Interview Le Superhomard / TINALS 2019 / 30.05.2019
Christophe le leader guitare, claviers, voix des locaux du Superhomard est venu parler avec nous de musique bien sur mais aussi du Japon et de cinéma.
// Vous avez joué lors de la présentation de la programmation il y a un mois, vous êtes aussi des habitués du Tinals. Un petit peu les chouchous en fait cette année.
Christophe Vaillant: Oui c’est la deuxième fois qu’o le fait. La première c’était en 2017.
// Vous sortez de scène comment ça s’est passé ?
C: Oui on a ouvert l’édition 2019. Il y avait du monde c’était super. Un peu de vent. Une température idéale (Rires). Non mais c’était bien.
// Est ce qu’il y a une différence entre 2017 et 2019 en terme de public, de l’organisation ?
C: Alors on avait pas du tout joué à la même heure c’était dans la partie payante du festival. Il y avait un peu plus de monde on avait joué vers 22h00 je crois.
D’ailleurs ce soir on remet le couvert à 22H50 dans le patio.
// C’est particulier de jouer deux fois dans une même soirée ?
C: Oui, ça a été une belle surprise. On ne s’y attendais pas. J’ai vu pas mal de concerts dans le patio et c’est vraiment chouette. On est vraiment au plus près des gens.
// Le Superhomard c’est ton projet solo ?
C: A l’origine en 2016, c’était un projet perso et puis ça a évolué en groupe parce qu’il a fallu faire des concerts. J’avais fait un premier disque en 2016, “Maple key” qui était sorti un petit peu à l’étranger, en Angleterre. Puis après il est sorti en France. Et c’est lors de la sortie française qu’on m’a demandé de faire des concerts.
Il a fallu que je contacte des copains, copines pour jouer avec moi sur scène. Jusqu’au Tinals 2017 en fait.
Après s’est posé la question du véritable premier album puisque “Maple key” était un mini album. J’ai signé sur une maison de disque qui s’apelle “Elefant records”, un label indépendant assez respecté en Europe. Sur ce disque j’ai voulu utilisé le plus possible le format groupe.
Sur le premier disque j’avais une chanteuse qui n’était pas la même que sur scène.
Là c’est vraiment la même équipe sur disque comme sur scène.
Même si la partie album je l’ai fait plus en solo ou avec Benoit qui est le second clavier du groupe. Il m’aide beaucoup dans la production, le mixage. Et Julie qui chante sur disque et sur les concerts.
// Tu parlais du Japon, c’est un beau succès là-bas.
C: Le premier disque est sorti d’abord au Japon. Le second est également dans les bacs.
// Comment fait-on pour trouver des contacts, un label, distributeur là-bas ?
C: J’ai une histoire un peu particulière avec le Japon. Je fais de la musique depuis que je suis jeune, je le suis un peu moins (Rires).
J’avais sorti un disque en 2001, je jouais dans un groupe qui avait signé sur un label américain à l’époque. notre disque était sorti en license chez Sony musique au Japon. Puis on y est allé jouer et je suis tombé amoureux de ce pays. Il sont très friands de musique.
Ils ont une manière de voir la musique différemment. Ils sortent des pochettes différentes, ils rajoutent des trucs. Il y a ce coté collectionneur qui me plaît beaucoup.
// Comment fait-on pour être distribué dans ce genre de pays ?
C: En fait notre label “Elefant” existe depuis 10989 je crois. Ils sont basés à Madrid, c’est un label espagnol. Et de par leur ancienneté ils ont des distributeurs dans tous les pays. Ils ont des connections avec tout le monde.
// Récemment vous avez fait 2 dates à Brighton, c’était comment ?
C: Super bien ! Londres aussi la semaine d’avant.
On a été invité par le bureau export qui s’occupe de promouvoir la musqieu française à l’étranger. Il se trouve qu’on passe beaucoup à la radio en Angleterre apparemment. On a fait deux dates, une dans une petite salle, l’autre dans une église avec une acoustique un petit peu reverbée (Rires).
// Vous avez un fan en Angleterre, Paul Weller.
C: Oui c’est vrai, il se trouve que j’ai une de mes connaissances qui joue de la basse avec lui. Moi je suis fan de ce mouvement “Mods” des années 70/80. Toujours est il qu’elle lui a fait écouter notre musique et que lorsqu’il a publié son top de l’année 2018 il nous a mis dedans. Je ne sais pas trop pourquoi mais il adore (Rires).
// Des dates programmés en France ?
C: Ouais on joue à la Route du rock à St Malo. Pas mal de choses pour la rentrée aussi mais je ne peux pas encore les annoncer. On joue aussi pour l’ostreoid festival au point éphémère en juin à Paris. Un festival pop psyché qui est super.
// Vous avez récupéré Maxime, le batteur de Mofo Party Plan. Comment s’est faite la rencontre ?
C: On avait un batteur, Thomas, qui a du arrêter pour différentes raisons professionnelles et lorsqu’il a fallu le remplacer on s’est rappelé que lorsqu’on répétait à Paloma on avait rencontré plusieurs fois Maxime. Il est super sympa, j’avais eu l’occasion de le voir sur scène. C’est juste un excellent batteur. Maxime habite à Paris, on lui a proposé de nous rejoindre et il a dit oui tout de suite. On se régale avec lui.
// Il y a beaucoup de similitudes avec les musiques de films sur votre dernier disque “Meadow Lane Park”. Sur votre site vous mentionnez Ennio Morrione notamment. Quel rapport avec vous avec le cinéma ?
C: J’ai beaucoup écouté de BO de films. Ennio Morricone est très connu pour les musiques de western mais il a fait plein de trucs aussi avec beaucoup moins de budget notamment pour beaucoup de films érotiques. Pas mal de films peu connus aussi. Ça se rapproche vraiment de ce que l’on fait. Comme par exemple l’utilisation du clavecin, ce genre de chose. J’ai toujours aimé les BO de films surtout années 60/70. J’aime aussi ce qu’on appelle la musique “Librairie”. Une musique qui est faite au mètre pour des pubs dans ces années là.
Il y a plein de trucs super bon.
// Quels liens avez vous avec Paloma ?
C: L’équipe nous suit depuis le début et même avant. J’avais un groupe qui s’appelait “Pony Taylor” et on avait fait l’inauguration.
On est un peu comme à la maison ici.
“Meadow Lane Park”
Nouvel album du Superhomard
Toujours disponible