Derniers moments avec le grand Sud.
Cette fois-ci l’astrolabe est arrivé pour nous, l’heure est au voyage de retour, dans 5 jours et demi nous serons de retour en Tasmanie après 14 mois en Terre Adélie.
Mike Driver
NASA

Andulka
almost home
"I'm Dorothy Gale from Kansas"
ojovivo

tannertan36
AnasAbdin
$LAYYYTER

No title available

titsay
will byers stan first human second
RMH
YOU ARE THE REASON
Xuebing Du
Lint Roller? I Barely Know Her

shark vs the universe
d e v o n
sheepfilms
Stranger Things
seen from United States
seen from United States

seen from Italy
seen from Sweden

seen from China

seen from Sweden
seen from United States
seen from Brazil

seen from United Kingdom

seen from Canada

seen from Brazil
seen from United States

seen from Türkiye

seen from Canada

seen from Canada

seen from United Kingdom

seen from Türkiye
seen from Italy

seen from United States

seen from T1
@bertrand-ta65
Derniers moments avec le grand Sud.
Cette fois-ci l’astrolabe est arrivé pour nous, l’heure est au voyage de retour, dans 5 jours et demi nous serons de retour en Tasmanie après 14 mois en Terre Adélie.
Time lapse de l’astrolabe dans le pack autour de B9B, iceberg géant de 80km!
Bain de Noël
Avec le soleil et les températures caniculaires de cet été austral, plus qu’une idée, nous vient à l’esprit: Profiter du bord de banquise pour piquer une tête avec les manchots qui on tellement l’air d’apprécier ce rafraîchissement!
C’est parti, la plage est ouverte avec une température de l’air agréable de 2°C et une température de l’eau de -1,8°C qui la maintient tous juste à l’état liquide. Pas de quoi nous décourager, les volontaires sont nombreux, peut être un peu motivé pour devenir un vrai héros polaire accompli.
Mais trêve de bavarde-rie, il faut bien finir par se lancer à un moment où un autre. Une fois en maillot de bain inutile d’y aller progressivement pour s’acclimater, de toute façon ça ne marche pas. La technique la moins traumatisante consiste à y aller d’un seul coup. Et a remonter aussi rapidement. Ouf! ça y est c’est fait! C’était tellement futile que les photographes ont eu à peine le temps de saisir l’instant.
Photo Claire Cerede
Photo Claire Cerede
Voila un an que j’ai quitté Paris. Et pour la deuxième fois je dois afficher mon soutien au Parisiens victimes d’atrocités. C’est deux fois de trop! Courage Paris, je suis de tout cœur avec vous dans cette épreuve.
Comme un air de déjà vu!
Un léger vrombissement au loin semble tout droit venir vers nous! C’est Michel notre sauveur, qui arrive tout droit de l’Astrolabe qui attend au large à tout juste 5min à vol d’hélico. Le premier atterrissage se fait sous un tonnerre d’applaudissements. Enfin un peu de visite après 8 mois d’isolement! On en avait presque oublié le doux bruit des incessantes rotations d’hélicoptère de l’été dernier.
Les choses se précipitent après un premier vol de reconnaissance, les rotations s’enchainent, d’abord avec la dépêche postale comme le veut la tradition, puis c’est au tour du personnel de débarquer. Toute la base s’active pour accueillir les nouveaux arrivants malgré la sensation d’être un peu dépassé par les événements. Puis ensuite arrivent les vivres. Incroyable! Des produits frais, cela fait des mois que nous en avions plus vus, tout le monde semble en extase devant une simple feuille de salade. Notre cuisinier prépare en urgence une salade de saison pour le soir même que nous dégusterons après un apéritif de bienvenue.
Ce soir nous irons rapidement nous coucher car demain une longue journée de déchargement nous attend, pour laquelle il faudra rapidement retrouver le rythme après 8 mois de calme.
Lever de pleine lune au dessus des icebergs.
Les inuits du sud
Vous avez rêvé d’une nuit dans un igloo ? Nous l’avons fait !
