Du poisson durable en circuit-court, ça existe ?
Si vous êtes sur cette page, c’est que vous voulez acheter du poisson. Et du bon poisson !
Pas n’importe lequel, on est d’accord. Un poisson durable, local, avec des pêcheurs bien payés et une vente en circuit-court. Un beau poisson qu’on pourrait trouver sur Alancienne par exemple, non ?
Malheureusement, ce poisson n’existe pas. En tout cas, pas sur Alancienne. Ou du moins, pas encore.
Bon allez, on arrête de vous faire tourner en bourrique et on vous explique où on veut en venir.
Qu’est-ce qu’un poisson durable ?
Pour ce qui est de la viande, on s’intéresse et on se sensibilise de plus en plus. On le sait, il est indispensable de limiter notre consommation et d’arrêter l'élevage intensif. Tant pour notre santé que pour celle de la planète.
Mais pour les animaux marins, on fermerait presque les yeux. Pourtant, l’impact d’une surpêche ou d’un poisson venu de l’autre bout du monde a tout autant d’impact.
Selon une étude UFC Que choisir, 86 % des poissons sur les étals sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks surexploités. C’est quand même un sacré chiffre !
1. Choisir son poisson selon la saison
Comme une tomate qu’on s’interdit en hiver ou une clémentine qu’on ne déguste pas en été, chaque poisson a sa saison.
Sur le site des Pêcheurs de Bretagne, vous trouverez le détail pour chaque poisson dans un très beau tableau bien rempli.
Par exemple, pour le 1er avril, vous pourrez vous régaler d’eglefin, de maquereaux, ou encore du rouget. Par contre, on y va mollo sur le tourteau, les anchois ou les saint Jacques qui sont en fin de saison.
2. Regarder d’où vient le poisson
Manger local, c’est valoriser les producteurs et productrices près de chez soi. Et ça marche aussi quand on choisit son poisson ! Evidemment, toutes les villes ne sont pas à moins de 200km d’une côte. Mais si on peut au minimum choisir une pêche française, c’est déjà un bon début. Bye bye le saumon de Norvège ou le colin d’Alaska ! Il existe même de délicieux poissons ou crustacés dans les rivières tout près de chez nous.
3. Se diriger vers un élevage durable
Dans un premier temps, on se renseigne sur l'élevage. Malheureusement, aucun élevage piscicole n’est bon pour la planète. Il faut donc se diriger vers les poissons sauvages, dont le goût de la chair est incomparable. Et où l’impact climatique est moindre.
Ensuite, on limite toutes les espèces menacées ou surexploitées. Si vous avez un doute, le WWF vous fait ses recommandations sur quel poisson ou crustacé choisir.
Et comme pour les élevages bovins ou avicoles où l’abattage a une place importante, il faut aussi surveiller les méthodes de pêche. Celles-ci ne doivent pas avoir d’impact sur l'écosystème marin. Pas de chalut ni de drague qui raclent les fonds marins. Mais on privilégie les petits bateaux, la pêche à la ligne ou à pied.
Tous les labels ne se valent pas sur la pêche. Mais quelques uns restent très fiables :
« Bar de ligne – Pointe de Bretagne », porté par l’Association des ligneurs de la pointe de Bretagne
« Artysanal Pêche artisanale garantie », porté par l’association Smart, qui s’appuie sur l’ONG Forum mondial des pêcheurs et des travailleurs de la pêche
Le mieux reste de demander directement à sa poissonnière ou son poissonnier préféré !
Où trouver du poisson sauvage bien pêché ?
Vous l’aurez compris, pas sur Alancienne. En tout cas, pas dans l’immédiat.
Pour les fêtes, on arrive à vous avoir de belles huîtres et saint Jacques de Normandie en direct de pêcheurs engagés. Mais gérer des stocks aussi frais et fragiles sans garantie de commandes derrières, c’est très compliqué. C'est pourquoi c’est uniquement possible pour nous lorsqu’on organise des pré-commandes.
Alors si vous tenez vraiment vraiment à avoir du poisson local et durable sur Alancienne, harcelez-nous de mails pour qu’on lance des pré-commandes !
Et sinon, on vous recommande Poiscaille. C’est l'équivalent du panier de fruits et légumes, mais version marin. Un circuit-court de la mer, avec poissons et crustacés 100% français et issus d’une pêche durable. 48h maximum entre la pêche et votre assiette, les pêcheurs sont tous rémunérés de façon juste et aucun n’utilise de chimie ou autre intrant. Promis, y’a aucun anguille sous roche ni même baleine sous gravillon ! Vous pouvez y aller les yeux fermés.