10–06–26 Sur une longue table dans le jardin, le Doc a disposé des semis de toutes sortes de plantes à tisane. Déjà bien développées ces herbes constituent un joli tapis végétal aux gradations subtiles de verts et de textures que je caresse du plat de ma paume. Certains me font penser à des salicornes qui auraient perdu toutes leurs aspérités pour devenir de courts haricot soyeux. La femme du Doc me nomme ces plantes. Des noms que je m’empresse d’oublier. Elle me demande des conseils pour dessiner : comment faire pour effectuer le rendu d’une haie sans faire de gribouillis. Sur un coin de sa feuille, avec mon BIC, d’un geste rapide, léger et régulier, je trace de fines hachures circulaires tout en me déplaçant. De micro-feuilles apparaissent collées les unes aux autres sous les yeux ébahis de mon amie.












