plus il avale, il engloutit, et plus sa faim s'augmente. Tel l'Océan qui boit tous les fleuves de la terre, appelle encore leurs flots. Telle la flamme croît plus elle a d'aliments; tout ce qui la nourrit étend sa rage au lieu de la calmer, et consumant sans cesse, elle s'irrite en consumant : tel Érysichthon reçoit, dévore, et demande toujours. Rien ne peut apaiser l'horrible faim qui le travaille, et plus il veut l'assouvir, plus elle est implacable.”
— Ovide, Les Métamorphoses, Érysichthon (VIII, 725-776)
Procné trouve un lieu où lui retirer les signes sacrés, découvre le visage honteux de sa pauvre soeur, veut l'embrasser, celle-ci ne supporte pas de lever les yeux, elle se croit rivale de sa soeur, elle jette au sol son regard, à elle qui veut jurer et prendre à témoin les dieux que par violence elle a vécu la honte, la main sert de voix. Procné brûle, ne contient pas sa colère et les pleurs de sa soeur, elle attaque : "on ne peut rien faire avec des larmes, dit-elle, mais avec le fer - ou alors tu as quelque chose de plus fort que le fer ? à toute barbarie, moi, ta soeur, je suis prête. Moi, avec ces torches je vais cramer le toit du palais royal, je jetterai Terée, le coupable, dans les flammes, ou bien sa langue, ou ses yeux, ou les parties qui ont pris ta pudeur, je les trancherai au fer, par mille blessures je chasserai sa vie de meurtrier. Je suis prête à tout, au pire. A quoi, je ne sais pas encore."
Ovide, les Métamorphoses, "Philomèle et Procné", Livre VI, trad. par Marie Cosnay, Editions de l'Ogre, 2017.
« Crois-moi, il ne faut pas hâter le terme de la volupté, mais y arriver insensiblement après des retards qui la diffèrent. Quand tu auras trouvé l’endroit que la femme aime à sentir caressé, la pudeur ne doit pas t’empêcher de le caresser. Tu verras les yeux de ton amie briller d’un éclat tremblant, comme il arrive souvent aux rayons du soleil réfléchis par une eau transparente. Puis viendront des plaintes, viendra un tendre murmure et de doux gémissements et les paroles qui conviennent à l’amour. Mais ne va pas, déployant plus de voiles [que ton amie], la laisser en arrière, ou lui permettre de te devancer dans ta marche. Le but, atteignez-le en même temps ; c’est le comble de la volupté, lorsque, vaincus tous deux, femme et homme demeurent étendus sans force. Voilà la conduite à suivre, lorsque le loisir te laisse toute liberté, et que la crainte ne te contraint pas à hâter le larcin d’amour. Lorsqu’il y aurait danger à tarder, il est utile de te pencher de toute ta force sur les rames et de donner l’éperon à ton coursier lancé à toute allure. »
—Ovide, "L'Art d'aimer"
Comme les tiges légères brûlent quand on a ôté les épis, comme les haies s’enflamment quand un voyageur de hasard en approche sa torche ou en laisse brûler le feu en plein jour, ainsi le dieu se laisse aller aux flammes, ainsi dans sa poitrine il brûle et nourrit, avec espoir, un amour impossible.
Ovide, Les Métamorphoses Livre I • Daphné (Metamorphōseōn librī)
La beauté grandit dans la fuite.
Ovide, Les Métamorphoses Livre I • Daphné (Metamorphōseōn librī)
Narcissus.
L'Aurore (Dawn) (1881) by William-Adolphe Bouguereau (French, 1825 – 1905), oil on canvas, 87.6 in (222.5 cm) x 42.1 in (107 cm), Birmingham Museum of Art, Birmingham
Carl Sterry - Cyllarus en Hylonome (1894)
Personne ne garde sa forme ; créatrice des choses la nature rend aux uns les figures des autres.
Ovide, Les Métamorphoses Livre XI • L'évolution des eaux (Metamorphōseōn librī)
Aurora (L'Aurore) (c. 1884) by Jules Lefebvre (French, 1836 – 1911), signed lower left: Jules LeFebvre, oil on canvas, 81 1/8 by 42 ¾ in. (274.6 by 108.5 cm), Private Collection
Circe Invidiosa by John William Waterhouse (1892)