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Et souvent, j’ai juste envie de tout laisser tomber, car je sais que c’est perdu d’avance, et que je ne m’en sortirai jamais.
Arrivée dans ma salle de bain, j’ai vu ça.
Une pince à épiler, un rasoir.
Ça prend cinq secondes à enlever des lames.
Me couper, voir mon sang couler, sentir ces brûlures sur mon corps.
Lutter, ne pas craquer ; mais pour combien de temps encore ?
Si j’leur dis, ils vont croire que j’suis folle, alors j’préfère rester dans l’silence de mes maux.
Et peut-être qu’c’est vrai, p’t-être que j’suis touchée par la folie.
Mon cœur s’est mit à battre à mille, encore d’actualité à l’heure où j’écris, ma respiration est saccadée, tout comme mes mains qui tremblent.
D’un coup, je vois noir, plus rien n’est éclairé. Vite que je tape dans quelque chose, vite que je me fasse mal, vite que je frappe dans quelque chose, vite que je trouve quelque chose pour me faire du mal.
Angoisses sur angoisses, les larmes aux yeux, j’entends la foule autour de moi, et je prête trop attention aux bruits qui m’entourent, qui m’envahissent, qui me tétanisent : le monde extérieur.
J’ai peur.
Personne ne peut comprendre ce qu’il m’arrive en ce moment, alors même que j’essaie de trouver un chemin dans tous les murs que je suis en train de me prendre en pleine gueule.
Plus de trois jours que mon état est comme ça, sans que je ne comprenne moi-même pourquoi.
Je veux fuir, chose qui est impossible.
J’me demande c’que tu fais, pourquoi tu ne me réponds pas, si tu penses un peu, beaucoup ou pas du tout à moi, et j’me dis que t’as sûrement mieux à faire.
Je n’arrive pas à vivre sans toi.
Tu es mon oxygène.
Je n’arrive pas à vivre sans toi.
Tu es ma raison de vivre, et celle aussi de mourir.
Littéralement.
Plus aucun espoir de bien-être, de guérison, plus aucun espoir de vivre, et je veux juste partir, afin d’être libérée de ces souffrances.
« J’me suis mis à déconner complètement, y’a quelque chose qui a sauté là-d’dans, je sais pas, j’pense que c'est parce qu'inconsciemment, j’ai eu l'impression de perdre le contrôle, de perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué, sur tous les éléments d’ma vie. »
REQUIN-TIGRE - FAUVE.
Si j’avais un tas de médocs, je les avalerai tous, si j’avais une lame, je me couperai jusqu’à m’ouvrir les veines, si j’avais un flingue sous la main, je me tirerai une balle, car ce soir, plus que jamais, j’ai vraiment envie d’en finir, de mettre fin à mes jours, de mettre fin à ma putain de vie.
Plus les jours passent, plus je sombre.
Je ne sais plus comment faire pour surmonter tout ça, je n’ai plus d’espoir, je n’ai plus aucun espoir.
J’trouve plus les mots pour décrire c’que j’ressens tellement c’est violent psychologiquement.
Pensées sombres, idées suicidaires.
espoir.
28.09.2018.
À l’heure où je commence ce texte, il est 19:37, et les larmes me montent aux yeux, sans qu’elles ne puissent couler. Je sens pourtant qu’elles sont bien là, bien présentes mais impossible de les libérer.
Pourquoi ? Une question à laquelle je ne trouve pas de réponse. Je n’arrive plus à pleurer, certainement parce que je n’aime pas pleurer, parce que pleurer signifie pour moi problèmes de faiblesses (?).
Je suis sortie en permission, rien de spécial pendant cette permission à faire, juste des papiers pour une recherche d’emplois. J’ai pris à peine vingt minutes à réaliser ces papiers, ce qui montre à quel point c’est important pour moi, du genre « je n’en ai rien à foutre » et effectivement, ce n’est pas ma principale préoccupation, tant mes pathologies prennent de la place dans ma vie, voir prennent toute la place dans ma vie.
Je suis rentrée à la Clinique, assez mal, assez triste, sans savoir ni comprendre pourquoi. J’ai fumé des clopes, avec un manque extrême de cannabis, ce manque impossible à calmer, tout comme l’alcool, qui a remplacé la nourriture. Je me rends compte que depuis quelques semaines, j’ai ce besoin de me réfugier dans l’alcool dès que ça ne va pas, c’est-à-dire presque constamment, pour ne pas dire tout le temps. Ai-je un problème avec le cannabis et l’alcool à l’âge de 21 ans ? Telle est la question. Je cherche à trouver une réponse négative, mais tout me pousse à croire et à réaliser que j’ai un problème avec ces substances qui me font du bien, qui me permettent de m’évader, d’oublier tout ce qui me ronge : un mal pour un bien, ou un mal pour un mal ?
J’ai eu ma copine au téléphone, et je me suis sentie tellement conne lorsqu’elle m’a demandé ce qui n’allait pas et que je n’ai pas su répondre, tout simplement car je ne sais pas ce qui a déclenché ce vide en moi. Car, oui, je me sens bien vide, un vide presque constant qui me saccage et me bouffe de l’intérieur et que je tente de faire fuir par le biais de gestes auto et hétéro agressifs, tant bien même que je sais que ce n’est pas la solution, puisque ça ne fonctionne pas.
À l’heure où je termine ce texte, il est 19h53 et je ressens un manque atroce de mutilations, d’alcool, et de cannabis, avec toujours les larmes aux yeux.
J’ai peur de craquer.
« Être tout le temps à fleur de peau, ressentir un mal-être presque constant, un vide intérieur, craindre les autres et leur jugement, redouter de ne pas être aimé, d’être abandonné, ne pas se sentir aimable, calmer ses angoisses par des comportements compulsifs, addictifs, violents, être susceptible, impulsif.
Les personnes qui souffrent d’un trouble de la personnalité borderline peuvent également présenter des troubles de l’humeur, des troubles anxieux, des troubles de conduite, des troubles alimentaires. »
moi toute entière.
J’trouve plus les mots pour décrire c’que j’ressens tellement c’est violent psychologiquement.
Détresse émotionnelle.