les groupes officieux ; explications.
Dans une ville sous tensions, nul ne sera surpris de voir apparaître des groupuscules de différents bords, aux différents objectifs. Qu'ils soient apparus avant, pendant, ou après la guerre, chacun possède un but et met en œuvre ce qu'il faut pour le réaliser.
le nid : les empoisonneurs.
(tw: mort, meurtre, drogue.)
∙ Le Nid a vu le jour bien avant la naissance de Kilsharpe, et ce quand bien même la quasi-totalité de ses membres sort aujourd'hui de ses rangs. C'est au cours du XIVe siècle que le groupe, petite société au cœur des plus grands noms du Haut, trouve ses racines. Créé par Béatrice Courbois, descendante d'immigrés français, Le Nid, tenant son nom de la façon dont on désigne une colonie de scorpions, regroupa rapidement les empoisonneurs les plus réputés de New York dans le but de développer et, par la suite, expérimenter lors de missions qui leur ont été confiées différents poisons de leur œuvre.
∙ Le Nid n'a jamais eu d'existence officielle. Un nombre incalculable de rumeurs circulent autour d'eux, notamment de par leur habitude sournoise de laisser, jamais très loin du corps de leur victime, l'aculeus d'un scorpion ou quelque chose s'en rapprochant. Signature discrète mais existante, il arrive régulièrement que les forces en charge d'enquêter, de façon légale ou non, sur les meurtres manquent ce détail qui, pourtant, possède son importance. Rien n'a jamais fuité sur la société secrète qu'ils forment : chaque Scorpion – surnom donné à ses membres – prête, au moment de son adhésion, un serment de fidélité au groupe et chaque trahison, aussi minime soit-elle, risquerait d'ajouter un nom à la liste des cobayes et potentielles victimes du groupe.
∙ Pendant ses premières décennies d'existence, Le Nid était exclusivement féminin, et majoritairement français. C'était l'une des dernières volontés de Béatrice : que sa gestion reste dans la poigne d'une femme, qu'elle soit ferme ou délicate. Elle-même mère, elle légua à sa fille aînée les rênes de ce petit empire qu'elle créa, et la tradition naquît : depuis plus d'un siècle maintenant, les descendantes de Béatrice se suivent, chacune ayant renoncé à prendre le nom de son époux ou épouse pour perpétrer celui qui, avec le temps, devint aussi légendaire que la femme qui le porta.
∙ Depuis quelque temps, Le Nid a mis en place un nouveau poison à effet lent : le trésor. Diffusé sous forme de petite pilule ambrée, rappelant aux fins connaisseurs la couleur du scorpion dont il tient son nom (l'ananteris tresor), le trésor circule dans les rues de New York comme le ferait chaque nouvelle drogue au sein du dédale veineux de la ville ; de bouche à oreille à langue contre langue, il provoque, de prime abord, une sensation semblable à celle du LSD (accélération du rythme cardiaque, manque de coordination, hallucinations) mais qui, à force de consommation, provoque un déréglement dans le corps de la victime : fièvre, sudation, vomissements, hypotension artérielle, jusqu'à la mort par encombrement pulmonaire, comme le venin d'un scorpion. La mise en place étant encore assez récente, il n'existe que quelques rares cas de morts pour l'instant, permettant de ne pas encore alimenter les rumeurs sur Le Nid.
prometheus : ignaris anti-magie.
(tw: armement, kidnapping, harcèlement.)
∙ Au cœur des vestiges de la Guerre est né un groupuscule aux idées révolutionnaires. Fatigués et galvanisés d'une colère commune face à la petitesse avec laquelle était considéré leur statut, des Ignaris du Haut et du Bas s'allièrent pour former une alliance dans le but de lutter contre la magie. Voleurs de foudre de notre univers, ils prirent conscience que, dans un combat qui n'était pas gagné d'avance, ils s'apprêtaient à défier les dieux magiques. C'est ainsi que naquirent les Prométhées, portés par leurs idéaux, leurs convictions, et cette colère trop longtemps gardée sous silence.
∙ D'abord trois, puis cinq, puis dix, puis quinze, ils ne comptent aujourd'hui plus les membres dans leurs rangs, soulignant par leur soutien commun le nombre d'oubliés, de mal-vus, de marginaux peuplant les rues d'un New York qui, selon eux, est gangrené par la magie et ses utilisateurs. Aujourd'hui, leur but est simple : prouver que les mages ne sont pas supérieurs à eux et que la magie peut être contrée, voire assouvie. Si le groupe est encore récent, s'il a encore besoin de consolider ses fondations et d'agrandir son savoir, la motivation de ses membres est une aide plus que précieuse lorsque la plupart d'entre eux créé leurs vies, aujourd'hui, autour de Prometheus.