Grâce à Stéphane notre glaciologue expert en construction d’igloo, DDU, à l’instar du grand nord, possède désormais le sien.
Mais notre cher ami n’aurait pas mis trois jours de suite la main à la patte juste pour la beauté d’un décor sur fond d’aurore. Non, il nous jure que sa construction, faite dans les règles des traditions inuits, est tout à fait fonctionnelle pour une nuitée de deux personnes.
Un peu perplexe, notre âme de héros polaire fini par prendre le dessus et nous voila parti avec Guillaume pour l’aventure.
Condition annoncée:
- Température -20°C
- Vent entre 15 et 30 nœuds
Inutile de vous dire que dans ces conditions on a sorti l’artillerie lourde, sous vêtements techniques-check, polaire-check, bonnet-check, duvet pour condition extrême-check, couettes et oreillers-check , tapis de sol-check, baskets pour parcourir le plus rapidement possible la distance qui nous sépare de notre lit chaud et douillet (au cas où !)-check !
Une fois tout notre matériel d’expédition rentré par la minuscule porte de l’igloo, nous restons dehors quelques minutes, contemplatif. Le spectacle est magique: l’absence de pollution lumineuse nous offre un ciel étoilé très profond, avec en plus une magnifique aurore australe. Mais très vite le froid nous rappelle dans nos duvets.
Premier constat, une fois confortablement installé, il est vivement déconseillé d’avoir des envies pressantes nocturne.
Deuxième constat, nous n’aurions peut être pas du faire confiance aveuglément à notre constructeur d’igloo, car on s’aperçoit très vite que le vent se faufile entre les briques de neige, rendant l’intérieur glacial.
Malgré cela, les duvets sont efficaces et nous réussissons à nous endormir d’un sommeil léger, entrecoupé de sursauts nous rappelant qu’il fait toujours froid.
6h pétante, les premiers rayons de soleil brillent, il ne m’en faut pas plus pour sauter du duvet et aller prendre un thé au chaud. Je ne me serais jamais fait si peu prier pour sortir du lit !
Bref, une nuit dans un igloo, une expérience à vivre une fois !
Un dimanche ensoleillé
Après un hiver de mauvais temps, les voilà enfin les jours ensoleillés de septembre promis par nos prédécesseurs ! Il ne nous en fallait pas plus pour chausser nos bottes Sorel, direction un petit groupe d’icebergs arrivés durant la débâcle estivale de l’année dernière. Visités pour la 1ère fois en avril 2015 par la fameuse team Géophy, émerveillée par l’immensité de ces blocs de glace de plusieurs centaines de mètres, ils décidèrent de nommer ce lieu éphémère la plaine des “beaux bergs”.
Malheureusement avec l’hiver et ses blizzards quasi permanents personne n’a pu réédité l’exploit d’y retourner jusqu’à aujourd’hui ! C’est le beau temps, froid et sec, que nous attendions avec impatience pour parcourir ces huit interminables kilomètres de banquise blanche sans obstacle, avec en ligne de mire ces petits glaçons au loin, qui après 1h45 d’effort finissent par devenir gigantesques. Enfin nous y voila, on peut entendre le bruit pas très rassurant de la banquise qui craque sous nos pas, pressée par les icebergs qui tentent de bouger. A cet instant, nous réalisons que nous marchons sur une fine couche de glace pas plus épaisse qu’une coquille d’oeuf comparée à la falaise de glace de 40m de haut devant nous et immergée de neuf fois cette hauteur.
Pourtant il suffit de regarder une image satellite des environs pour s’apercevoir que ces bergs ne sont qu’à peine une goutte d’eau insignifiante dans l’immensité de l’Antarctique. Car en février 2010, à 150km de là, un géant de 78km de long et de 860 milliards de tonnes s’est détaché du glacier Mertz, laissant encore une tache blanche plus grande que le Luxembourg sur les photos de septembre de cette année, alors que nos beaux bergs ne représentent même pas un pixel !
