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@floydimow
rennes mâa tant apportĂ©Â
Hier fut la soirĂ©e de la fin dâune Ă©poque Ă RennesÂ
Le poireau.Â
Premier film de lâannĂ©e 2017 , un film bouleversant oĂč tu ne sors pas indiffĂ©rent.
La mĂ©moire, le passĂ©, le regret et lâamour sont les grandes thĂ©matiques de ce film, comme celles de la poĂ©sie. Marcel Proust a dit « On ne peut regretter que ce quâon se rappelle », câest ce que fait Susan aprĂšs avoir reçu le livre de son ex mari. Elle retombe dans ses souvenirs par ce livre sombre qui lui est dĂ©diĂ©e, en regrettant son passĂ©, elle perd son prĂ©sent et risque son avenir. Ce film est lâincarnation mĂȘme de la mĂ©lancolie accompagnĂ©e dâune BO poĂ©tique rĂ©ciproque aux films d'Hitchcock. On vacille entre lâangoisse, la colĂšre et la tristesse par ces deux rĂ©cits qui se superposent (voir trois) et tout cela est trĂšs bien maĂźtrisĂ©. On nous dit souvent quâil ne faut jamais regretter le passĂ© et pourtant Tom Ford nous montre le contraire.
âWait i forgot my phone Youâre with me. Who could you call? Even so⊠If you go back, Iâll leave. Itâs over. You mean it? I mean it If you turn back, if you look behind you, you lose it all. Everything i promised. Letâs go forward. Weâre not afraidâ
« Tout ces hommes, quels que soient les noms que portent leurs actes et leurs Ćuvres, nâont pas, au fond, de vie proprement dite ; leur vie nâest pas une existence : elle nâa pas de forme, ils ne sont pas hĂ©ros, artistes ou penseurs, de la mĂȘme façon dont dâautres sont jugĂ©s, mĂ©decins, professeurs ou cordonniers ; leur vie est un mouvement, un flux Ă©ternel et poignant, elle est misĂ©rablement, douloureusement dĂ©chirĂ©e et apparaĂźt insensĂ©e et sinistre, si lâon ne consent pas Ă trouver son sens dans les rares Ă©motions, actions, pensĂ©es et Ćuvres qui resplendissent au-dessus de ce chaos. »
DerniĂšre Ă©mission de cette semaine autour du corps des femmes. Nous dĂ©clinons le thĂšme en carte blanche cinĂ©ma Ă travers plusieurs extraits choisis par la chercheuse HĂ©lĂšne Fleckinger dans des films "pĂ©pites", militants des annĂ©es 1970 oĂč les femmes ont changĂ© d'image.
Des scÚnes,séquences: « optiques et sonores pures » comme dirait Deleuze
 La gestion de l'espace et du temps est parfaitement maĂźtrisĂ©e: On  nous met dans une situation sans repĂšre, le rĂ©alisateur fige la rĂ©alitĂ©, notamment par la rĂ©pĂ©tition. Vicky essaye de se rĂ©intĂ©grer dans le temps, malgrĂ© cet enfermement dans le monde de la nuit, la temporalitĂ© nâexiste plus, le vide fait partie de l'existence.Â
Les classiques quâil faut absolument voir (selon moi)
  Le cabinet du docteur caligari â Robert Wiene (1922)
 Le cuirassé de Potemkine- Eisenstein (1926)
 Le chanteur de jazz â Alan Crosland (1927)
 Metropolis - Fritz Lang (1927)
 La passion de Jeanne Dâarc â Dreyer (1928)
 Lâhomme Ă la camĂ©ra â Dziga Vertov (1929)
Hallelujah ! â King Vidor (1929)
To be or not to be â Lubitsch ( 1947)
 Rashomon â Kurosawa (1950)
Le petit fugitif â Morris Engel (1953)
 Vertigo â Hitchcock (1958)
 Certains lâaiment chaud- Billy Wilder (1959)
 Bonjour â Ozu (1959)
 Hiroshima mon amour â Alain Resnais (1959)
 Shadows â John Cassavetes (1959)
Les quatre cents coups â Truffaut (1959)
 A bout de souffle â Godard (1960)
 La Servante â Kim-ki-young (1960)
 Jules & Jim â François Truffaut (1962)
 Charulata â  Satyajit Ray (1964)
Les chevaux de feu â SergueĂŻ Paradjanov (1964)
 Les amours dâune blonde â Milos Forman (1965)
 Persona â Ingmar Bergman (1966)
 Blow up â Antonioni (1966)
 Conte dâĂ©tĂ© â Rohmer (1996)
 Qui a peur de Virginia Woolf â Mike Nichols (1966)
 Le laurĂ©at â Mike Nichols (1967)
 Deep end - Jerzy Skolimowski (1970)
 A swedish love story â Roy Andersson (1970)
 Stalker â Tarkovski (1979)
 Elephant man â David Lynch (1980)
Le prochain film que je veux aller voir
Dernier coup de cĆur: Une rencontre entre conte et horreur.
Un titre qui rĂ©sume bien le film. Dit comme ça, on peut penser que câest une histoire vue et revue dans le genre Ă©pouvante-horreur mais câest tout le contraire,câest un film surprenant ! Son originalitĂ© est maintenue du dĂ©but jusquâĂ la fin, Robert Eggers fait confiance Ă son spectateur et laisse la possibilitĂ© dâinterprĂ©ter sa propre fin.
âĂcoute, laisse-moi tâenseigner quelque chose sur lâamour, naturellement il y a des exceptions Ă ce que je vais te dire, mais se sont les exceptions, pas la rĂšgle. Lâamour, en dĂ©pit de ce quâon peut te raconter, ne triomphe pas de tout et de toute façon ne dure pas. Ă la fin les aspirations romantiques de notre jeunesse se rĂ©duise à « aprĂšs tout si ça marcheâ