Molky IV Post Mortem
Lors de ce brassin, pas mal de nouveaux paramètres à gérer avec plus ou moins de réussite. Petit post-mortem de cette journée du 29 avril.
Brewbag
L’introduction du brewbag est la bouffée d’oxygène de la journée. On évalue le gain de temps à au moins une heure par rapport à notre précédent système de rinçage des drèches (qui a d’ailleurs donné son nom à notre bière).
Selon le mode d’emploi, il suffit d’égoutter le sac pour en extraire le jus (comme un simple sachet de thé). Nous sommes allés plus loin, réservant 6 litres d’eau à 77°c pour un rinçage des drèches en bonne et due forme.
Nous avons pu ainsi encore récupérer une bonne dose de sucre des grains d’orge maltés.
Cette technique nous a permis d'aborder cette étape avec plus de sérénité : en effet, la densité à atteindre selon la recette est relativement facile à obtenir et nous avons ainsi pu ajouter plusieurs litres d’eau claire en plus pour ajuster la densité. A priori pour la suite on pourrait utiliser moins de grain ou plus d’eau, c’est selon.
Du houblon de Malonne
Premier pas vers une bière plus locale et bio : l’introduction du houblon de la Maltonne à 25 km de notre atelier de brassage. Grand merci à Bertrand pour ce don qui nous permet de tester la variété Cascade. Au nez, c’est déjà tout un voyage !
Refroidisseur à plaques
Pour cette fois, nous nous sommes limités à faire une installation théorique du système de refroidissement à plaques. On a dû rapidement faire face à deux difficultés :
Le manque de flexibles. Il faut 2 circuits d’eau (pour l’eau clair et le moût) en IN et OUT soit 4 tuyaux. En chipotant, nous avons réussi à récupérer 4 embouts de tuyaux d’arrosage Gardena (bonne nouvelle, c’est compatible !) et bricoler nos 4 flexibles.
Notre idée de départ était de coupler ce système avec le serpentin refroidisseur. Hors dans ce cas, il faut bien entendu deux circuits d’eau clair ! Pas possible dans notre configuration actuelle.
Nous avons donc juste testé le système (le temps nous a manqué : nous avons opté pour notre système de serpentin refroidisseur que nous maitrisons). Un simple système gravitationnaire est suffisant pour faire fonctionner le système. Il reste deux éléments qu’il faudrait tester lors du prochain brassin
Si la gravité est suffisante à faire circuler l’eau du moût elle doit également l’être pour faire circuler l’eau claire. Dans ce cas, peut-on imaginer d’utiliser l’eau récupérée du serpentin refroidisseur comme eau de refroidissement dans le système à plaques ? Dans ce cas, on peut faire un fameux gain en eau.
A quelle température le moût sort-il du système de refroidissement à plaques ? Ou autrement posée : combien de passages sont nécessaire dans le circuit pour arriver aux 22°c ?
Optimiser les ressources et énergies
L’enjeu ultime est d’essayer de gaspiller le moins possible de ressources (eau) et d’énergie (gaz et électricité). Ce n’est un secret pour personne, brasser nécessite beaucoup d’eau. Pour 40litres de bière, nous avons utilisé environ 240 litres au total ! Nous avons cette fois récupéré l’entièreté de l’eau de refroidissement pour un second usage jardinier (citerne d’eau). Le “next step” serait donc de refaire circuler l’eau de refroidissement. Ceci nécessiterait sans doute une pompe (par facilité, on pourrait en théorie faire sans).
Au niveau du gaz, on a remarqué des perditions lors des différentes chauffes du moût (c’est la partie qui prend le plus de temps). À optimiser via un matériel de meilleure qualité ou plus adapté à notre pratique.
L’électricité sert principalement à faire bouillir de l’eau pour nettoyer le matériel. Comment mettre à disposition de l’eau bouillante tout au long du brassin sans devoir relancer périodiquement une bouilloire électrique ?









