01. ⋆ Îles flottantes suspendues entre les courants aériens ouest de Valethar. Ses cités et villages planent au-dessus de mers et terres, reliés par des ponts de vent et des arches de pierre suspendue. C’est une nation libre et mouvante, unie non par la contrainte, mais par le respect mutuel de l'air et du ciel.
02. ⋆ Elle fonctionne selon un modèle confédéral, composé de villes et villages autonomes, chacun gouverné par un chef. Ces chefs représentent les intérêts, coutumes et particularités de leur lieu de vie au sein du conseil central : l’Assemblée des Vents.
03. ⋆ Les peuples qui l’habitent, les AURALITHS, doux gardiens du son et de la vibration et les KAERIOS, fils des orages et du tonnerre, incarnent les deux visages de l’air : la brise apaisante et la tempête fracassante.
04. ⋆ Sa capitale est perchée au sommet de la plus imposante des îles. SKYRION est une cité construite sur plusieurs niveaux, bâtie de pierre blanche, de colonnes dorées et de terrasses ouvertes sur le vide et les nuages.
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Écoute, voyageur. Pose tes armes, ton fardeau et tends l’oreille car voici le murmure ancien, celui qu’on ne confie que sous la lueur vacillante d’une flamme. L’histoire d’Astraelia. Ce n’est pas une fable… mais un héritage.
Au commencement Astraelia n’était rien, rien qu’un soupir suspendu dans l’éternité, un voile d’ombres sans lumière, sans son, sans finalité. Il n’y avait ni terre, ni ciel. Le silence y régnait : absolu, immobile.
Soudain, au cœur de ce néant, quelque chose frissonna. Une pulsation muette. Une volonté sans forme ni visage. Elle vibra une première fois, puis une deuxième et enfin, une troisième… Si puissante qu’elle fendit l’obscurité comme un éclair traverse le ciel nocturne.
De cette brèche naquirent les Astrae.
Elles jaillirent, lumineuses, portées par un dessein oublié. Toutes baignées d’une lumière ancienne et mystique. Les Astrae ne se contentèrent pas de briller, non, elles œuvrèrent. Le vide devint souffle, le souffle vibration, la vibration forme et peu à peu un monde prit racine ; Astraelia.
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Les Astrae traversèrent ce jeune monde, elles y semèrent les cycles, le mouvement, l’harmonie. Puis, quand leur tâche toucha à son terme, elles s’effacèrent. Non pas dans la mort, mais dans le don de soi. Leur lumière se fondit dans le ciel et là où elles disparurent… Demeura cependant un fragment. Un cristal vibrant, porteur d’une essence. Feu. Eau. Air. Terre. Nature.
Ce furent les Cristaux Primaires.
Mais toutes ne disparurent pas : certaines Astrae s’élevèrent encore et se figèrent dans la voûte d’Astraelia. On les nomme les Astrelies ou les Arches Astrales. Immobiles, elles veillent et parfois, à qui sait écouter, elles murmurent l’histoire des origines.
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Le monde dormit longtemps et les cristaux primaires reposaient, oubliés sous la pierre et le silence. Puis, un jour, sans avertir, vint la Résonance : une vibration unique, pure, si ancienne qu’elle fit frémir la roche et danser les vents. Les cristaux s’éveillèrent et dans leur lumière naquirent les premiers êtres.
Ils n’avaient pas de nom. Pas de langue. Ils étaient sensation, impulsion, élan. Leurs corps reflétaient le cristal qui les avait engendrés. On les appelle aujourd’hui les Nés du Cristal, ou les Éveillés.
Ils vivaient au rythme d’une pulsation intérieure. Un battement d’étoile enfoui dans la chair. Il fallut des saisons, des aurores, des cycles… Avant qu’ils ne s’unissent. D’abord par des gestes, puis des sons et enfin, les noms.
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Attirés par l’appel de leurs cristaux, les Éveillés voyagèrent. Ils trouvèrent des vallées, des volcans, des forêts, des cieux, et ils s’y installèrent.