∙ Les Prométhées se veulent insoumis et indomptables, et savent que la puissance réside dans le nombre. Qu'ensemble, ils sont plus fort et plus capables. Si les compétences et les possessions ne sont pas maîtres mots d'une adhésion, un nombre important d'entre eux sait manier l'armement non magique, tel que les pistolets, revolvers, fusils, grenades, et autres bombes de leur confection, dans le but de se défendre autant que d'attaquer. Quand bien même les actions restent, pour le moment, silencieuses et discrètes, le groupe se prépare et pourrait être amené, dans le futur, à passer à une vitesse supérieure. Dans l'attente de ce moment, les membres les plus expérimentés apprennent à ceux qui le sont moins comment manier une arme et parvenir à toucher sa cible au tir, dans le but de s'assurer une autodéfense contre l'oppresseur et le harcèlement que certain.e.s peuvent subir au quotidien.
∙ Parmi le champ d'action de Prometheus se trouvent aussi quelque chose à même de révolutionner, à sa façon, le monde magique. Chaque invention, ou presque, possède son contraire. Son opposé. Quelque chose capable de la désamorcer ou de réparer ses dégâts. Grâce à Prometheus, c'est le cas des tatouages de sigils. C'est parmi leurs rangs qu'est née une technique encore à l'expérimentation et, avec elle, la première faille du groupe. Les Prométhées ont réussi à mettre au point une technique d'annulation et de suppression des sigils tatoués sur des cobayes, volontaires ou non, en tatouant par-dessus une entrave permettant de libérer la magie canalisée sous la peau du mage. L'acte est extrêmement douloureux et épuisant, et l'est proportionnellement à l'âge des tatouages, et risquerait d'entraver définitivement la magie de l'ex tatoué.e. Si les Prométhée offrent le service aux mages souhaitant se débarrasser de leurs tatouages, une partie du groupe s'adonne également au kidnapping et au tatouage de force, quand bien même le.a mage ne serait pas consentant, créant des tensions au sein même du groupe.
black priests : les sacrificateurs.
( tw: sacrifices humains, graphic content.)
∙ Les Black Priests (littéralement : prêtres noirs) forment un groupuscule relié à la famille Herne, tenant leur nom des messes noires qu'ils pratiquent. A leur tête se trouve Aloysius Thorpe (pnj), homme de foi et de sciences d'une soixantaine d'années. Si les termes religieux prêtent à confusion sur leurs activités réelles, les sacrifices auxquels ils s'adonnent, dans le plus grand des secrets, n'ont pas tant à voir avec Dieu ou autre force supérieure, que des recherches scientifiques en lien avec l'alchimie et la transmutation. Ils ont cet objectif commun, les guidant dans cette quête d'une vie : repousser les limites contraignantes de la magie blanche.
∙ Il n'y a que deux façons d'être témoins de l'existence de ce groupe : en les rejoignant, ne se trouvant dans leurs rangs que les membres les plus brillants et avides de connaissances et de découvertes de la famille, la constellation, ou la nébuleuse des Herne, ou en se retrouvant contre eux. Dans un cas comme dans l'autre, les secrets sont gardés ou réduits au silence, leur permettant une pérennité dont ils jouissent avec le plus grand soin.
∙ L'avidité et la détermination que possèdent les Black Priests face au savoir existe depuis que le monde est monde, et qu'importe s'ils doivent repousser les limites de la bienséances jusqu'à s'en moquer, quand bien même les recherches impliquent la mort d'autres êtres humains. Ainsi, s'il est impossible de dater avec exactitude le commencement de ces expériences, on peut cependant noter une recrudescence des pratiques à partir de la fin des années 40, jusqu'à nos jours.
∙ Les Black Priests possèdent un rituel de sacrifice précis. Chaque messe noire commence par une prière (eukhé), récitée à voix haute, les mains levées et les paumes dirigées vers le ciel. Une offrande est ensuite faite sous forme de libation, appelée khoé, avant que le sacrifice (thysía) soit finalement pratiqué. Les Black Priests utilisent le sacrifice par cardiectomie, pratique consistant à extraire de sa cage thoracique le cœur encore palpitant du sacrifié à l'aide d'une dague.
les hirondelles : les marieuses, envers du décor.
