A l’est de Cuba - Santiago de Cuba à Baracoa
Etant en basse saison encore (octobre) peu de touristes dans cette partie de l’île. D’ailleurs ce coin est souvent délesté par manque de temps. Quel dommage car c’est un de mes coups de coeur cette région.
Santiago de Cuba
La ville est vallonée, on se fait les jambes avec les côtes. Deux rues piétonnes traversent une bonne partie de la ville. Commerces et restaurants font la vie de ses rues. Quelques chariots montés sur pneus tirés par des chevaux servent de taxi pour les locaux. On retrouve également le bici taxi qui n'est autre qu'un pépito prêt à pédaler pour vous empêcher de marcher. Et lorsque vous vous baladez soyez prêt à être sollicité, "taxi señorita? ». Pour mieux connaître la ville, il faut l’arpenter. Pas compliqué les rues sont perpendiculaire. On marche, on observe et on enregistre chaque instant vécu.
Que faire aux alentours?
La Gran Piedra perdue au milieu des montagnes est à une heure de voiture. Du vert à profusion, la végétation est dense, et sur le chemin on voit quelques plantations de café. La Grand Piedra est un énorme rocher posé sur une montagne, par laquelle on accède à son sommet après ses 459 marches. Panorama époustouflant surplombant la mer des Caraïbes lorsqu'on n'a pas la tête dans les nuages. D'une part la côte avec ce bleu intense, et de l'autre des montagnes recouvertes de végétation à perte de vue. Sans exceller une hauteur vertigineuse nous sommes à environ 1200m d'altitude.
Infos pratiques:
La Gran Piedra: taxi = 20 CUC /pers entrée = 2 CUC
Baracoa
Assez isolé, il nous a fallu une traversée de quatre heures en taxi collective pour rejoindre l'autre rivage. La route empruntée, appelée la Farola, alterne paysage plus sec en bord de mer avec les falaises, et panoramas montagneux avec des étendues de palmiers et de bananiers. D’ailleurs cette route est connue pour sa beauté comme pour son changement radical de paysage.
Baracoa, c’est le genre de petite ville où tu prends plaisir à errer dans les rues. La majorité se fraie un chemin à l'ombre, certains sont assis sur les marches du perron à attendre, des groupes se forment et se défont, des tables sont installées sur la route pour des parties de dominos endiablées, un charriot tiré par un cheval passe, deux personnes s'affrontent autour d'un plateau d'échec, la vie dans tous ces états. Terre battue, façades colorées, brouhaha constant de la vie, cette ville sait charmer par son authenticité. C’est l’occasion de goûter les spécialités du coin et de se faire préparer le repas du soir par notre hôte. L’avantage des casa particular, c’est d’être chouchouté et de se sentir parfois à la maison. On a dégusté un délicieux "pescado con leche de coco" et découvert ce plat typique de Baracoa "Teti" (de minuscules poissons).
Que faire aux alentours?
L’ascension d’El Yunque, la fameuse montagne au sommet plat se fait en une journée. On rejoint l’entrée du parc en jeep. La piste est accidentée et boueuse, autant dire qu’à l’arrière c’est mouvementée. La campagne environnante est verdoyante. Des maisons surgissent entre les bananiers, les terrains sont délimités par des rangées de cactus, les animaux sont en liberté. On arrive à l'entrée du parc. On commence notre périple sous une chaleur déjà bien présente. Nous arrivons devant le rio Duaba, et qu'une seule solution pour traverser la rivière, y aller à pied. On remonte un peu le short, on garde bien les chaussures en main et nous voilà pieds dans l'eau. On avance dans cette eau claire en évitant de glisser sur les cailloux. On en a jusqu'à mi cuisse. Ca rafraîchi.
La chaleur est écrasante. On sue, on sent les gouttes couler le long de notre peau, c'est ce qui s'appelle mouiller le tee-shirt. On s'enfonce dans la forêt, et on commence la montée. On commence à prendre de l'altitude, et le panorama se dessine. Malgré la densité de la flore, le paysage a souffert. Il ne s'agit pas d'Irma, mais de l'ouragan nommé Matthew de l'année dernière (2016). Il a fait de gros dégât à Baracoa. Apparemment celui de cette année à épargné cette partie de l'île. Le sentier se réduit et devient plus abrupt et plus sauvage. Au milieu de nul part surgit une cabane en bois avec un pépito faisant une dégustation de fruits. D'un coup de lame assuré, sans vraiment regarder ce qu'il fait, il épluche un pamplemousse. Devant lui, sur la table sont alignés, carambole, papaye, orange, pamplemousse et un petit citron très amer qu'on déguste avec du miel. Parfait pour récupérer avant la dernière ligne droite.
On repart. Les traces de pas creuser dans le sol servent d'escalier, des rambardes de bois très sommaire servent à se hisser, y a qu'un seul sentier impossible de se perdre. La vue devient de plus en plus belle. Ça y est nous sommes arrivés sur ce petit bout de rocher qui n'est autre que la crête. Nous venons d'atteindre les 575m d'altitude. Pas si haut et pourtant on domine tous les alentours. On surplomble la côte, on aperçoit la baie de Baracoa et ses plages voisines. Autour de nous c'est une mer de végétation au relief vallonné. On apprécie la vue, on cuit au soleil car il n'y a pas un coin d'ombre. La descente est assez facile. Une fois la rivière traversée, le sommet est dans les nuages. Partie vers 9h de Baracoa et revenues vers 16h.
Infos pratiques
Excursion El Yunque: 20 CUC /pers (compris transport, entrée, guide)
La plage de Baracoa n’a rien d’exceptionnel mais agréable pour une petite balade et mettre les pieds dans l’eau. Pour se rendre sur cette étendue de sable noire, il suffit de longer le Malecon, de traverser les quelques maisons le long de la mer. Et si jamais le doute s’installe, les cubains se font un plaisir de vous indiquer le chemin. Rafraîchissante et à la fois bonne pour tremper les pieds, c'était un plaisir de remonter la plage. Lieu de passage, bon nombre de cubains ont fait le même chemin que nous.
Infos pratiques
Vol interne: La Habana - Santiago de Cuba = 110 €
Taxi aéroport - centre ville Santiago = 10 CUC
Trajet Santiago de Cuba - Baracoa = 20 CUC /pers (environ 4h)
Repas casa entre 6 à 8 CUC en fonction du plat choisi













