“But I must admit I miss you quite terribly. The world is too quiet without you nearby. I go to bed early and rise late and feel as if I have hardly slept.”
— Lemony Snicket, The Beatrice Letters
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“But I must admit I miss you quite terribly. The world is too quiet without you nearby. I go to bed early and rise late and feel as if I have hardly slept.”
— Lemony Snicket, The Beatrice Letters
By joethommas
Fernanda Ly
Chanel fall 2018
Sometimes, carrying on, just carrying on, is the superhuman achievement.
Albert Camus, The Fall (via books-n-quotes)
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These simple autumnal kits include a quartz point, spell candle and a handmade wildflower bundle using sage grown in the garden 🍂
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- Bob Ross
(https://www.instagram.com/p/BfJt9clFxjO/)
Jean-Baptiste Bertrand (1823-1887) - Ophelia
“Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
- On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir
Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.
Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or
II
O pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
C'est que les vents tombant des grand monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;
C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
À ton esprit rêveur portait d'étranges bruits,
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits ;
C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !
Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible éffara ton oeil bleu !
III
- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.”
Arthur Rimbaud
Long braids by Sam McKnight for the Chanel Métiers d’Art 2018 show
RIP, Mr. Bingo