La base Marret
La base Marret en été.
Mario Marret en Terre Adélie en 1952
C’est l’un des quatre monuments historiques en Terre Adélie. A l’origine construite pour n’être qu’une simple annexe de la base Port Martin située à une cinquantaine de kms, cette minuscule cabane devait abriter 3 personnes pendant l’hiver 1952 pour y étudier la colonie de manchots empereurs toute proche. Mais le destin en décidera autrement! Durant la saison d’été, alors que la cabane est tout juste achevée, à 50kms de là, un incendie ravagea entièrement la base Port Martin ne laissant plus aucun espoir d’y passer l’hiver. Par chance le navire le Tottan n’est pas encore reparti en métropole et peut récupérer le personnel. L’équipe hivernante a alors le moral au plus bas, personne n’a envie de rentrer en France si proche du but. C’est alors que Mario Marret chef d’expédition prend la lourde décision d’agrandir à la dernière minute la cabane qui portera plus tard son nom pour y accueillir 7 personnes durant l’hiver, et ainsi sauver la mission.
Aujourd’hui une multitude de bâtiments a poussé autour, et la cabane Marret n’a plus vraiment de fonction si ce n’est attirer la curiosité des hivernants. C’est aussi un endroit de détente ou l’on aime manger une raclette à l’occasion, à condition d’avoir la motivation nécessaire pour passer 2 heures à déneiger l’entrée car actuellement le toit se trouve à 1,50m sous la neige. Certains encore plus téméraires y passeront carrément la nuit, sans chauffage bien sûr!
Photo de Guillaume Dufresnes, l’entrée de la cabane sous la neige.
Champion antarctique de... fléchettes.
François , pleine action contre les Néozélandais de la base Scott en arrière plan sur skype.
En voila un titre qui en jette , l’équipe DDU de fléchettes sur entrainée après 5 mois d’hivernage à fini par terrasser toute les bases concurrentes et décroche ainsi le titre de champion Antarctique. Mise à part l’aspect compétition c’est aussi un moment de détente pour rencontrer les hivernants des autres stations polaire et discuter avec eux sur Skype. Nos successeurs de la TA66 aurons la lourde tache l’année prochaine de défendre notre titre remis en jeu.
Festival du Film Antarctique
Elu à l’unanimité par toutes les bases Antarctique le Film “For sale” réalisé par nos soins à DDU remporte le titre du meilleur film dans la catégorie open pour la 2ème année consécutive! (ci dessus)
Félicitations également aux américains de McMurdo qui remporte le prix pour le meilleur film réalisé en 48h. face à notre film “Sleepwalking” réalisé à DDU. (ci dessous)
Croix en hommage au météorologue André Prudhomme disparu dans le blizzard en 1959 (TA08), quelques heures seulement avant sont retour en France initialement prévu.
Naissance des poussins empereurs
Après deux longs mois de silence la manchotière est à nouveau en ébullition.
La cause? Des petites têtes sont apparues sur les pattes des manchots en se cachant tant que possible sous les chaudes plumes de leurs pères. Leurs mères quant à elles, elles ne devraient plus tarder, revenant de l’océan avec des réserves pour prendre la relève et nourrir leur poussin qu’elle découvrirons pour la 1ere fois. Le mâle lui pourra alors retourner en mer pour se nourrir jusqu’au prochain tour de garde!
Photo circumpolaire de la base Dumont d’Urville avec une aurore australe
Concours de MissTA
Photo Benjamine Faucon
De gauche à droite, Miss Haute Savoie, Miss Pitty Power, Miss Bretonie, Miss Erable et Miss Ion.
Ne sont t’elles pas magnifiques nos cinq candidates au concours de miss Terre Adélie?
Elles se sont préparées toute la journée pour pour être top niveau, confection du costume, maquillages, certaines se sont même rasées intégralement sur tout le corps pour le grand défilé. Il faut dire que le jury est exigent, composé des cinq vraies filles de la TA65, il a pour mission de noter la prestation des candidates et de remettre le diadème et l’écharpe à la meilleure d’entre elles.
