Passionné de vieux objets, de brocantes et d’antiquités, Mario Bertaux vient de lancer son activité professionnelle avec la création de...
Passionné de vieux objets, de brocantes et d’antiquités, Mario Bertaux vient de lancer son activité professionnelle avec la création de l’entreprise « Les Débarras brestois ». Mario Bertaux propose tout une gamme de services aux personnes ayant besoin de vider une pièce, une maison, une cave ou encore un grenier. Les objets qui ne sont pas récupérables sont ensuite déposés à la déchetterie.
Pour vendre un logement, il est nécessaire de le débarrasser de ses meubles et objets. A condition de frapper aux bonnes portes, l’opération se révèle moins compliquée que prévu.
Un divorce, un déménagement, un départ en maison de retraite ou le décès d’un parent : vider une maison au plus vite peut apparaître comme une tâche insurmontable, surtout en raison de l’attachement de la famille aux meubles et objets d’art qui y sont conservés. C’est pourtant une obligation légale avant de céder le logement. « De plus, une maison pleine de meubles peut diminuer la valeur du bien et le rendre difficile à vendre », précise Me Couzigou-Suhas, notaire à Paris. A condition de frapper aux bonnes portes, l’opération se révèle généralement moins compliquée que prévu.
Dans bien des cas, le notaire joue un rôle central. Succession, mise sous tutelle, mésentente pour le partage entre divorcés, biens de grande valeur… faire appel à un officier public est la démarche la plus sûre, notamment en cas de succession. Pour inclure meubles et objets d’art ayant appartenu au défunt dans le patrimoine, le notaire doit faire établir leur valeur dans un inventaire.
« Faire un inventaire fiscal est dans l’intérêt des héritiers, pour des raisons fiscales », explique Me Couzigou-Suhas. Faute d’inventaire, en effet, le fisc estime forfaitairement la valeur des meubles et objets à 5 % de l’actif transmis (avant déduction des dettes). Sur cette valeur pèsent des droits. Or, généralement, et surtout à Paris, les meubles n’atteignent pas 5 % de la valeur du patrimoine, surtout lorsqu’il est composé d’un appartement valant plus d’un million d’euros.
Evaluer la valeur vénale des meubles
C’est pourquoi il est nécessaire d’évaluer au plus juste la valeur vénale des meubles et objets. Pour ce faire, le notaire fait appel à un commissaire-priseur. Me Couzigou-Suhas avoue : « Expertiser, le notaire pourrait le faire, mais il ne s’y risque pas… Chacun son métier ! »
L’officier procède, pièce par pièce, à la recherche des objets de valeur, examine chacun d’entre eux et établit ce qu’on appelle la prisée : « Je me déplace au domicile, précise le commissaire-priseur Laurent Hara. En général, j’interviens assez vite, car les loyers ou les charges continuent à être dus avant la mise en vente de la maison… » A la fin de sa visite, l’officier ministériel propose alors d’inscrire au catalogue d’une vente les meubles dont la valeur est suffisante.
Le commissaire-priseur rédige ensuite des fiches pour chaque objet, fait faire des photos. « Mais, attention, les frais de transport vers l’hôtel des ventes engloutissent vite le budget du vendeur : évitez de passer par la case garde-meuble », recommande Me Hara. A moins d’organiser une vente sur place, « ce qui n’est pas la tradition sur Paris mais plutôt en province ».
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Si les meubles estimés ont peu de valeur, le commissaire-priseur use alors de diplomatie : « Il ne faut jamais dire que le meuble de la grand-mère adorée ne vaut rien. Casser un mythe familial peut être traumatisant », concède-t-il. Pour ces pièces peu valorisées, direction les petites annonces des sites Web. Une solution simple, pas forcément la plus rapide. Elle nécessite des démarches et une forte vigilance vis-à-vis des mauvais payeurs.
Organiser un vide-maison
Autre démarche qui demande un certain investissement : organiser un vide-maison… dans la maison à vider. L’avantage est qu’il n’y a pas besoin de déplacer les meubles, mais le temps nécessaire à la préparation peut être important et il n’est pas garanti que la maison soit vidée à l’issue de l’opération.
Pourquoi ne pas alors faire appel au brocanteur du coin, qui peut s’engager dans une estimation des biens ? Comme le commissaire-priseur, le brocanteur se montre généralement sélectif : il n’accepte que les meubles vendables. Certains professionnels de la brocante reprennent des chambres à coucher entières dont même les associations caritatives ne veulent pas (Emmaüs non plus ne prend pas tout !). Négocier l’ensemble peut se révéler avantageux. Autre alternative pour les meubles volumineux : le dépôt-vente. Mais, là encore, la patience est de mise.
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Que faire des bijoux de famille ?
Pour les meubles en contreplaqué et autres souvenirs qui ne valent vraiment rien, l’entreprise de débarras fera l’affaire. Là encore, le commissaire-priseur joue un rôle de conseil, car il travaille souvent avec une sélection d’entreprises sérieuses parmi l’offre importante et disparate qui existe sur le Web… Enchères, brocanteur, vide-maison… : les circuits pour vider une maison ne manquent pas. Une dernière solution : garder pour transmettre, mais c’est une autre affaire.
Combien ça coûte ?
Dans une maison, tout se vend : pièces en or, bijoux, bibelots… Mais à quel prix ?
Le commissaire-priseur facture entre 200 et 600 euros la prisée, selon le temps passé. S’ajoutent ses frais de vente, libres et négociables, selon le volume compris entre 10 % et 20 % HT du prix d’adjudication.
Le brocanteur, lui, se déplace plutôt gratuitement et se rémunère selon le volume du mobilier qu’il emporte. Les sites Internet appliquent (ou pas) des frais d’insertion de l’annonce et une commission sur le prix de vente final. Auxquels il faut ajouter les frais d’envoi…
Quant aux dépôts-ventes, la commission, libre, tourne entre 20 % et 30 % en moyenne du prix de vente. Enfin, un client payera une entreprise de débarras en moyenne entre 900 euros et 2 500 euros selon le volume. Il se peut que l’opération soit gratuite si la valeur des objets à revendre atteint celle de la prestation.
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Les règles du vide-maison traditionnel
Un vide-maison (meubles, bibelots), un vide-garage (outils de bricolage, de jardinage) ou un vide-dressing (vêtements, accessoires) à domicile, la réglementation est claire : pas d’objets neufs, limité à deux fois par an par foyer et d’une durée de deux mois maximum par manifestation.
Une demande en mairie, au moins 15 jours avant le déballage, est obligatoire. A envoyer en lettre recommandée, cette déclaration doit contenir le formulaire Cerfa n°13939*01, précisant la nature des marchandises et les coordonnées de la vente, ainsi qu’une copie de la pièce d’identité du particulier qui planifie le vide-maison.
Si vous souhaitez déballer sur le trottoir devant chez vous, notez que la déclaration doit cette fois être adressée en mairie au moins trois mois avant et être suivie d’une demande "d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public". Si elle est acceptée, vous pouvez alors agencer jusqu’à 300 m2 d’étals.
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contenu et lien payé ? pour publicité / com et ref nat
Il n'y avait plus grand chose mais j'ai tout de même trouvé une petite coupe à fruits old school. Je trouve vraiment chouette que des gens pensent à faire ça au lieu de tout balancer direct à la déchette. Je le fais moi-même et ça fonctionne plutôt bien. Ma boîte à dons est devant ma porte, je la remplis, les gens la remplissent, elle se vide, on remplis à nouveau et ainsi de suite. Il faudrait que l'initiative se produise plus souvent dans nos campagnes.