Ubick, Philip K. Dick
Plein d'intuitions brillantes mises en scène au moins efficace ? Un peu de mal, étant petit lecteur de science-fiction, à situer dans quelle mesure le bouquin crée ses propres motifs — son espèce de phénoménologie sordide constamment reconduite à coups de twists sans fin, le rapport presque hippie qu'il entretient avec la religion, la tech et le consumérisme, etc. — ou s'il pioche dans un fonds commun de tropes déjà structuré avant lui. Dommage que ce soit si long, pas loin d'être illisible et rempli de deus ex machina prévisibles qui n'ont même pas la politesse d'être un petit peu malins. Cousinage plus que tiré par les cheveux mais, s’il faut choisir, je préfère largement le syncrétisme foutraque et lysergique du Dantec des Racines du mal : c'est à peu près le même seuil de nullité technique mais au moins il donne tout sur la pyrotechnie. Il y a une forme de sécheresse peine à jouir dans la manière qu'a Dick de faire n'importe quoi qui me laisse toujours un peu sur le côté.














