Psaume - Métamorphosis - Backstage
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@essapmi
Psaume - Métamorphosis - Backstage
âVoyage de traversâ
_est une sĂ©rie de photomontage ayant pour objectif la vente des produits prĂ©sentĂ©s disponibles chez ESSAPMI Ă Lyon, comprenant une liste non exhaustive de vĂȘtements, chaussures et dâaccessoires de designer dâavant-garde pour la saison Printemps/ĂtĂ© 2017, mais surtout une idĂ©e dâarrangement vestimentaire.
Le concept est un lookbook de mode, vive critique contre le format carrĂ©, devenu symbole dâune hyper mĂ©diatisation de la personne par les rĂ©seaux dâInstagram, et la sociĂ©tĂ© de consommation dite âcapitalisteâ mis en exergue par les effets empruntĂ©s au glitch, qui est lâart d'esthĂ©tisation d'erreurs analogiques ou numĂ©riques, par corruption de codes ou de donnĂ©es ou manipulations d'appareils Ă©lectroniques, et est interprĂ©tĂ© comme un blĂąme du capitalisme.
Le voyage exprimĂ© par les paysages mis en dĂ©calage, est la volontĂ© de sortir des idĂ©es reçues que la âmodeâ dâavant-garde ne cesse de promouvoir, et les couleurs rappelant les visions psychĂ©dĂ©liques de certaines substances comme lâacide lysergique diĂ©thylamide ou encore la psilocybine. Une tangente entre le rĂȘve et la ârĂ©alitĂ©â quâil est intĂ©ressant dâobserver sous forme dichotomique: le voyage / la vue ; un endroit / un envers; la vie / lâavis; consomme / consume ...
Ceci Ă©tant dit, ces images nâont quâun but commercial, donc toute cette mascarade artistique tĂ©moigne de notre temps libre.
_is a series of photomontages aimed at selling products presented at ESSAPMI in Lyon, including a non-exhaustive list of clothes, shoes and accessories from avant-garde designers for the Spring/Summer 2017 season, but above all an idea of ââdress.
The concept is a fashion Lookbook, a sharp criticism of the square format, which has become a symbol of a hyper-mediatization of the person by Instagram's networks and the so-called "capitalist" consumption society highlighted by the effects borrowed from the Glitch, which is the art of aestheticizing analog or digital errors, by corruption of codes or data or manipulation of electronic devices and is Interpreted as a blame of capitalism.
The journey expressed by the shaded landscapes is the desire to emerge from the preconceived notions that avant-garde "fashion" continues to promote, and colors recalling the psychedelic visions of certain substances such as lysergic acid diethylamide or Still psilocybin. A tangent between the dream and the "reality" that it is interesting to observe in a dichotomous form: le voyage / la vue; un endroit / un envers; la vie / lâavis; consomme / consume âŠ
That being said, these images have only a commercial purpose, So all this artistic masquerade testifies to our free time.
Essapmi exposes the work of Ziggy Chen, who confronts opposing ideas in timeless clothes.
Parka inside out construction Bomber souvenir jacket
Horisakiâs hats
Please do not hesitate to contact us for more information and availability. Send possible.
Psaume IIII - [P]rosopopée
Câest en silence Que la forĂȘt paisible respire En un soupir. Solitude, dans ses sombres dĂ©tours, Une perspective qui court Et qui dans le noir effraie, comme un rĂȘve Ă©garĂ©. A lâabris dâune myriade de regards noyĂ©s dans lâeau salĂ©e.
Une rĂ©tine comme focale, captant les lignes qui se dessinent au loin. Dans ce reflet profond de songesÂ
Silhouette si lĂ©gĂšre , que vent lâemporte dâune main. CharmĂ© par ses contrastes, contours , et ses dĂ©tails que celui-ci caresse Dâune main dâorfĂšvre. Loin des murmures et des bras de MorphĂ©e.Â
Les paupiĂšres grandes ouvertes Quand ciel laisse tomber son arc Un monochrome tapisse Iris Cette messagĂšre dĂ©voile la symphonie des larmes Coulant pour abreuver montagnes OĂč oxygĂšne est rare.