Après une présentation rapide, un défilé en talon aiguille et une danse enivrante sur Yelle, à cause des Garçons, le jury finira par succombé au charme de miss Haute Savoie. A l’annonce de sa victoire, émue elle tombe dans les pommes rattrapée de justesse par une autre candidate, elle tente alors en sanglot de remercier ses parents puis Benjamine et Claire respectivement sa costumière et sa maquilleuse.
Mais alors, qui se cache derrière cette mégère, fan de lap danse et fumeuse de pipe sans doute proche d’un cancer du poumon en phase terminale....
Photo Benjamine Faucon
Élection du OnzeTA
Photo Claire Cerede
Cette fois nous y sommes! La 65ème mission en Terre Adélie à vécu 6 mois, soit la moitié de son existence. Il est temps pour nous de fêter la mid-winter, la traditionnelle fête des hivernants en Antarctique.
Mais avant cela il va nous falloir élire notre leader: le OnzeTA, celle ou celui qui remplacera le Dista (le chef de district). Il aura la lourde tache d’organiser les festivités durant cette folle semaine, toujours en présence de son écharpe tricolore qu’il devra porté en permanence même sous la douche selon l’article 2 code du “dérèglement en Terre à délit”.
Début juin déjà nous avons pu observé les premières affiches de campagne qui poussent comme des champignons en cette période électorale, jusque dans les toilettes! Puis la communication s’est diversifiée, clip de campagne projeté dans le séjour, pâtisserie avec slogan choc écris sur de la pâte d’amande et ballons météo au nom des partis sur les toits de bâtiment.
Finalement 3 partis politiques déposeront une liste officielle et seront invités à la radio Skuarock pour la grande soirée électorale: le surprise parti, le parti progressiste et le STICUL (le Syndicat des Travailleurs Inactifs Contre l’Usure par le Labeur). Les projets sont ambitieux, fabrication d’un jacuzzi ou d’un igloo, service du petit déjeuner au lit pour tout le monde, commande et livraison de boisson rafraîchissante via la VHF, installation d’un coin sieste dans le séjour. Qui tiendra ces promesses? Difficile à dire! Selon un sondage réalisé par l’institut IPFOP/ IP sauce DDU réalisé avec un échantillon de 100% des votants le résultat serai très serré et ne se jouerait qu’avec une seule voix.
Enfin vient le moment crucial, le Dista, organisateur des élections accompagné de Xavier son fidèle serviteur invite les candidats à un dernier tour de piste avant de procéder au vote. Les électeurs se précipitent ensuite chacun leur tour dans l’isoloir avant de déposer leur bulletin dans l’urne.
Le dépouillement révèle quelques surprises! La régularité du scrutin semble discutable puisque nous avons compter 64 bulletins pour seulement 24 votants. Le dista décide alors en conséquence de réaliser un second tour. Cette fois le résultat semble unanime, c’est le Partie Progressiste avec à sa tête Stéphane qui l’emporte!
Il reçoit alors l’écharpe tricolore du OnzeTA et la clef de Dumont d’Urville (une clef à pipe de 18 qui permet d’ouvrir absolument toutes les portes de la base puisqu’il n’y a pas de serrure).
Stéphane dans un discours rassembleur propose alors de boire une coupe de champagne en attendant la nomination de sa MissTA.
27 ans en Antarctique!
Une fois n’est pas coutume, cette année mes 27 ans seront fêtés en hiver !
A cette occasion Yann, notre pâtissier, nous a préparé comme à son habitude un gâteau géant: une délicieuse Charlotte aux poires, qui même avec 24 hivernants affamés, dotés de la meilleure volonté du monde, n’aura pas pu être mangée entièrement.
Voila une mid-winter qui commence à merveille !
Photos Emmanuel Brousse