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@binarycoffee
La vie peut se passer de logique, la littérature, pas.
Jules Renard - Journal (1887-1910)
Il n’y a pas d’amis : il y a des moments d’amitié.
Jules Renard - Journal (1887-1910)
Pour être heureux comme un roi, il suffit de mener une vie simple comme bonjour.
Jules Renard - Journal (1887-1910)
La vie est une école de séparation ; il faut apprendre à dénouer les liens qui nous attachaient à nos amis.
Cioran, Cahiers.
J’appelle « naïf » celui qui ne se rend pas compte de son insignifiance et qui, par conséquent, se réjouit d’une louange. On voit que la définition englobe la quasi-totalité des hommes.
Cioran, Cahiers.
La seule chose que je me flatte d’avoir comprise très tôt, avant ma vingtième année, c’est qu’il ne fallait pas engendrer. Mon horreur du mariage, de la famille, et de toutes les conventions sociales, vient de là. C’est un crime que de transmettre ses propres tares à une progéniture, et l’obliger ainsi de passer par les mêmes épreuves que vous, par un calvaire peut-être pire que le vôtre. Donner vie à quelqu’un qui hériterait de mes malheurs et de mes maux, je n’ai jamais pu y consentir. Les parents sont tous des irresponsables ou des assassins. Les brutes seules devraient s’employer à enfanter. La pitié empêche qu’on soit « géniteur ». Le mot le plus atroce que je connaisse.
Cioran, Cahiers.
Tout n’est pas perdu, tant qu’on est mécontent de soi.
Cioran, Cahiers.
Les grands lecteurs sont des voluptueux, des paresseux, des abouliques, tout bonnement des gens qui fuient la responsabilité.
Cioran, Cahiers.
Le bruit me rend fou, particulièrement celui de la radio qui me jette dans des convulsions d’épileptique. La civilisation, qu’on ne s’y trompe pas, c’est la production du bruit, l’organisation du vacarme. Qu’une vieille immonde ait la faculté de vous rendre la vie intolérable rien qu’en tournant un bouton, cela dépasse l’entendement. La technique confère à n’importe qui des pouvoirs de monstre. Tout compte fait, la nature valait mieux. Et puisque l’homme n’est plus maître de ses créations et que son œuvre se révèle de plus en plus néfaste, vivement la guerre atomique !
Cioran, Cahiers.
Liste de lecture non exhaustive
Pattaya Beach - Franck Poupart (excellent, Houellebecq en pire)
Une Histoire de la Lecture - Alberto Manguel (érudit, pas encore fini, à déguster)
L'Utilité de l'inutile. Manifeste - Nuccio Ordine (intéressant mais trop court)
Oeuvres complètes - Albert Londres (prend parti mais bonne plume, à déguster)
La Civilisation, ma Mère ! - Driss Chraïbi (excellent, chef d'oeuvre?)
La Zone/La Valise - Sergueï Dovlatov (Bukowski russe, je simplifie un max)
Une femme à Berlin: Journal 20 avril-22 juin 1945 - Anonyme (chef d'oeuvre)
Regardez la neige qui tombe: Impressions de Tchékhov - Roger Grenier (un bijou)
La rébellion - Joseph Roth (auteur à suivre)
Ebène - Ryszard Kapuscinski (chef d'oeuvre (absolu?)) cours d'ethnologie vulgarisé
Moscou-sur-Vodka - Vénédict Erofeiev (désopilant)
Une enfance créole - Patrick Chamoiseau (3 livres, excellent pour 2/3)
Ceux de 14 - Maurice Genevoix (encore la guerre! du côté des gradés)
Une journée d'Ivan Denissovitch - Alexandre Soljénitsyne (chef d'oeuvre)
Le Pleurer-Rire - Henri Lopes (excellent)
Ravines du devant-jour - Raphaël Confiant (excellent)
La rue Cases-Nègres - Joseph Zobel (excellent, chef d'oeuvre ?)
Catch 22 - Joseph Heller (drôle mais trop long)
Les livres de Marc Safranko (distrayant, sauce Bukowski)
Eloge de l'ombre - Junichirô Tanizaki (chef d'oeuvre ?)
Cioran-Guerne Correspondances 1961-1978 - Cioran
Cahiers - Emil Cioran ("bien plus pire" dans ses cahiers)
L'insatiable homme-araignée - Pedro-Juan Gutierrez (plus apaisé)
Le Peuple des berges - Robert Giraud (haaaa Paris!)
L'étrange Monsieur Joseph - Alphonse Boudard (la verve)
Cioran
La seule utilité des enterrements, c’est de nous permettre de nous réconcilier avec nos ennemis.
Cioran, Cahiers.
Sergueï Dovlatov
Louis-Ferdinand Céline
Le penseur à la banane...
Louis-Ferdinand Céline