Les enfants du feu s’enfoncèrent dans les entrailles brûlantes. Les enfants de l’eau glissèrent entre brumes et marées. Les enfants de l’air trouvèrent refuge dans les hauteurs. Les enfants de la nature s’enracinèrent dans les forêts. Les enfants de la terre gravèrent leurs savoirs dans la pierre.
Ainsi naquirent les cinq grandes nations, chacune liée à un cristal primaire. Chacune porteuse d’un souffle ancien et astral et pendant un temps l’équilibre primait.
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Mais le monde ne cesse jamais de grandir. Des voix traversèrent les vallées, les peuples se croisèrent. Au début, ce furent des dons, accompagnés de regards, puis vinrent les questions. Les malentendus... Et les convoitises.
Certains désiraient les forêts d’autrui, d’autres les cieux, ou les eaux. Les frontières n’étaient pas encore tracées… Mais déjà, elles existaient. Dans les cœurs et dans cette pensée terrible : “ici commence ce qui n’est pas nous”.
L'univers, tissé d’une seule vibration, se mit à battre en dissonance.
La Grande Guerre ne débuta pas dans le fracas. Non. Elle naquit du silence et de l’oubli. D’un feu jeté trop loin, d’une source détournée, vinrent alors les blessures.
Le feu contre la nature ; la forêt devint cendre. L’eau contre l’air ; le vent brisa les marées. La terre… Contre tous ; accusée, trahie, mal comprise. Les cristaux pleurèrent en silence et leur lumière vacilla.
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Quand les lames furent brisées non par victoire mais plutôt par usure… Les peuples comprirent enfin : il leur fallait un lieu. Un lieu pour se parler et surtout pour se souvenir.
Ainsi naquit Myriath.
Une cité élevée au centre du monde, là où aucune nation ne régnait. Chacune y apporta une part de soi et Myriath devint un carrefour, un sanctuaire. Cœur fragile d’un monde rescapé. Promesse tendue comme un fil de cristal et tant qu’elle tiendra… Peut-être que les astres veilleront encore.
Voici ce que l’on se souvient des origines, enfant des astres. La suite n’appartient pas aux anciens ; elle t’appartient à toi.
— 312e cycle après la Grande Guerre qui manqua de détruire tous ceux qui y furent mêlés.
Mirenor, nation de paix et d’espoir, s’élève fièrement, pleine de promesses, portée par ses habitants. La partie connue et habitée de Valethar semble s’être remise des blessures causées par cette catastrophe, les stigmates toujours visibles mais subtilement dissimulées comme pour montrer une page blanche, tournée sans un regard en arrière.
Mais là où certains sont passés maîtres dans l’art de la subtilité et des faux-semblants, d’autres peinent à faire comme si de rien n’était. Les générations ont beau se suivre, rien n’a complètement disparu. Les méfiances, bien que plus discrètes, subsistent encore, enracinées dans les mémoires de ceux qui ont grandi bercés par les récits de guerre. Pourtant, malgré ces histoires qui continuent de se répéter derrière les murs et les portes closes, la paix semble se maintenir, avec maladresse mais persistance.
C’est dans cette atmosphère instable que les grandes nations évoluent autour de Mirenor, échangeant ressources, savoirs, traditions et magie sous l’œil attentif des Cristaux Primaires. Aetheros règne sur l’air et les cieux, Nautheym veille par l’eau et les soins, Kaen’Zan façonne par le feu et l’artisanat, Sylvarys s’épanouit dans la nature et la vie et Durnakâl incarne la terre et la création. Tout les sépare pourtant ils ont tiré des leçons du passé et, aux côtés de leurs propres territoires, ont participé à la fondation d’une terre de paix : Mirenor et sa capitale Myriath.
Sur ce continent nommé Valethar, dans ce monde que l’on appelle Astraelia, chaque être peut choisir sa route et suivre sa propre voie. Et peut-être que certaines âmes, en se croisant, forgeront le futur de cet univers vaste où les possibilités sont infinies, espérant seulement que les erreurs du passé ne se répéteront pas.
D'autres éléments seront dévoilés sous peu, tenez-vous prêts...