Câest Ă la cime de celles-ci Que lâon discerne le ciel sâassoir. ChorĂ©graphie de lâaube au noir Quand les galbes sâĂ©tirent , et se relĂąchent.Â
Danse macabre non ! Dans ce marasme abscons, câest le tonnerre qui chante Avant que pluie ne lâaffronte. Crachin de brume qui gomme lâhorizon risible et bise des vents Bougeant comme Ă©cume sous lâeffet du courant Sur plage de sable blanc Discret comme lâaquilon.
Câest le dĂ©tail qui parle laissant son nom , sans ses hauts hurlements. Ivresse dâun dur labeur Qui sâĂ©coule chaque nuit Muse encore endormie Quand le reflet prend forme Dans ce miroir qui luit.
Des jours en sabliers Loin est ce dĂ©sert de rĂȘves ensevelis. Soie sur lin Se tissent sans fin dans ce dĂ©luge dâaiguilles Pour ne jamais laisser entrer lâennuie. Ce froid au fond, Si frileux cherchant refuge Ă vie dans fil.
Vif !  est la coupe dâun savoir faire ancestrale Qui se dessine croquant lâesquisse Dans paysage nuptiale Quand Ă©lĂ©gance est nitescence Sensible deviennent les sens Quand lâessence mĂȘme est essentielle Dont le dĂ©sire est de sĂ©duire comme fragrance.Â
Attention ! Attention ! Tension dâun corps qui alpague lâattention de rĂ©tines averties. Des passants si pressĂ©es , dĂ©passĂ©es par ces nuances si prĂ©cises. TaillĂ©s comme pierres prĂ©cieuses, Que lumiĂšres adonisent.
Psaume IIII - [P]rosopopée
Câest en silence Que la forĂȘt paisible respire En un soupir. Solitude, dans ses sombres dĂ©tours, Une perspective qui court Et qui dans le noir effraie, comme un rĂȘve Ă©garĂ©. A lâabris dâune myriade de regards noyĂ©s dans lâeau salĂ©e.
Une rĂ©tine comme focale, captant les lignes qui se dessinent au loin. Dans ce reflet profond de songesÂ
Silhouette si lĂ©gĂšre , que vent lâemporte dâune main. CharmĂ© par ses contrastes, contours , et ses dĂ©tails que celui-ci caresse Dâune main dâorfĂšvre. Loin des murmures et des bras de MorphĂ©e.Â
Les paupiĂšres grandes ouvertes Quand ciel laisse tomber son arc Un monochrome tapisse Iris Cette messagĂšre dĂ©voile la symphonie des larmes Coulant pour abreuver montagnes OĂč oxygĂšne est rare.
Câest Ă la cime de celles-ci Que lâon discerne le ciel sâassoir. ChorĂ©graphie de lâaube au noir Quand les galbes sâĂ©tirent , et se relĂąchent.Â
Danse macabre non ! Dans ce marasme abscons, câest le tonnerre qui chante Avant que pluie ne lâaffronte. Crachin de brume qui gomme lâhorizon risible et bise des vents Bougeant comme Ă©cume sous lâeffet du courant Sur plage de sable blanc Discret comme lâaquilon.
Câest le dĂ©tail qui parle laissant son nom , sans ses hauts hurlements. Ivresse dâun dur labeur Qui sâĂ©coule chaque nuit Muse encore endormie Quand le reflet prend forme Dans ce miroir qui luit.
Des jours en sabliers Loin est ce dĂ©sert de rĂȘves ensevelis. Soie sur lin Se tissent sans fin dans ce dĂ©luge dâaiguilles Pour ne jamais laisser entrer lâennuie. Ce froid au fond, Si frileux cherchant refuge Ă vie dans fil.
Vif !  est la coupe dâun savoir faire ancestrale Qui se dessine croquant lâesquisse Dans paysage nuptiale Quand Ă©lĂ©gance est nitescence Sensible deviennent les sens Quand lâessence mĂȘme est essentielle Dont le dĂ©sire est de sĂ©duire comme fragrance.Â
Attention ! Attention ! Tension dâun corps qui alpague lâattention de rĂ©tines averties. Des passants si pressĂ©es , dĂ©passĂ©es par ces nuances si prĂ©cises. TaillĂ©s comme pierres prĂ©cieuses, Que lumiĂšres adonisent.
Acte 2 - Vers le futur
Automne//Hiver 2016
O race humaine aux destins dâor vouĂ©e, As-tu senti de quel travail formidable et battant, Soudainement, depuis cent ans, Ta force immense est secouĂ©e ?
