La résidence de l'Abbé Louis de Bourbon, fils illégitime de Louis XV au coin de l'avenue Jean-Baptiste Clément et la rue du Parchamp, jouxtant Saint-Joseph.

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La résidence de l'Abbé Louis de Bourbon, fils illégitime de Louis XV au coin de l'avenue Jean-Baptiste Clément et la rue du Parchamp, jouxtant Saint-Joseph.
Avant la rue de la France Mutualiste (ou rue Pau Casals), cette adresse à Boulogne au coin de la rue du Parchamp et de l'avenue Jean-Baptiste Clément était la grandiose résidence de l'Abbé Louis de Bourbon, fils illégitime mais reconnu de Louis XV et de Mlle de Romans. Une superbe demeure à fronton avec communs et écurie détruite seulement en 1933 et qui jouxtait également Saint-Joseph du Parchamp.
Carte de Roussel, 1733.
Un questionnaire fiscal de 1717 nous donne des indications sur la vie et les habitants à Boulogne :
- Les principales propriétés du terroir sont de produire, seigle, des légumes, du vin et du foin.
- Le nombre de familles est de 210.
- Le nombre de maisons est de 134, 43 2/3 à des privilégiés Bourgeois de Paris, 5 à l'église et 85 1/3 aux taillables (les gens comme vous et moi susceptibles de payer l'impôt).
- Le nombre des habitants taillables (contribuables, quoi) sont de 200, dont 47 vignerons, 46 blanchisseurs, 2 cordonniers, 2 savetiers, 1 vinaigrier, 1 chirurgien, 2 tailleurs d'habits, 3 tonneliers, 1 serrurier, 1 charron, 1 menuisier, 3 marchands, 1 maréchal, 2 maçons, 1 boulanger, 1 boucher et 1 cabaretier.
- Le nombre d'habitants est d'environ 711 (l'auteur de l'étude n'ayant pas compté les enfants, cette étude étant destinée à établir le montant de la "taille", l'impôt du village).
L'avenue de Longchamp désormais avenue du Général de Gaulle.
Place et rue des Menus. La rue des Menus regorgeait de cours et arrière-cours plutôt mal famées. Les maisons côté impair disparurent au tout début du XXe siècle, les immeubles côté droit jusqu'à l'avenue du Général de Gaulle ont été détruits à partir de 1967 pour la construction de l'hôpital et la bretelle de l'A13.
Suite des images sur le quartier des Menus à Boulogne. Les deux premières sont la rue Mahias vue de l'arrière de la salle des fêtes où n'était construit que la gendarmerie au n°5. Les autres lotissements seront construits dans les années 30 à 40. 3e image, la rue de l'Abreuvoir vue de la rue du Parchamp. 4e et 5e images prises de la rue de l'Abreuvoir. Dernière image au coin de la rue du Bac et rue des Victoires.
Petit retour historique sur le quartier des Menus d'où est né la ville. En 1308, le roi Philippe Le Bel se rend à Boulogne-sur-Mer pour le mariage de sa fille Isabelle avec Édouard II, roi d'Angleterre. Constatant la renommée de la chapelle, lieu de pèlerinage attirant même des bourgeois parisiens, le roi, de retour à Paris décide de faire ériger une chapelle plus proche de Paris du nom de Notre-Dame-de-Boulogne. Terrain est proposé aux Menuls-lès-Saint-Cloud par son chancelier, Jean de la Croix qui possédait 5 arpents sur le tertre des Menus. Remplaçant la petite chapelle Saint-Gemme en bois, l'édification de l'église démarre en 1319 (d'où l'erreur de la mairie pour l'expo des 700 ans de la ville en 2019) et se termine le 3 juillet 1330 par la bénédiction de l'évêque Hugues de Besançon sous le vocable de Notre-Dame-de-Boulogne-sur-Seyne. Le villages des Menuls, désormais érigé en paroisse devient Boulogne-la-Petite et son bois, le bois du Rouvray, devient le Bois de Boulogne. L'église devient vite célèbre, le pèlerinage se développe (plus rapide que les 15 jours pour aller à Boulogne-sur-Mer) et les grands noms de l'époque s'y succèdent : le roi Philippe V, Jean le Bon, Jeanne d'Arc, du Guesclin et même le pape Sixte-Quint. Le trésor de l'église et sa renommées croissant, le village se développe, échoppes, auberges, hôtellerie. Ainsi naquit Boulogne. La prospérité gagne la ville, les lavandières vont à la rivière par la rue du Bac et la rue de l'Abreuvoir pour nettoyer le linge des riches propriétaires. La blanchisserie se développe au moment où Monsieur, frère de Louis XIV rachète la demeure des Gondi à Saint-Cloud et s'y installe, organisant des fêtes somptueuses où la noblesse se presse... en déposant leur linge sale à l'aller pour le récupérer au retour. Les 600 personnes au service de Monsieur descendent souvent à Boulogne par le Pavé du Roi (actuelle avenue Jean-Baptiste Clément) et contribuent aussi à l'essor de la ville autour de l'église et des Menus. Au XVIIIe siècle, de nombreuses villégiatures de nobles parisiens sont construits à Boulogne, le château de Meulan (futur Rothschild), la maison Walewska, la maison de l'Abbé Louis de Bourbon, fils illégitime de Louis XV à l'emplacement actuel des immeubles de la France Mutualiste mais les vieilles maisons du quartier des Menus, vétustes, sont peu à peu délaissées par les blanchisseurs au profit de la rue d'Aguesseau puis de la rue de la Rochefoucauld, nouvellement percée. Ce n'est qu'en 1871, après l'incendie de Saint-Cloud que le quartier retrouvera vie avec l'apport massif d'une communauté italienne originaire du Piémont. Les Menus reprennent vie et nombre d'hôtels meublés, de bars se développent dans tout le quartier des Menus.
Rue du Bac au coin avec la rue des Victoires. Oui, cette petite rue qui vous ouvre les portes du Parc Rothschild. Tout au fond de l'image, la rue des Menus.
Les Forges de Boulogne, coin rue Georges Sorel et boulevard Jean Jaurès. Actuellement enseigne Petit Bateau.
"Au Muguet", coin de la rue Gambetta et de la Rochefoucauld.
À la Triboulette du Nord, 4, rue du Port, Boulogne-Billancourt. L'ancien café du Rond-Point Rhin et Danube, rue du Port.
Café restaurant Albert Hollzing vers 1910. 1, rue de Buzenval (devenue rue Anna Jacquin). Aujourd'hui, le meilleur resto de Boulogne, chez Suzanne.
Le Grand Comptoir Normand, alias Maison Raoul était situé quai Alphonse Le Gallo (ex-Quai de Billancourt) avant la rue Béranger. On retrouve le Grand Comptoir Normand à droite sur la deuxième image prise du pont de Saint-Cloud.
Rond-Point de Billancourt, ex Place du Pont de Billancourt.
Quai du Point-du-Jour entre le pont du Garigliano et le Pont de Billancourt.
Quai du Point-du-Jour. Le Moulin Rose, l’Emaillerie Parisienne.
Port du quai du 4 septembre et les coteaux de Saint-Cloud, en face.