Pas la folie la bijouterie apparemment (à Palestine-Nablus)

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Pas la folie la bijouterie apparemment (à Palestine-Nablus)
2ème jour
Le premier jour
2ème jour
Le premier jour
La trompe du mariage
5ème jour
Nous a PoOn ill à 3200 m, assez tôt mais malheureusement en plein nuages alors qu'il y a des monts à 8000
Bcp de pluie et d'humidité
La très bonne expérience de planter du riz les pieds dans la boue
Notre petit groupe
Ram, 20ans, un des 4 sherpas
Trek
Trek : 1. Pokhara le matin de notre départ, nous offrait pour la première fois la vue des neiges des Annapurnas dégagés. Nous montions sur le toit de l'hôtel pour apprécier notre but : s'en approcher, d'abord en bus, l'arrivée à 1700m dans les nuages, et le début de la marche. Le vert domine tout et lorsque la montagne n'est pas boisée c'est qu'elle se dessine en rizières. Les sherpas, Razu, Laptak, Ram, et Razon, le guide, portent nos sacs avec des sangles sur la tête. L'air est saturé à 100% d'humidité. À l'arrivée de la pause de midi, une langue de terre se jette dans les nuages et nous mangeons notre riz / dhalbat. La journée s'est dégagée et nous profitons pour la dernière fois d'un paysage clair hormis nos grandes montagnes enmitouflées. Les chemins sont des marches auxquelles il faut nous faire, ils sont verts et l'herbe, parmi les arbres, est rase grâce aux vaches sacrées. Après avoir croisé cascades et petits villages aux enfants courants, nous atteignons Landrunk, poussés par le nuage qui remonte la vallée. Village de tibétains réfugiés, on y mange abondamment puis on y boit et danse, ce qui deviendra une habitude, avant d'aller dormir tôt, la pluie battante.
2. La pluie n'a cessé, on doit descendre, parmi les terrasses des rizières, au torrent d'en bas pour remonter ensuite. Les gouttes de mousson nous imbibent tandis que le torrent charrie une eau verte et violente. Nous découvrons les sangsues, elles s'infiltrent souvent aux chevilles et tâchent les chaussettes de sang quand il est trop tard. Pause thé, séchage dans une cuisine paysanne typique, noire de suie et enfumée. On croise des mulets chargés, seul moyen de transporter jusqu'à Ghandruk, que nous atteignons. Dans ce village de trek à la centaine de lodges, nous répètons nos rituels nocturnes après un après-midi de jeu. 3. Une pluie fine subsiste et rien n'a pu sécher, ce jour, nous montons beaucoup, pour quelques heures seulement, à travers, parfois, les majestueuses forêts de rhododendrons noirs et les stèles bouddhistes, jusqu'à un point de vue sûrement très beau mais complétement bouché. Sur cette hauteur les nuages cours à travers l'air. Dans le dining hall vitré du lodge, un poêle et des soupes chaudes prendront soin des rhumes naissants. Le soir nous recommencons nos rituels de danse et de boisson devant les yeux de jeunes Sud-africains blonds.
4. L'étape est plus longue, belle aussi, toujours humide, à travers la forêt où dévalent une eau de diamant. Des panoramas s'étendent avec leurs airs cotoneux qui les brident. Je grimpe sur les marches avec le plaisir du corps qui répond et dispose d'énergie. La pluie qui s'abat nous pousse au thé et au poêle ainsi qu'à un dhalbat de matinée, avant de reprendre. Lakpa et moi partons devant, sur la crête aux bois tordus et battue par les nuages de pluie. Il est plus jeune, avec ses tennis et son coupe vent il accuse un bon rythme sur ces chemins qu'il découvre lui aussi. Les arbres fondent comme une magnifique peinture japonaise à l'encre de Chine, progressivement dilatée. La purée de pois bouche tout dans une atmosphère surnaturelle et le point de vue que nous atteignons n'est marqué que par la multitude de drapeaux de prières sur un monticul de terre rase. On redescend jusqu'à Ghorepani, village touristique à souhait où se dressent (sûrement), devant le paysage, de grands lodge cheap et sans la chaleur népalaise que nous avions connu jusqu'ici. Pradip, que je n'ai pas présenté jusqu'ici, grand mal m'en fasse, est le tonton de la famille grâce à qui nous sommes ici, qui nous accueille et organise avec bienveillance et humour notre voyage. Pour lui, à chaque arrêt ses connaissances, nous quittons le grand dining hall pour une minuscule cuisine noire d'une vielle amie. Autour du feu centrale qui sert de cuisinière, adossés aux murs de suie grasses, on y boit du raksi, cet alcool de millet, mangeons du poulet délicieux et rigolons. Le soir on parvient à faire danser le lodge remplie de touristes et de sherpas avec de la musique népalaise sur les grandes enceintes.
5. Levé 5h, à 700m de dénivelé, là haut, se dresse “Poon Hill” et sa célèbre vue à 360º sur les ces grands monts alentours qui côtoient les 8000 mètres, juste là, au bout de nos bras tendus. Mais le temps ne récompense pas nos efforts, là haut le vent bat la tour d'observation, perdue dans les nuages. Avec Rame, le Sherpa de mon âge, on décide de rejoindre le lodge le plus vite possible, 8minutes 40 à voler sur les marches suintantes. À 8h, on reprend la marche après un porridge. À mesure que l'on descend le paysage des vallées s'ouvrent, les rizières réapparaîssent et on bondit sur les pierres, dépassés sans efforts par quelques népalais en bottes, ce qui me vaudra de sévères courbatures. On suit un torrent qui ne cesse de grossir, les roches énormes qui ne l'entravent même plus et les goulets qu'il créé le rendent impressionnant. Nous le passons sur un pont suspendu. On échoie finalement dans un village d'agriculteurs, quelques maisons au milieu des rizières sur un flan de montagne. Il est animé d'un mariage rythmé des tambours, trompettes arquées et sorte de bombardes. Clément et moi s'aventurons dans les petits cours d'eau des terrasses vertes, pieds dans la boue, vers les paysans colorés. Les hommes labourent et les femmes plantent, penchées, 9h durant. Elles nous hèlent, nous enjoignant à planter avec elles, la vase entre les orteils, une botte dans la main gauche et le plant frêle entre le pouce et l'index qui plongent au fond. C'est agréable, elles se moquent un peu et rigolent beaucoup. Les terrasses de la journée finies, nous remontons. On a notre rituel nocturne à respecter !
6. Nous longeons ce matin là le torrent, il a repris sa couleur translucide et les berges défoncées sont les stygmates de moussons plus violentes. Nous descendons jusqu'à la fin qui est là porte du parc national des Annapurnas, là, un taxi nous fera la route jusqu'à Pokhara ville du départ.
à Annapurna Conservation Area
L'arrivée de la pluie depuis la vallée