Lâacharnement Ă mieux chercher, Ă mieux savoir, Fouille comme Ă nouveau lâample forĂȘt des ĂȘtres, Et malgrĂ© la broussaille oĂč tel pas sâenchevĂȘtre Lâhomme conquiert sa loi des droits et des devoirs.
Dans le ferment, dans lâatome, dans la poussiĂšre, La vie Ă©norme est recherchĂ©e et apparaĂźt. Tout est captĂ© dans une infinitĂ© de rets Que serre ou que distend lâimmortelle matiĂšre.
HĂ©ros, savant, artiste, apĂŽtre, aventurier, Chacun troue Ă son tour le mur noir des mystĂšres Et grĂące Ă ces labeurs groupĂ©s ou solitaires, LâĂȘtre nouveau se sent lâunivers tout entier.
Et câest vous, vous les villes, Debout De loin en loin, lĂ -bas, de lâun Ă lâautre bout Des plaines et des domaines, Qui concentrez en vous assez dâhumanitĂ©, Assez de force rouge et de neuve clartĂ©, Pour enflammer de fiĂšvre et de rage fĂ©condes Les cervelles patientes ou violentes De ceux Qui dĂ©couvrent la rĂšgle et rĂ©sument en eux Le monde.
Lâesprit de la campagne Ă©tait lâesprit de Dieu ; Il eut la peur de la recherche et des rĂ©voltes, Il chut ; et le voici qui meurt, sous les essieux Et sous les chars en feu des nouvelles rĂ©coltes.
La ruine sâinstalle et souffle aux quatre coins DâoĂč sâacharnent les vents, sur la plaine finie, Tandis que la citĂ© lui soutire de loin Ce qui lui reste encore dâardeur dans lâagonie.
Lâusine rouge Ă©clate oĂč seuls brillaient les champs ; La fumĂ©e Ă flots noirs rase les toits dâĂ©glise ; Lâesprit de lâhomme avance et le soleil couchant Nâest plus lâhostie en or divin qui fertilise.
Renaßtront-ils, les champs, un jour, exorcisés De leurs erreurs, de leurs affres, de leur folie ; Jardins pour les efforts et les labeurs lassés, Coupes de clarté vierge et de santé remplies ?
Referont-ils, avec lâancien et bon soleil, Avec le vent, la pluie et les bĂȘtes serviles, En des heures de sursaut libre et de rĂ©veil, Un monde enfin sauvĂ© de lâemprise des villes ?
Ou bien deviendront-ils les derniers paradis PurgĂ©s des dieux et affranchis de leurs prĂ©sages, OĂč sâen viendront rĂȘver, Ă lâaube et aux midis, Avant de sâendormir dans les soirs clairs, les sages ?
En attendant, la vie ample se satisfait DâĂȘtre une joie humaine, effrĂ©nĂ©e et fĂ©conde ; Les droits et les devoirs ? RĂȘves divers que fait, Devant chaque espoir neuf, la jeunesse du monde !
E. Verhaeren
âExorcistâ
Rick Owens SS16Â âCYCLOPâ
ESSAPMI
7 rue du PlĂątre 69001 LYON
Acte 2 -Â Vers le futur
Automne//Hiver 2016
O race humaine aux destins dâor vouĂ©e, As-tu senti de quel travail formidable et battant, Soudainement, depuis cent ans, Ta force immense est secouĂ©e ?
Lâacharnement Ă mieux chercher, Ă mieux savoir, Fouille comme Ă nouveau lâample forĂȘt des ĂȘtres, Et malgrĂ© la broussaille oĂč tel pas sâenchevĂȘtre Lâhomme conquiert sa loi des droits et des devoirs.
Dans le ferment, dans lâatome, dans la poussiĂšre, La vie Ă©norme est recherchĂ©e et apparaĂźt. Tout est captĂ© dans une infinitĂ© de rets Que serre ou que distend lâimmortelle matiĂšre.
HĂ©ros, savant, artiste, apĂŽtre, aventurier, Chacun troue Ă son tour le mur noir des mystĂšres Et grĂące Ă ces labeurs groupĂ©s ou solitaires, LâĂȘtre nouveau se sent lâunivers tout entier.