∙ Officiellement, elles n'existent pas. Leur travail consiste simplement à écouter les astres et jouer les entremetteuses dans le cas d'une recherche de mariage, rien d'autre. Et pourtant... Les Hirondelles ont vu le jour lorsque les marieuses se sont rendues compte de l'impact qu'elles pouvaient avoir. Si elles sont fidèles aux astres et à ce qu'elles y lisent, après tout formées en astrologie de par leur occupation de marieuses, elles sont également là pour allier féminité et combat, et ainsi agir insidieusement sur la place de la femme dans la société moderne pour venir à bout du sexisme qu'elles subissent depuis bien trop longtemps.
∙ Semblables à des espionnes, les Hirondelles savent, écoutent, découvrent au travers de discussions intimes avec leurs client.e.s, et s'arrangent toujours pour mêler le mysticisme à ce qui les attrait : une amélioration de leur situation. Elles ne sont rattachées à personnes, ne vendent les informations qu'elles obtiennent à personne, et se contentent simplement de mener les pions là où elles veulent les amener ; dans le respect des demandes de leurs client.e.s.
∙ C'est dans l'esprit d'Elif Demir qu'est née, il y a près de soixante ans, l'idée d'utiliser leur métier pour servir leurs fins. Fatiguée de voir la femme et la mage rabaissées, dans le New York des années 50, elle a décidé de prendre les choses en main et d'instaurer à l'ordre des marieuses un souffle nouveau. Toutes partageaient cet avis sur la situation mais, pensant que l'individualité risquerait de leur causer des torts, elles ont préféré garder pour elle ce que leur inspirait le monde, jusqu'à ce qu'Elif ne donne un coup de pied dans la fourmilière. L'idée a germé et, peu à peu, les affaires se sont mises en place.
∙ Utilisant la religion à bon escient, les Hirondelles pratiquent pluri-hebdomadairement des offrandes envers les astres pour qu'ils acceptent de les accompagner dans leur quête, et leur donne la force et le courage d'avancer : si l'univers était de leur côté, alors pourraient-elles frapper plus fort tout en gardant la discrétion qui est leur fort. Personne ne soupçonne réellement les marieuses d'agir de la sorte sur la société actuelle, et c'est très bien pour elles.
∙ C'est à elles que l'on doit certains des plus grands changements sociétaux qui ont marqué notre époque. À l'aide de mariages et d'alliances approuvés ou non, elles ont permis à des idéaux de se rencontrer et de jouer en leur faveur, influençant des décisions politiques par le simple fait de laisser deux personnes se connaître dans l'intimité. Certaines d'entre elles ont également pris la décision d'être volontaire pour se marier avec des grands de ce monde pour réussir à influer sur eux.
the grim whistle : agitateurs politiques.
∙ Les bannis, les marginaux, les laissés pour compte. Des hommes et des femmes aclaniques, parfois des familles entières, qui ont dû renoncer ou qui ont fait le choix de partir de ce qu'ils avaient toujours connu. Se retrouver banni, c'est parfois pire que la mort, et iels en ont conscience. Âmes esseulées, quand bien même iels le vivent bien ou mal, il n'y a pas de doute sur la façon dont leur clan a décidé de les traiter une fois leur départ engendré : pour la plupart d'entre eux, il y avait la damnatio memoriae au bout du chemin. Et puis après ?
∙ The Grim Whistle. Le sifflet sinistre. Le nom a fini par sortir un soir, autour d'une bouteille de bourbon, dans un bar qui a fini par devenir le leur ; peut-être l'un des plus grands avantages à avoir un patron parmi leurs rangs. Comment se sont-ils trouvés ? Les relations. Le bouche-à-oreille. Savoir qu'il y avait quelque part dans New York quelqu'un qui vivait la même chose qu'elleux leur ont donné cette idée de rencontre. Ils ne se promettaient d'abord aucun lien fort, aucune loyauté ; s'ils n'en avaient pas eu pour leur clan, pourquoi en auraient-ils entre elleux ? De façon hebdomadaire, les réunions se firent dans ce bar du Bas, au Creamy Tap Room, à Woodlawn. Et au rythme des verres sifflés dont on tapait le dessous contre le bois des comptoirs ou des tables, une mélodie se dressa. Un autre sifflement. Le début d'une histoire.
