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se promener le nez au vent
L’Art de n’être rien
Le temps s’arrête et s’efface à l’horizon lointain, Plus de devoir, plus d’heure, plus de lendemain.
L’âme, libre et légère, en soi-même se fond, Comme un lac sans ride sous un ciel sans frisson.
Ni joie ni chagrin, ni désir ni effroi, Seulement l’instant pur, immense temps pour soi.
Le monde s’absente, et l’être, enfin nu, Se savoure lui-même, éternel et inconnu. Le bonheur n’est pas d’agir, de rire ou de courir, Mais d’exister, tout simplement, sans avoir à choisir.
Le présent s’étire, calme, profond, à l’infini, Et la vie, c’est ce vivre, pleinement là et ici.
Poème d'Eugénie Desuen
Le chant du chêne
Plus libre, et pourtant triste, J’ai quitté l’ombre de ton chêne, Ce tronc contre lequel je me brûlais, Ces racines qui m’étouffaient autant qu’elles me portaient.
J’ai trouvé, après l’arrachement, une forme de quiétude. Mais ce n’est pas la paix.
Mes pas sont plus légers, moins enroulés autour de toi. Je ne crains plus de manquer l’heure où le soleil peignait tes feuilles d’oranger.
Pourtant, j’aimais ce rituel : Le bruissement de tes branches, la sève douce qui montait, comme un chant vers nous.
Il m’en reste des éclats, comme le toucher de ma main sur l’écorce, bruts et doux. Des feuilles qui craquent encore sous les pas de l’enfant, Des pousses qui germent, lentement, dans ma terre.
Tu as été le chêne qu’il me fallait à cette saison. La blessure de ne plus pouvoir grandir à ton ombre reste. Reste encore.
D’autres forêts, d’autres cimes, d’autres sèves.
Croyez-vous à l’amour après l’amour ? Crois-je encore à l’amour ? Après l’hiver.
Poème d’Eugénie Desuen, juin 2026
Eugénie Desuen, Poème : Souvenir en Seine
Résonance
Poème d’E. Desuen, Fleurs de soleil
Flamme, par Eugenie Desuen
Le caillou
Poème d’Eugenie Desuen
L’audace
Tirame magnolias
Inspire - Eugenie Desuen
Berghain - Rosalia