Et câest vous, vous les villes, Debout De loin en loin, lĂ -bas, de lâun Ă lâautre bout Des plaines et des domaines, Qui concentrez en vous assez dâhumanitĂ©, Assez de force rouge et de neuve clartĂ©, Pour enflammer de fiĂšvre et de rage fĂ©condes Les cervelles patientes ou violentes De ceux Qui dĂ©couvrent la rĂšgle et rĂ©sument en eux Le monde.
Lâesprit de la campagne Ă©tait lâesprit de Dieu ; Il eut la peur de la recherche et des rĂ©voltes, Il chut ; et le voici qui meurt, sous les essieux Et sous les chars en feu des nouvelles rĂ©coltes.
La ruine sâinstalle et souffle aux quatre coins DâoĂč sâacharnent les vents, sur la plaine finie, Tandis que la citĂ© lui soutire de loin Ce qui lui reste encore dâardeur dans lâagonie.
Lâusine rouge Ă©clate oĂč seuls brillaient les champs ; La fumĂ©e Ă flots noirs rase les toits dâĂ©glise ; Lâesprit de lâhomme avance et le soleil couchant Nâest plus lâhostie en or divin qui fertilise.
Renaßtront-ils, les champs, un jour, exorcisés De leurs erreurs, de leurs affres, de leur folie ; Jardins pour les efforts et les labeurs lassés, Coupes de clarté vierge et de santé remplies ?
Referont-ils, avec lâancien et bon soleil, Avec le vent, la pluie et les bĂȘtes serviles, En des heures de sursaut libre et de rĂ©veil, Un monde enfin sauvĂ© de lâemprise des villes ?
Ou bien deviendront-ils les derniers paradis PurgĂ©s des dieux et affranchis de leurs prĂ©sages, OĂč sâen viendront rĂȘver, Ă lâaube et aux midis, Avant de sâendormir dans les soirs clairs, les sages ?
En attendant, la vie ample se satisfait DâĂȘtre une joie humaine, effrĂ©nĂ©e et fĂ©conde ; Les droits et les devoirs ? RĂȘves divers que fait, Devant chaque espoir neuf, la jeunesse du monde !
E. Verhaeren
(M)étamorphose
Ils vivent ensemble mais se parlent rarement. Elle est dâhumeur changeante, lui aussi. Pourtant elle ne se change que quatre fois lâan. Lui câest presque tous les jours.
Elle nâa que faire du regard des autres. Lui y porte plus attention⊠CharmĂ© par sa splendeur et sa dĂ©licatesse, il sâavance timidement.
Elle sâeffeuille, dĂ©voilant son corset dâĂ©corces. Maintenant vulnĂ©rable, il en profite. Il tente de la sĂ©duire. Elle se mue, ça lâĂ©meut. Elle le fuit. Il se masque et la suit, ça lâamuse.Il y a quelque chose de changĂ© en lui ; dissimulĂ© derriĂšre ce curieux faciĂšs. Avec, il nâest plus lui-mĂȘme. Son approche est sereine.
MĂ©tamorphosĂ©, il danse pour elle. Elle est sĂ©duite. Quel heureux accomplissement que de sâĂȘtre retrouvĂ©. Ils vivent ensemble et Ă©changent Ă nouveau trĂšs souvent.
T. Clément
(M)étamorphose
Ils vivent ensemble mais se parlent rarement. Elle est dâhumeur changeante, lui aussi. Pourtant elle ne se change que quatre fois lâan. Lui câest presque tous les jours.
Elle nâa que faire du regard des autres. Lui y porte plus attention⊠CharmĂ© par sa splendeur et sa dĂ©licatesse, il sâavance timidement.
Elle sâeffeuille, dĂ©voilant son corset dâĂ©corces. Maintenant vulnĂ©rable, il en profite. Il tente de la sĂ©duire. Elle se mue, ça lâĂ©meut. Elle le fuit. Il se masque et la suit, ça lâamuse.Il y a quelque chose de changĂ© en lui ; dissimulĂ© derriĂšre ce curieux faciĂšs. Avec, il nâest plus lui-mĂȘme. Son approche est sereine.
MĂ©tamorphosĂ©, il danse pour elle. Elle est sĂ©duite. Quel heureux accomplissement que de sâĂȘtre retrouvĂ©. Ils vivent ensemble et Ă©changent Ă nouveau trĂšs souvent.