∙ Le groupuscule vit officiellement le jour à la date où son nom fut acté, le 4 décembre 2017, un peu plus d'un an après le début de la Guerre des Corbeaux. Welland Kirton se dégagea comme le leader naturel du mouvement, et c'est d'entre ses lèvres que naquit l'idée d'un tel nom. Les Grims, aussi appelé.e.s Siffleur.euse.s, trouvèrent cette opportunité de ralliement au cœur d'un conflit dont iels étaient tantôt lassés, tantôt ressentaient cette colère bouillonnante d'en subir autant de conséquences. L'idée était soufflée depuis longtemps : les clans étaient nocifs pour un quotidien de paix. Aussi longtemps qu'ils perdureraient, les conflits le feraient aussi, et des vies seraient perdues. Il était temps que ça cesse.
∙ Les Grims n'ont pas, à l'heure actuelle, pour vocation à prendre les armes. S'ils connaissent la magie, qu'elle soit blanche ou rouge, s'ils savent pour certains se servir d'artilleries non-magiques également, il n'est pas question, pour eux, de faire couler du sang. Pas volontairement. Agitateurs politiques de la défense des idéaux anti-claniques, ils se distinguent par leur façon de frapper : toujours par surprise, là où on les attend le moins. Leurs cibles sont aussi diverses et variées que possible, et on ne leur connaît aucun lieu de prédilection, aucune stratégie redondante non plus. Leur plus grand coup reste celui orchestré par Welland, le 16 novembre 2020, à la veille de la signature du traité de paix qui mit fin à la guerre. Les Grims étaient arrivés dans le quartier de la Curie, scandant des heures durant des slogans sinistres ponctués de leurs sifflements si particuliers, si représentatifs, jusqu'à ce que le dernier d'entre eux ne se fasse arrêter. Ils furent relâcher le lendemain, n'ayant commis aucun crime autre que celui d'exprimer leur avis. Ce fut, jusqu'à aujourd'hui, leur plus gros coup.
∙ Au fil des mois et des années, leurs rangs se sont agrandi jusqu'à accueillir plusieurs dizaines de membres. Tous, aujourd'hui, se rejoignent autour d'un objectif commun : convaincre l'enfant Seong de la branche aînée, banni.e, de les rejoindre dans leur périple, donnant à leur cause une importance d'autant plus conséquente grâce à sa présence hypothétique auprès d'eux.
ravenvale : guilde de mercenaires.
∙ Si la date exacte échappe à la mémoire des New Yorkais, Ravenvale a vu le jour au siècle dernier, à l'aube de l'été 1956. Fondée par Lovie Dreyar, son but a toujours été simple et est, depuis, resté inchangé : permettre aux mercenaires du Bas de retrouvés tous les contrats au même endroit, et de ne pas avoir à négocier les prix. Sorte de communauté pour mercenaires qui souhaiteraient déléguer tous ces points et se concentrer uniquement sur les missions, elle a vu passer, au cours des soixante-cinq dernières années, tout type de personnes et de soldats, pouvant presque se targuer de connaître les moindres options en lien avec le mercenariat.
∙ Ravenvale n'a jamais clairement eu pour but d'offrir aux mercenaires, bannis de leur clan, un port d'attache dans le dédale new yorkais. Et pourtant. Sous le regard bienveillant de Lovie et malgré son caractère bien trempé, certain.e.s pouvaient et peuvent encore trouver, le temps d'une nuit ou deux, un endroit où se reposer, où glisser ses lèvres dans une pinte de bière ou un verre de whisky, et où perfectionner sa magie et son utilisation des armes. Des liens se sont créés au fil du temps, des histoires entremêlées, et Ravenvale a presque su prendre des airs de clan marginal, au profit de soldats parfois plus égarés qu'iels ne voudraient bien l'admettre.
∙ Ravenvale se trouve à l'est de Morrisania, à la limite du quartier, sur la E169th Street. Sous ses allures de bar clandestin rappelant les activités des Seong, il est nécessaire de connaître un mot de passe, changeant toutes les deux semaines, pour être autorisé.e à passer le pas de la porte. Dernier en date : Gordonsucks. Personne ne pose de question ou ne remet en doute. Les lieux ont changé à quelques reprises depuis les six dernières décennies, faisant parfois l'objet d'attaques de la part de citoyens voyant d'un trop mauvais œil les mercenaires et leurs activités. Incendie, explosion, des événements ayant causé la perte de certain.e.s membres de la guide, dont celle de Lovie en 1971. Depuis, les systèmes de défense ont été largement renforcés.
∙ Dans l'enceinte du bâtiment, il n'est pas rare de voir les conversations monter et les esprits s'échauffer. C'est monnaie courante, là-bas, que d'assister à un duel impromptu entre deux mercenaires, sous les regards tantôt amusés, effarés ou blasés des autres personnes présentes. Les tensions retombent cependant toujours lorsque la tête de Ravenvale passe le bout de son bec pour remettre de l'ordre dans les rangs, au moins jusqu'à ce que les principaux intéressé.e.s ne quittent les lieux.
∙ Beaucoup de mercenaires ont pu perfectionner leurs techniques à force d'échanges, d'entraînements, voire parfois d'apprentissage plus approfondi encore que celui offert aux mercenaires en devenir. Ravenvale est peut-être encore jeune à l'échelle du monde, il n'en est pas moins devenu un lieu incontournable pour toute personne concernée. Il est dit qu'aucun mercenaire n'aurait avancé dans sa carrière sans y montrer, au moins une fois, les étincelles de sa magie.
rivertry : camp d'entraînement.
∙ Si le Haut a Brakebills, qu'a donc le Bas ? Certes, les étudiant.e.s du Bas ont la possibilité, s'iels le souhaitent, de suivre des cours de l'autre côté de la Ligne. Mais tou.te.s ne possèdent pas les mêmes opportunités, ni les mêmes envies, ou voient cette réalité en face : Brakebills apprend à ses étudiant.e.s tout ce qu'il faut savoir sur la magie blanche. Mais elleux, ça n'est pas celle qu'iels pratiquent. La problématique a été soulevée il y a près de soixante-quinze ans, quelques années après l'ouverture de l'université du Haut, et c'est ainsi que Rivertry est née.
∙ Rivertry tient son nom de son créateur, Marcus Rivertry, membre de la constellation des Goddrie, lassé de voir les jeunes – et moins jeunes – du Bas manquer de cours pour apprendre à maîtriser et optimiser leur magie rouge. Trouvant injuste que rien ne soit dispensé pour elleux, il ouvrit ce qui pourrait s'apparenter au mélange d'une petite université et d'un dojo et qui, jusqu'à aujourd'hui, a vu sa notoriété grandir et sa légende se bâtir. Avec son prestige, bien que rien ne soit jamais devenu officiel aux yeux du gouvernement du Bas sur le pourquoi du comment de la structure, les prix à l'année ont eu tendance à augmenter également, pour pouvoir prodiguer aux entraîneurs un petit salaire dans le but de les remercier pour leur investissements auprès des personnes présentes. Le tarif est, aujourd'hui, d'environ $850 à l'année.
∙ Située aux deux derniers étages d'un building de Marble Hill, sur le territoire des Goddrie, Rivertry a aménagé des salles d'entraînement et d'autres plus théoriques, pour permettre à tou.te.s les chanceux.euses sélectionnés de suivre une sorte de cursus moins contraignant que l'université, uniquement basé sur la pratique de la magie rouge et sa maîtrise, mais qui n'en reste pas moins le plus complet possible. Parmi les personnes présentes pour mener à bien les différents entraînements et apprentissages peuvent se trouver d'ancien.ne.s mercenaires ayant décidé de raccrocher avec leur précédent métier, des soldats, des médecins, et toutes autres personnes ayant eu recours à un usage régulier voire quotidien de la magie rouge au long de sa vie, suffisamment pour accumuler les connaissances nécessaires à sa présence ici. Ils ne sont jamais nombreux à enseigner au même moment, et les roulements se font pratiquement chaque année ; soit par lassitude, soit parce qu'iels ont pu avoir la sensation d'avoir déjà enseigné tout ce qu'ils pouvaient. Il n'y a aucun diplôme requis pour prendre cette place, seule l'expérience de vie et de terrain compte.
∙ Depuis 2011, c'est Jemma Breedlove, une mage de quarante-cinq ans, ancienne mercenaire née dans la constellation du clan Czerny, qui est à la tête de Rivertry. Suite au désistement de l'ancien directeur, elle a été désignée, pour la première fois depuis la création de la structure, à l'unanimité pour reprendre son rôle, après des années d'enseignement dans l'enceinte – elle avait commencé sa carrière de « professeur » en parallèle à son rôle de mercenaire. On lui connaît une main de fer, mêlée à un talent surprenant pour les relations humaines.
∙ L'adhésion à Rivertry se fait via le bouche-à-oreille. S'ensuit une étude au cas par cas des volontaires, où ne sont gardés que les plus motivés et les plus méritants aux yeux de Jemma Breedlove et des entraîneurs en poste, puisque seule une trentaine d'élèves est sélectionnée chaque année. Une réponse à une demande d'adhésion prend entre deux semaines et un mois à arriver au domicile de/de la demandeur.euse, et est reçue sous forme de rose noir avec cinq épines en cas de refus, ou d'un glaïeul d'Illyrie en cas d'acceptation.