T. Clément
(M)Ă©tamorphoseÂ
Ils vivent ensemble mais se parlent rarement. Elle est dâhumeur changeante, lui aussi. Pourtant elle ne se change que quatre fois lâan. Lui câest presque tous les jours.Â
Elle nâa que faire du regard des autres. Lui y porte plus attention⊠CharmĂ© par sa splendeur et sa dĂ©licatesse, il sâavance timidement.Â
Elle sâeffeuille, dĂ©voilant son corset dâĂ©corces. Maintenant vulnĂ©rable, il en profite. Il tente de la sĂ©duire. Elle se mue, ça lâĂ©meut. Elle le fuit. Il se masque et la suit, ça lâamuse.Il y a quelque chose de changĂ© en lui ; dissimulĂ© derriĂšre ce curieux faciĂšs. Avec, il nâest plus lui-mĂȘme. Son approche est sereine.
MĂ©tamorphosĂ©, il danse pour elle. Elle est sĂ©duite. Quel heureux accomplissement que de sâĂȘtre retrouvĂ©. Ils vivent ensemble et Ă©changent Ă nouveau trĂšs souvent.
T. Clément
TRAMAGE
Les jours filent vite, trop vite. Ils filent clair dans les terres isolĂ©es ou je traĂźne mon corps engourdi. Le soleil tape et le vent souffle. EsseulĂ©, je me laisse encore surprendre par le bruissement des feuilles. Mes jambes sont lourdes, ma conscience aussi. Je me laisse guider par le babil des oiseaux. Mes paupiĂšres sont lourdes, mon cĆur aussi. Le ramage mâattire vers cette bĂątisse. Imposante masse de pierre qui semble rejetĂ©e par les entrailles de la terre. Prise au piĂšge dans les feuillages elle gĂ©mit. Alors quâelle sâouvre Ă moi, je mâen approche doucement. Je mâaccorde une pause Ă lâintĂ©rieur. Il fait bon, lâair est chargĂ© dâun troublant remugle. La structure est imposante, sa hauteur Ă la taille de lâambition de ceux qui lâont faite construire. Ses murs chargĂ©s de souvenirs se lamentent alors que la nature enseveli les vestiges dâune civilisation avide et suggestible. Les souvenirs de cet Ăąge se fracassent contre les parois du nouveau territoire ; bĂąti vite, trop vite. Oh, quâils sâannoncent obscurs les jours sur les terres de ceux qui ont oubliĂ©.
T. Clément
TRAMAGE
Les jours filent vite, trop vite. Ils filent clair dans les terres isolĂ©es ou je traĂźne mon corps engourdi. Le soleil tape et le vent souffle. EsseulĂ©, je me laisse encore surprendre par le bruissement des feuilles. Mes jambes sont lourdes, ma conscience aussi. Je me laisse guider par le babil des oiseaux. Mes paupiĂšres sont lourdes, mon cĆur aussi. Le ramage mâattire vers cette bĂątisse. Imposante masse de pierre qui semble rejetĂ©e par les entrailles de la terre. Prise au piĂšge dans les feuillages elle gĂ©mit. Alors quâelle sâouvre Ă moi, je mâen approche doucement. Je mâaccorde une pause Ă lâintĂ©rieur. Il fait bon, lâair est chargĂ© dâun troublant remugle. La structure est imposante, sa hauteur Ă la taille de lâambition de ceux qui lâont faite construire. Ses murs chargĂ©s de souvenirs se lamentent alors que la nature enseveli les vestiges dâune civilisation avide et suggestible. Les souvenirs de cet Ăąge se fracassent contre les parois du nouveau territoire ; bĂąti vite, trop vite. Oh, quâils sâannoncent obscurs les jours sur les terres de ceux qui ont oubliĂ©.
T. Clément
TRAMAGE
Les jours filent vite, trop vite. Ils filent clair dans les terres isolĂ©es ou je traĂźne mon corps engourdi. Le soleil tape et le vent souffle. EsseulĂ©, je me laisse encore surprendre par le bruissement des feuilles. Mes jambes sont lourdes, ma conscience aussi. Je me laisse guider par le babil des oiseaux. Mes paupiĂšres sont lourdes, mon cĆur aussi. Le ramage mâattire vers cette bĂątisse. Imposante masse de pierre qui semble rejetĂ©e par les entrailles de la terre. Prise au piĂšge dans les feuillages elle gĂ©mit. Alors quâelle sâouvre Ă moi, je mâen approche doucement. Je mâaccorde une pause Ă lâintĂ©rieur. Il fait bon, lâair est chargĂ© dâun troublant remugle. La structure est imposante, sa hauteur Ă la taille de lâambition de ceux qui lâont faite construire. Ses murs chargĂ©s de souvenirs se lamentent alors que la nature enseveli les vestiges dâune civilisation avide et suggestible. Les souvenirs de cet Ăąge se fracassent contre les parois du nouveau territoire ; bĂąti vite, trop vite. Oh, quâils sâannoncent obscurs les jours sur les terres de ceux qui ont oubliĂ©.
T. Clément
TRAMAGE
Les jours filent vite, trop vite. Ils filent clair dans les terres isolĂ©es ou je traĂźne mon corps engourdi. Le soleil tape et le vent souffle. EsseulĂ©, je me laisse encore surprendre par le bruissement des feuilles. Mes jambes sont lourdes, ma conscience aussi. Je me laisse guider par le babil des oiseaux. Mes paupiĂšres sont lourdes, mon cĆur aussi. Le ramage mâattire vers cette bĂątisse. Imposante masse de pierre qui semble rejetĂ©e par les entrailles de la terre. Prise au piĂšge dans les feuillages elle gĂ©mit. Alors quâelle sâouvre Ă moi, je mâen approche doucement. Je mâaccorde une pause Ă lâintĂ©rieur. Il fait bon, lâair est chargĂ© dâun troublant remugle. La structure est imposante, sa hauteur Ă la taille de lâambition de ceux qui lâont faite construire. Ses murs chargĂ©s de souvenirs se lamentent alors que la nature enseveli les vestiges dâune civilisation avide et suggestible. Les souvenirs de cet Ăąge se fracassent contre les parois du nouveau territoire ; bĂąti vite, trop vite. Oh, quâils sâannoncent obscurs les jours sur les terres de ceux qui ont oubliĂ©.
T. Clément
Acte 1 - Bienvenu
Automne//Hiver 2015
Le parquet craque, il est Ă©rodĂ©. FatiguĂ© des allĂ©es et venues provoquĂ©es par les tendances. Pourtant il sâapprĂȘte Ă accueillir une troupe singuliĂšre pour une nouvelle reprĂ©sentation. Ăa dĂ©bute avec une rĂ©vĂ©rence. Le tĂ©moignage dâun Ă©gard particulier aux piĂšces baroques. Tous dansent autour de Trame. Par rejet pour le conformisme, ils prĂ©fĂšrent lâĂ©motion, la perception. Les vĂȘtements sont les acteurs de cette piĂšce. Ils promeuvent lâirrĂ©gularitĂ© et le paradoxe, une crĂ©ation complexe aux multiples facettes qui provoque lâillusion. Lâillusion dâun monde idĂ©al. La reprĂ©sentation théùtrale dâun univers poĂ©tique. Les scĂšnes se jouent dans lâimpasse animĂ©e du 7 rue du PlĂątre. Ces comĂ©diens si particuliers vous invitent Ă essayer. A vous mouvoir avec eux. Virevolter sur scĂšne, admirer le rendu. Nâest-ce pas orgastique?
Acte 1 - Bienvenu
Automne//Hiver 2015
Le parquet craque, il est Ă©rodĂ©. FatiguĂ© des allĂ©es et venues provoquĂ©es par les tendances. Pourtant il sâapprĂȘte Ă accueillir une troupe singuliĂšre pour une nouvelle reprĂ©sentation. Ăa dĂ©bute avec une rĂ©vĂ©rence. Le tĂ©moignage dâun Ă©gard particulier aux piĂšces baroques. Tous dansent autour de Trame. Par rejet pour le conformisme, ils prĂ©fĂšrent lâĂ©motion, la perception. Les vĂȘtements sont les acteurs de cette piĂšce. Ils promeuvent lâirrĂ©gularitĂ© et le paradoxe, une crĂ©ation complexe aux multiples facettes qui provoque lâillusion. Lâillusion dâun monde idĂ©al. La reprĂ©sentation théùtrale dâun univers poĂ©tique. Les scĂšnes se jouent dans lâimpasse animĂ©e du 7 rue du PlĂątre. Ces comĂ©diens si particuliers vous invitent Ă essayer. A vous mouvoir avec eux. Virevolter sur scĂšne, admirer le rendu. Nâest-ce pas orgastique?